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Affichage des articles du février, 2018

30/01 - 05/02/18 - une semaine sans voir le Pavillon

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Hommage aux Sabines et charmant détour chez les Belges, une autre répétition avec Anaïs, et un semblant de repos. Mardi 30 janvier Semaine particulière. Le rythme de croisière, bien que parfois douloureux, d’artiste en création pris ces derniers temps s’arrête momentanément. Il n’y a plus de studios disponibles au Pavillon Noir. (le trimestre dernier j’avais vaguement envisagé de faire une tentative à KLAP pour pouvoir continuer sur la lancée, mais tout allait trop bien pour prendre le risque d’une énième porte claquée en plein visage) Je vais donc ralentir la cadence, me reposer un peu et m’occuper de mes chers élèves (d’autant qu’à travers eux, plus ou moins consciemment, je vais probablement continuer de faire mûrir la création). Ils ont besoin d’une nouvelle musique. Celle de «  la traversée  » qui leur plait beaucoup, a fait son temps. Et puis, égoïstement, je l’ai trop écoutée. Il faudrait vo...

29/01/18 - Pavillon Noir - Jour 9 - la traversée

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Une nouvelle danse d'ensemble dans la boîte, la révision de tant de journées passées ensemble, du travail, beaucoup, encore un horizon qui s'apaise Samedi 27 janvier, Comme je l’avais espéré, le week-end a été calme. J’ai vécu le cours de samedi comme une descente à vélo en roue libre avec un genou qui est finalement devenu douloureux. J’ai fait un montage vidéo du prologue pour me rendre compte de l’histoire dans sa continuité, pris un peu l’air le dimanche en ne pensant « presque » plus aux chroniques et mis en forme un article. Le retard s’accumule, je n’ai rien publié de la semaine. Au rayon bonnes nouvelles, il semblerait qu’une possibilité de montrer un extrait des chroniques se profile du côté de Sète dans une version « lecture » Ce qui m’intéresse bien parce que cela nous ouvrirait de belles perspectives dans d’autres lieux que les salles de spectacle de danse. En regardant des photos de l’...

26/01/18 - Pavillon Noir - Jour 8 (2) - finir le prologue

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Avancer avec Anais, réviser tout, finir le prologue, et retourner se coucher. (il y a de grandes chances que vous ne suiviez pas toutes mes élucubrations,  si vous n'avez pas lu l'article précédent  qui est juste ici ) Vendredi 26 janvier, Midi. Anaïs me rejoint dans le studio Bagouet. Elle m’aperçoit dans le miroir, calé entre mes blocs de mousse et mon banc, et sourit : « ça va ? - ça va ... - le genou ? - état stationnaire ... j’ai mis de la glace hier » Silence « en fait, je suis vraiment fatigué ... » Son regard s’assombrit. (je crois que je ne lui ai vu ce regard que deux fois dans ma vie) « … mais ça va ! ... je ne vais quand même pas me laisser envahir par un genou bancal et une hanche endolorie !? » Elle rit. Je finis d’écrire pendant qu’elle se change et qu’elle se chauffe. On attaque par le prologue. Tout est un peu flou. Moins pour elle que pour moi. À son grand désespoir, on...

25-26/01/18 - Pavillon Noir - Jour 8 (1) - grosse fatigue

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L'égoïsme d'une voisine, un genou suspect, vivre au ralenti, mais garder le cap malgré tout. Jeudi 25 janvier 3h30. La voisine du dessus, une étudiante particulièrement volubile semble t-il, rentre chez elle avec quelques amis. Forcément, je n’avais pas mis de boules Quiès. (jeudi est bien dans mon souvenir le jour des soirées étudiantes mais comment aurais-je pu prévoir ?) Les deux yeux grands ouverts sur le plafond au dessus de mon lit, j’attends patiemment que tout ce petit monde se calme. Sauf qu’il ne se calme pas. Et que de mon côté, je n’ai pas assez d’énergie pour descendre de ma mezzanine, m’habiller à peu près décemment, monter la vingtaine de marches qui me sépare des joyeux drilles et leur dire à quel point leur conversation est inintéressante. Je reste donc enfoncé dans mon matelas, les yeux béants dans un état de désespoir grandissant. 6h30. Je capitule. Je descends déplacer la voitur...

24/01/18 - Pavillon Noir - Jour 7 - un avant-goût du prologue

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Improviser pour se réveiller, voir les premières danses d'ensemble prendre forme, traverser les difficultés de la transmission avec des rires, avancer sûrement Mercredi 24 janvier 10h40, je me gare enfin avenue de Pérouse. 40 minutes pour trouver une place, record battu. Et le train qui arrivait de Marseille qui me narguait sur le pont ... Je remonte vers le Pavillon un peu énervé. Cela tombe plutôt bien, il faut que je me bouge, je dois libérer la salle entre midi et deux. 10h50, je suis dans le studio Bossatti. Après les vérifications vertébrales d’usage sur la musique de Cijin, je décide de me chauffer façon service minimum : je fais l’exercice au sol en insistant plus que d’ordinaire sur les groupes de muscles courbatus (du moins quand c’est possible) jusqu’à ce que je sente mon corps assez chaud pour faire quoique ce soit. 11h10, je passe à autre chose. Il me reste tant de choses sur lesquellles ...

23/01/18 - Pavillon Noir - Jour 6 - préparer seul pour les autres

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Courte répétition, peu créative mais productive, préparer le terrain pour le groupe, de nouvelles douleurs au compteur Vendredi 15 février 17h51. Je suis dans le salon Louge Krown KLM de l'aéroport d'Amsterdam Schiphol et je me remets enfin à vous dire des choses. (alors oui, je sais, certains d’entre vous, attendent plutôt les choses exotiques qui pourraient m’arriver quand je serai de l’autre côté du monde dans une vingtaine d’heures, mais pour l’instant, il vous falloir patienter en lisant la suite de la construction de la pièce .. en France … patience !) Nous nous étions quittés le lundi 22 janvier. Il s’en est passé des choses depuis ... Or donc, le lendemain. Le mardi 23, je me lève d’une nuit grise découpée en un nombre indéterminable d’épisodes qui a débouché sur une heure de réveil où seuls les boulangers bossaient dans le quartier. J’ai donc attendu que les vendeuses les rejoignent pour l...