17/06/17 - Akiho et Arame - le tournage de la vidéo
Mise en mouvements et en images des deux kimonos
avec les aléas du plein air,
partager ses talents,
tout en passant un bon moment
7h50.
Je suis sur le petit parking devant la boulangerie juste à côté de l’endroit où habite Anaïs.
Tout est là:
les costumes, la tablette avec les vidéos de la répétition de la semaine dernière, l’appareil photo,
les chargeurs, le téléphone :
« je suis là
- j’arrive »
Je regarde le message de Gillian le temps qu’Anaïs me rejoigne :
« RDV Samedi 17 Juin à 8h30 au Collège d'Auriol (Avenue Anne Franck).
Prendre direction Saint-Zacharie, prendre la 3ème sortie au Rond-Point (éolienne). »
Ça n’a pas l’air trop compliqué.
Mon corps est encore ensommeillé.
Cela fait pourtant presque deux heures que je suis debout.
À cette heure-là, je suis plus souvent devant un thé (et peut-être un écran)
qu’à devoir me concentrer pour une journée de tournage où mon corps risque d’être mis à rude épreuve.
Anaïs arrive.
Son regard rieur caché derrière des lunettes de soleil rondes.
« ne dis rien ! »
Elle éclate de rire.
On sait très bien que, vu les anormalement fortes chaleurs de cette semaine,
tourner le plus tôt possible est la seule solution mais … comme on dit familièrement :
« ça pique un peu … »
Je démarre.
Direction Aix-en-Provence.
De là, on prend l’A8 direction Nice, et l’A52 après le péage direction Toulon.
Des routes que je connais par coeur.
Sortie Pas de Trets,
traversée du village de la Destrousse,
on tourne à gauche et à quelques kilomètres nous voilà à Auriol.
Je me souviens avoir déjeuné dans un restaurant de pâtes ici.
C’était avec Élise pour la Septième Nuit quand on répétait au collège de Saint-Zacharie.
On traverse le village,
pas de rond point à l’éolienne,
un premier carrefour, un second,
nous y voilà.
Je prends à gauche et effectivement on longe le collège.
On se gare sur le parking en se lamentant de l’heure.
Et d’ailleurs, il est 8h31!
Je suis quasiment à l’heure.
(c’est peut-être pour ça que la météo est déréglée …)
Je m’étonne quand même un peu de ne pas voir Gillian.
Comme la route continue, je me dis qu’il y a peut-être un autre parking.
On part en exploration.
En fait non, c’est juste l’arrière du collège.
Nous finissons sur un petit chemin qui relie un lotissement … au rond point de l’éolienne.
Retour à la case ... où nous étions tout à l’heure,
et où, entre temps, Gillian et Jean-Louis sont arrivés.
En leur disant bonjour, je leur dis à quel point je les déteste (et Anaïs rit …).
Peu de temps après, deux autre voitures arrivent,
tout le monde est là.
Nous partons à la villa de Gillian pour un petit déjeuner de consolation.
Plus on s’enfonce dans la campagne et plus la route m’est familière.
En fait, c’est le raccourci que je prenais aux heures de pointe pour aller de chez Élise à Saint-Zacharie.
Ça nous permettait d’éviter de traverser les villages .
Si elle avait fait le projet, elle aurait été juste à côté …
Chez Gillian, on fait un peu connaissance.
Il y a deux profs, Marc et Cyril,
une étudiante, Alice
et un acteur qui s’appelle aussi Cyril.
L’ambiance est détendue, les blagues fusent déjà,
cela augure d’une belle journée.
Nous nous mettons en route pour le lieu du tournage, la villa Auriol, grande bâtisse dotée d’une belle terrasse,
qui est en fait la propriété voisine.
Pendant que les quatre cameramen se préparent, je vais me chauffer au bord de la piscine en contrebas.
Anaïs va se maquiller (c’est vrai que je ne m’étais pas du tout posé la question, heureusement qu’elle est autonome).
Je vérifie l’état de mon dos.
Normalement, vu où est située la blessure, je ne devrais pas trop la sentir.
Anaïs prend ma place pendant que je vais voir où et comment on va investir la fameuse terrasse.
Les quatre collègues s’affairent dans tous les coins, cherchant les meilleurs angles, la meilleure lumière.
Certains optent pour un plan fixe sur pied, un autre a installé une sorte de mini rail pour un travelling,
ils comparent leurs appareils.
Comme ce ne sont que des appareils photos, je leur dis que j’ai aussi apporté le mien en cas de besoin.
Une fois qu’Anaïs m’a rejoint, nous tentons sans musique de placer le duo.
Il y a cet olivier central qu’il va falloir contourner, et le poteau qui soutient la pergola qu’il va falloir éviter.
On refait le tout une ou deux fois et lorsque tout le monde est prêt,
on se lance.
La première prise ne sera pas complètement exploitable.
J’ai gardé un short trop long sous mon kimono et on voit aussi un peu du corsaire qu’Anaïs a gardé.
En plus, les hôtes ont un chien, Django, qui a voulu s’inviter dans la chorégraphie.
Jean-Louis l’a bloqué juste à temps, pour que nous ne soyons pas perturbés
mais il est quand même passé dans le champ.
(en pensant qu'il doit y avoir des plans de Jean-Louis à quatre pattes avec Django,
je me dis que l'on pourrait faire un making of savoureux).
On règle nos soucis de costumes et on reprend.
Dorénavant, pendant les tournages, Jean-Louis bloque Django.
Prise après prise, les corps se détendent, autant qu’ils se fatiguent.
Il commence à faire bien chaud quand l’heure de la pause arrive.
Les salades, les boissons, les fruits, préparés par Gillian - décidément multitâche - sont les bienvenus.
On prolonge le repas par un temps de repos.
Certains testent la piscine,
d’autres les transats,
Django essaie désespérément de trouver quelqu’un qui lui lance un des galets qu’il trouve sous l’olivier.
À la reprise, la météo nous joue un tour inattendu :
le plancher de la terrasse gorgé de soleil est tellement brûlant qu’il est impossible d’y rester trop longtemps..
On décide de tourner les spirales.
Le cadrage peut se faire sans que l’on ne voit nos pieds
et puis … c’est relativement peu fatiguant.
Idéal pour la digestion.
En plus, Jean-Louis nous l’a demandé très clairement.
On remet les kimonos délaissés le temps du déjeuner et de la sieste qui a suivi,
quelques tests pour les cadrages
et c’est reparti.
Là, petit problème technique :
l’enceinte miniature que nos hôtes nous ont prêtée n’a plus de batterie.
Il faut lancer la musique depuis l’ordinateur.
On entend beaucoup moins bien.
Mais pour les spirales, c’est jouable
mais j’espère que pour la dernière séquence, on retrouvera un volume sonore confortable.
On loupe la première prise.
Nous (enfin surtout moi) sommes allés trop vite.
Comme le matin, on tourne quelques versions
et au bout de quelques prises, les cadreurs estiment que c’est dans la boîte.
On peut donc passer à la dernière séquence, celle que je redoute :
l’habillage.
À l’ombre de la pergola, on revise la manipulation qui nous avait posé quelques soucis à la répétition.
La transpiration n’arrange pas les choses.
Plusieurs ratés.
D’abord, cette satanée deuxième manche de kimono qui nous résiste comme en répétition,
ensuite, le son :
la batterie de l’ampli n’est pas assez rechargée.
Du coup, la musique, que j’ai exportée sans monter le volume
(ce que je fais souvent quand je sais que je vais la diffuser depuis l'ordinateur),
n’est pas très audible.
J'ai du mal à entendre le démarrage de la nappe de synthé au dessus du vent
(si vous ne voyez pas de quoi je parle, l'explication est ici)
Il faudrait vraiment un calme complet
mais en ce milieu d’après-midi, il y a des amis des enfants de nos hôtes qui sont arrivés.
Ils préparent une soirée pyjama !
Il y a aussi des ouvriers qui travaillent dans la pièce principale.
Elle donne … sur la terrasse.
Même avec un maximum de concentration, ça n'est pas gagné.
Surtout pieds nus sur le sol bien trop chaud.
Nos amis trouvent un système de réfrigération ingénieux pour Anaïs.
Il est constitué de packs de glace qui sont posés à même le plancher
à l’endroit où elle va rester immobile.
On les abrite sous le couvercle d’une glacière entre les prises.
(ils ont eu d’autres idées, comme celle de découper des semelles en papier
sur lesquelles elle pourrait poser ses pieds mais cela s’est avéré moche et pas assez isolant …)
Quant à moi, je serre les dents intérieurement en tentant de rester le plus calme possible.
Comme je me déplace en permanence, c’est moins pire.
Il y a bien une ou deux prises où j’ai capitulé parce que c’était vraiment trop brulant,
mais finalement, on arrive à tourner une fois la scène à peu près correctement
et on décide que ce sera « la » prise dont ils se serviront.
Après une pause goûter (pastèques et melons de midi et autres victuailles rafraîchissantes),
Alice a sorti son jouet : un drone …
(oui oui, façon CIA, j’observe l’ennemi par le dessus et tout ça)
Ce micro avion, téléguidable depuis un smartphone, a fait l’objet de toutes les attentions de cette fin de journée.
Jean-Louis y voit l’occasion de filmer certaines danses du dessus
(j’ai bien tenté de proposer qu’un des cadreurs monte sur la pergola mais mon idée n’a pas été retenue …
en fait, elle n’a même pas été prise compte).
Il propose certains mouvements d’Anaïs (qui a fait son petit effet …), notamment les fameuses « spirales »
qu’il avait si bien dansé plus tôt.
Tout le monde est enthousiaste (sauf peut-être ma collègue, qui, je le sens, ce se serait bien arrêtée là …).
On prépare l’objet connecté.
Il décolle et part faire un tour dans la campagne environnante,
le temps qu’Alice contrôle sa trajectoire.
Anais se met en place,
se reconcentre.
Et quand le drone est immobilisé au dessus de la terrasse,
elle danse une dernière fois
(avec ses sandales aux pieds, vu de si haut, on ne verra rien …)
J'en profite pour filmer un petit bout de danse.
La journée s’arrêtera là.
On ne peut plus refaire le duo sur la terrasse brûlante
et nos hôtes, préparant leur soirée, vont devoir reprendre possession de la terrasse …
Gillian profite une dernière fois du cadre pour faire quelques photos de coussins assortis aux kimonos,
autour de l’olivier.
Nous levons le camp, après avoir à peu près remis la terrasse dans l’état où elle était neuf heures plus tôt.
Pendant que les cartes vidéos sont vidées dans le disque dur de Jean-Louis,
je me sers des pains de glace artificielle utilisés sous les pieds d’Anaïs
pour calmer la chose qui se trame dans mon dos.
Ça ressemble peut-être à une déchirure …
Il va falloir que je m’occupe de ça,
quand je serai au repos …
J’ai hâte de voir les images mais on ne sait pas bien quand on aura la vidéo.
Il y a beaucoup de prises.
Au moins vingt juste pour le duo (sans compter l’épisode du drone),
de quoi passer des heures devant un écran pour le montage.
Au moment de partir,
en nous remerciant,
Gillian et Jean-Louis nous offrent de nous servir des kimonos quand on voudra.
Fabuleux cadeau qui met immédiatement mon cerveau en route.
Si l’idée de les utiliser pour « Chroniques formosanes » est définitivement écartée,
les deux nouvelles pistes ébauchées dans la semaine me donnent envie
de développer un autre duo autour de ces costumes.
À partir du déroulé de ceinture, si on utilise des bandes de tissus plus longues,
on peut reprendre l’idée de base de Gillian et faire un déshabillage,
à partir de la manipulation à quatre bras dans les mêmes manches,
il y a aussi plein de choses à faire …
Mon cerveau en ébullition.
Je le calme aussitôt (enfin … le plus possible).
Pour l’instant, il faut ramener Anaïs chez elle et reposer ce dos semi-glacé.
Une bien belle journée de travail,
autour de talents communs partagés,
d’envie de créations dans des créations,
de bonnes volontés
et de bonne humeur.
En ces temps un peu tendus
(d’ailleurs demain, on retourne voter …),
ça fait vraiment du bien.
Une dernière petite chose :
une partie des photos de cet article sont de Gillian - multitâches - Bel
Merci pour tout, encore une fois, Gillian !
avec les aléas du plein air,
partager ses talents,
tout en passant un bon moment
Je suis sur le petit parking devant la boulangerie juste à côté de l’endroit où habite Anaïs.
Tout est là:
les costumes, la tablette avec les vidéos de la répétition de la semaine dernière, l’appareil photo,
les chargeurs, le téléphone :
« je suis là
- j’arrive »
Je regarde le message de Gillian le temps qu’Anaïs me rejoigne :
« RDV Samedi 17 Juin à 8h30 au Collège d'Auriol (Avenue Anne Franck).
Prendre direction Saint-Zacharie, prendre la 3ème sortie au Rond-Point (éolienne). »
Ça n’a pas l’air trop compliqué.
Mon corps est encore ensommeillé.
Cela fait pourtant presque deux heures que je suis debout.
À cette heure-là, je suis plus souvent devant un thé (et peut-être un écran)
qu’à devoir me concentrer pour une journée de tournage où mon corps risque d’être mis à rude épreuve.
Anaïs arrive.
Son regard rieur caché derrière des lunettes de soleil rondes.
« ne dis rien ! »
Elle éclate de rire.
On sait très bien que, vu les anormalement fortes chaleurs de cette semaine,
tourner le plus tôt possible est la seule solution mais … comme on dit familièrement :
« ça pique un peu … »
Je démarre.
Direction Aix-en-Provence.
De là, on prend l’A8 direction Nice, et l’A52 après le péage direction Toulon.
Des routes que je connais par coeur.
Sortie Pas de Trets,
traversée du village de la Destrousse,
on tourne à gauche et à quelques kilomètres nous voilà à Auriol.
Je me souviens avoir déjeuné dans un restaurant de pâtes ici.
C’était avec Élise pour la Septième Nuit quand on répétait au collège de Saint-Zacharie.
On traverse le village,
pas de rond point à l’éolienne,
un premier carrefour, un second,
nous y voilà.
Je prends à gauche et effectivement on longe le collège.
On se gare sur le parking en se lamentant de l’heure.
Et d’ailleurs, il est 8h31!
Je suis quasiment à l’heure.
(c’est peut-être pour ça que la météo est déréglée …)
Je m’étonne quand même un peu de ne pas voir Gillian.
Comme la route continue, je me dis qu’il y a peut-être un autre parking.
On part en exploration.
En fait non, c’est juste l’arrière du collège.
Nous finissons sur un petit chemin qui relie un lotissement … au rond point de l’éolienne.
Retour à la case ... où nous étions tout à l’heure,
et où, entre temps, Gillian et Jean-Louis sont arrivés.
En leur disant bonjour, je leur dis à quel point je les déteste (et Anaïs rit …).
Peu de temps après, deux autre voitures arrivent,
tout le monde est là.
Nous partons à la villa de Gillian pour un petit déjeuner de consolation.
Plus on s’enfonce dans la campagne et plus la route m’est familière.
En fait, c’est le raccourci que je prenais aux heures de pointe pour aller de chez Élise à Saint-Zacharie.
Ça nous permettait d’éviter de traverser les villages .
Si elle avait fait le projet, elle aurait été juste à côté …
Chez Gillian, on fait un peu connaissance.
Il y a deux profs, Marc et Cyril,
une étudiante, Alice
et un acteur qui s’appelle aussi Cyril.
L’ambiance est détendue, les blagues fusent déjà,
cela augure d’une belle journée.
Nous nous mettons en route pour le lieu du tournage, la villa Auriol, grande bâtisse dotée d’une belle terrasse,
qui est en fait la propriété voisine.
Pendant que les quatre cameramen se préparent, je vais me chauffer au bord de la piscine en contrebas.
Anaïs va se maquiller (c’est vrai que je ne m’étais pas du tout posé la question, heureusement qu’elle est autonome).
Je vérifie l’état de mon dos.
Normalement, vu où est située la blessure, je ne devrais pas trop la sentir.
Anaïs prend ma place pendant que je vais voir où et comment on va investir la fameuse terrasse.
Les quatre collègues s’affairent dans tous les coins, cherchant les meilleurs angles, la meilleure lumière.
Certains optent pour un plan fixe sur pied, un autre a installé une sorte de mini rail pour un travelling,
ils comparent leurs appareils.
Comme ce ne sont que des appareils photos, je leur dis que j’ai aussi apporté le mien en cas de besoin.
Une fois qu’Anaïs m’a rejoint, nous tentons sans musique de placer le duo.
Il y a cet olivier central qu’il va falloir contourner, et le poteau qui soutient la pergola qu’il va falloir éviter.
On refait le tout une ou deux fois et lorsque tout le monde est prêt,
on se lance.
La première prise ne sera pas complètement exploitable.
J’ai gardé un short trop long sous mon kimono et on voit aussi un peu du corsaire qu’Anaïs a gardé.
En plus, les hôtes ont un chien, Django, qui a voulu s’inviter dans la chorégraphie.
Jean-Louis l’a bloqué juste à temps, pour que nous ne soyons pas perturbés
mais il est quand même passé dans le champ.
(en pensant qu'il doit y avoir des plans de Jean-Louis à quatre pattes avec Django,
je me dis que l'on pourrait faire un making of savoureux).
On règle nos soucis de costumes et on reprend.
Dorénavant, pendant les tournages, Jean-Louis bloque Django.
Prise après prise, les corps se détendent, autant qu’ils se fatiguent.
Il commence à faire bien chaud quand l’heure de la pause arrive.
Les salades, les boissons, les fruits, préparés par Gillian - décidément multitâche - sont les bienvenus.
On prolonge le repas par un temps de repos.
Certains testent la piscine,
d’autres les transats,
Django essaie désespérément de trouver quelqu’un qui lui lance un des galets qu’il trouve sous l’olivier.
À la reprise, la météo nous joue un tour inattendu :
le plancher de la terrasse gorgé de soleil est tellement brûlant qu’il est impossible d’y rester trop longtemps..
On décide de tourner les spirales.
Le cadrage peut se faire sans que l’on ne voit nos pieds
et puis … c’est relativement peu fatiguant.
Idéal pour la digestion.
En plus, Jean-Louis nous l’a demandé très clairement.
quelques tests pour les cadrages
Là, petit problème technique :
l’enceinte miniature que nos hôtes nous ont prêtée n’a plus de batterie.
Il faut lancer la musique depuis l’ordinateur.
On entend beaucoup moins bien.
Mais pour les spirales, c’est jouable
mais j’espère que pour la dernière séquence, on retrouvera un volume sonore confortable.
Nous (enfin surtout moi) sommes allés trop vite.
Comme le matin, on tourne quelques versions
et au bout de quelques prises, les cadreurs estiment que c’est dans la boîte.
On peut donc passer à la dernière séquence, celle que je redoute :
l’habillage.
À l’ombre de la pergola, on revise la manipulation qui nous avait posé quelques soucis à la répétition.
La transpiration n’arrange pas les choses.
D’abord, cette satanée deuxième manche de kimono qui nous résiste comme en répétition,
ensuite, le son :
la batterie de l’ampli n’est pas assez rechargée.
Du coup, la musique, que j’ai exportée sans monter le volume
(ce que je fais souvent quand je sais que je vais la diffuser depuis l'ordinateur),
n’est pas très audible.
J'ai du mal à entendre le démarrage de la nappe de synthé au dessus du vent
(si vous ne voyez pas de quoi je parle, l'explication est ici)
Il faudrait vraiment un calme complet
mais en ce milieu d’après-midi, il y a des amis des enfants de nos hôtes qui sont arrivés.
Ils préparent une soirée pyjama !
Il y a aussi des ouvriers qui travaillent dans la pièce principale.
Elle donne … sur la terrasse.
Même avec un maximum de concentration, ça n'est pas gagné.
Surtout pieds nus sur le sol bien trop chaud.
Il est constitué de packs de glace qui sont posés à même le plancher
à l’endroit où elle va rester immobile.
On les abrite sous le couvercle d’une glacière entre les prises.
(ils ont eu d’autres idées, comme celle de découper des semelles en papier
sur lesquelles elle pourrait poser ses pieds mais cela s’est avéré moche et pas assez isolant …)
Quant à moi, je serre les dents intérieurement en tentant de rester le plus calme possible.
Comme je me déplace en permanence, c’est moins pire.
Il y a bien une ou deux prises où j’ai capitulé parce que c’était vraiment trop brulant,
mais finalement, on arrive à tourner une fois la scène à peu près correctement
et on décide que ce sera « la » prise dont ils se serviront.
Après une pause goûter (pastèques et melons de midi et autres victuailles rafraîchissantes),
Alice a sorti son jouet : un drone …
(oui oui, façon CIA, j’observe l’ennemi par le dessus et tout ça)
Ce micro avion, téléguidable depuis un smartphone, a fait l’objet de toutes les attentions de cette fin de journée.
Jean-Louis y voit l’occasion de filmer certaines danses du dessus
(j’ai bien tenté de proposer qu’un des cadreurs monte sur la pergola mais mon idée n’a pas été retenue …
en fait, elle n’a même pas été prise compte).
Il propose certains mouvements d’Anaïs (qui a fait son petit effet …), notamment les fameuses « spirales »
qu’il avait si bien dansé plus tôt.
Tout le monde est enthousiaste (sauf peut-être ma collègue, qui, je le sens, ce se serait bien arrêtée là …).
On prépare l’objet connecté.
Il décolle et part faire un tour dans la campagne environnante,
le temps qu’Alice contrôle sa trajectoire.
Anais se met en place,
se reconcentre.
Et quand le drone est immobilisé au dessus de la terrasse,
elle danse une dernière fois
(avec ses sandales aux pieds, vu de si haut, on ne verra rien …)
J'en profite pour filmer un petit bout de danse.
La journée s’arrêtera là.
On ne peut plus refaire le duo sur la terrasse brûlante
et nos hôtes, préparant leur soirée, vont devoir reprendre possession de la terrasse …
Gillian profite une dernière fois du cadre pour faire quelques photos de coussins assortis aux kimonos,
autour de l’olivier.
Nous levons le camp, après avoir à peu près remis la terrasse dans l’état où elle était neuf heures plus tôt.
Pendant que les cartes vidéos sont vidées dans le disque dur de Jean-Louis,
je me sers des pains de glace artificielle utilisés sous les pieds d’Anaïs
pour calmer la chose qui se trame dans mon dos.
Ça ressemble peut-être à une déchirure …
Il va falloir que je m’occupe de ça,
quand je serai au repos …
J’ai hâte de voir les images mais on ne sait pas bien quand on aura la vidéo.
Il y a beaucoup de prises.
Au moins vingt juste pour le duo (sans compter l’épisode du drone),
de quoi passer des heures devant un écran pour le montage.
Au moment de partir,
en nous remerciant,
Gillian et Jean-Louis nous offrent de nous servir des kimonos quand on voudra.
Fabuleux cadeau qui met immédiatement mon cerveau en route.
Si l’idée de les utiliser pour « Chroniques formosanes » est définitivement écartée,
les deux nouvelles pistes ébauchées dans la semaine me donnent envie
de développer un autre duo autour de ces costumes.
À partir du déroulé de ceinture, si on utilise des bandes de tissus plus longues,
on peut reprendre l’idée de base de Gillian et faire un déshabillage,
à partir de la manipulation à quatre bras dans les mêmes manches,
il y a aussi plein de choses à faire …
Mon cerveau en ébullition.
Je le calme aussitôt (enfin … le plus possible).
Pour l’instant, il faut ramener Anaïs chez elle et reposer ce dos semi-glacé.
Une bien belle journée de travail,
autour de talents communs partagés,
d’envie de créations dans des créations,
de bonnes volontés
et de bonne humeur.
En ces temps un peu tendus
(d’ailleurs demain, on retourne voter …),
ça fait vraiment du bien.
Une dernière petite chose :
une partie des photos de cet article sont de Gillian - multitâches - Bel
Merci pour tout, encore une fois, Gillian !















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