26/02/18 - Taiwan printemps 2018 - Jour 11 - la traversée

Des corps fatigués,
les mêmes soucis de transmission et d'apprentissage,
je râle, on rit,
au bout du compte, une autre chorégraphie est dans la boîte











Lundi 26 février
6h,
enfin pas très loin.

Je me réveille aux alentours de votre minuit.
Il semble qu’une vitesse de croisière se soit installée dans mon corps.

Incrusté dans le lit, j’écoute mollement la radio.
Le « par Jupiter » belge et « a very good trip » de monsieur Assayas.
Les quatre petites heures ne semblent pas avoir été suffisantes.
(oui, hier, la soirée s’est un peu éternisée … les deux garçons avaient beaucoup de choses à dire,
j’y reviendrai plus tard)
Pas sûr que j’écrive ce matin
mais il faut quand même que je sois productif même depuis les replis de mon oreiller.
La musique.
Grâce au splendide petit appareil que m’a offert Sylvain, j’écoute à nouveau la musique de Cheng Wei.
Le mixage me convient mieux mais le volume est un peu bas.
Dieu que c’est compliqué tout ça …

La curiosité de voir à tête « reposée » le résultat de la journée d’hier me permet de m’extraire de ce piège à siestes.
Ordinateur, appareil photo, disque dur,
je transfère les vidéos de la répétition.

Et je suis agréablement surpris.
Les deux compères s’en sortent bien,
surtout Wan Chu qui l’a appris ce jour-là.
Je remarque deux erreurs qui ne viennent pas d'elle, mais de moi.
Je lui ai mal expliqué le passage au sol.
À cause de mes genoux inconfortables ? Peut-être.
En tous cas, je n'aime pas quand je fais mal mon boulot.
Je rectifierai le tir quand on se replongera dans cette partie.

Je me lance dans un montage et je convertis tout de suite aux deux formats :
celui que je garde en archive et celui, plus compressé, que vous avez visionné dans l’article de la journée précédente.

Pendant que l’ordinateur travaille seul, j’écris un peu (quand même).
Ça serait dommage de perdre l’avance que j’ai prise.
(et maintenant que j’ai quasiment six mois de retard, je me dis que j’ai bien fait …)

11h45,
je suis prêt à diffuser la chose sur Facebook.
Ça devrait être fini avant que je quitte l'appartement.
Je pars sous la douche le temps qu’Internet fasse son oeuvre.
Quand je reviens, ça a très peu avancé.
Je râle et repars préparer mes affaires.
Cela aurait sûrement bien avancé d’ici là ...

Un rapide coup d’œil sur le site des transports de la ville.
Bon, j’ai raté le 12h09, le prochain est dans 25 minutes.
Patientons.
Je reste devant l’ordinateur, disant bonjour de manière distraite aux premiers européens matinaux.

12h25,
je suis toujours devant l’écran.
Et je râle encore.
En même temps, je pourrais partir.
La publication se fait automatiquement sans que quelqu'un la regarde s'installer avec impatience
mais je préfère être là et vérifier que tout est comme je veux.
J’attends encore un peu.

12h29,
je capitule,
le casque audio, le casque pour le scooter,
les clés,
je ferme la porte avec la clé noire et me rue sur l’ascenseur.

J’ai à peine le temps de regarder un peu les gens sur les bancs que le 248 arrive.
Il a une minute d’avance !
Ça ne va pas du tout !

Je monte dans le bus et valide ma carte en saluant le chauffeur.
Il m’arrête avant que le lecteur prenne en compte mon voyage :
« …. Fongshan …. Gushan …. »
C’est reparti …
Comme la veille, j’explique au collègue de l’autre que non je ne vais pas voir la mer,
que oui, je vais bien à Fongshan.
Ils sont prévenants mais s’il faut qu’à chaque fois, je leur explique, ça va peut-être me fatiguer un jour.

Pendant que nous remontons vers l’est, je regarde sur mon téléphone.
La publication s’est bien passée.
Je peux écouter de la musique.
Vers Weywuyin, un message de Cheng Wei arrive sur mon portable.
Il vient juste de se réveiller.
Retard conséquent en vue.

On rentre dans Fongshan.
Cette fois-ci je sais qu’après le Carrefour, il faut que je sois vigilant.
Le temple est en vue, je demande l’arrêt.
Tout est sous contrôle.

Je sors du bus climatisé et me prend de plein fouet la chaleur étouffante d’un soleil au zénith
caché derrière une fine couche de nuages blancs.
Je crois que je peux faire une croix sur le coucher de soleil ce soir.
Vu que mon collègue est à la bourre, j’en profite pour faire quelques photos du temple
(même si ce ciel n’est pas terrible)





Je suis seul devant la porte du studio.
Oui,
moi,
je suis le premier …
C'est peut-être pour ça que le ciel est blanc
ou alors c'est parce que j'ai déjà prévu d'aller voir le sunset.

Revoir un peu ses notes en écoutant de la musique.

Voilà le petit scooter de Wan Chu, elle a son masque anti-pollution et sa veste qu’elle mis devant derrière
pour avoir le dos dégagé et les manches protégées du soleil.
Elle prend la clé sous le compteur électrique et ouvre la grille.
On s’installe au frais dans le grand canapé du rez-de-chaussée.
Hier, c’est elle qui m’a parlé un peu de sa vie.
À mon tour de passer au questionnement.
Où est-ce que je donne des cours cette année ?
Qui sont mes élèves ?
Comment je fais quand je pars ? Qui me remplace ?
Que deviennent les amis ?
Nos projets ?
Je lui raconte un peu tout,
notamment l’idee de jouer une version allégée des Chroniques à Sète
dans le nouveau local que Sylvain est en train de se peaufiner.
Je lui explique un peu la résidence à Martigues, notre passage à Gardanne.
On a plus de dates cette année.
Elle en est aussi contente que moi.

13h30,
Cheng Wei arrive.
Il est nase.
Super nase.
Bien plus que moi …

On monte au studio.
Je lui dis qu’il n’aurait pas dû boire deux cocktails hier.
Un seul était nettement suffisant.
En fait non.
Il lui en a bien fallu deux pour me dire les choses :
hier soir, il m’a parlé un peu de Yung Hua, de leur relation,
qu’elle était parfois jalouse de sa vie, du temps qu’il passait avec ses amis.
C’est sûr que le fait qu’ils passent la moitié de la semaine à une centaine de kilomètres l’un de l’autre n’arrange pas les choses, mais bon … Elle le savait depuis le départ.
Ha Bao ayant abondé dans mon sens sur le fait que la jeune fille est un peu excessive,
tout ça a généré un micro typhon dans le cerveau de mon collègue,
d’autant que nous avons pris aussi un peu de temps pour parler de son travail qu’il m’a montré en vidéo.

Mais l’alcool n’est pas la seule raison de sa fatigue.
Il m’avoue aussi (au bout d’un moment quand même), qu’après mon départ,
ils ont continué à parler avec Ha Bao jusqu’à 5h …
J’ouvrais donc un œil ce matin quand il commençait à dormir profondément.

Grosse fatigue donc.
La journée risque d’être complexe.
Pas le choix, il faut qu’on avance …

Je leur fais un échauffement.

14h,
on s’attaque au plat de résistance :
la traversée en scooter.
« So, it’s a take … 7 »
Wan Chu me regarde avec cette pointe de désespoir qu’ont mes élèves
dès que j’annonce que la musique à venir n’est pas binaire.

Première étape,
la transmission des trois phrases de base.
C’est toujours aussi intéressant d’apprendre une même danse à des publics différents,
notamment de voir ce qu’ils en retiennent d’abord.
Ici plus que jamais : ils captent des détails que j’ai dû faire remarquer et expliquer plus d’une fois aux européens
mais loupent des choses qui me paraissaient tellement évidentes.
Je reprends, je vérifie, j'essaie d'être plus précis qu'hier ...

14h45,
tout est dans les cerveaux.
À l’aide de mon tableau, je donne à chacun sa partition jusqu’au moment où on va au sol.
J’espère pouvoir tout boucler aujourd’hui
mais si on va jusque là, ça sera déjà bien.

La façon de travailler de Wan Chu me rappelle la répétition avec Anais,
avec les mêmes confusions, les mêmes fausses directions,
les même soucis pour se souvenir de quelle variante de quelle variation il faut faire,
et à quel moment ?
Je leur dis qu’Anaïs et moi avons écrit nos partitions chacun de notre côté pour mieux les mémoriser,
pensant que ça allait générer la même réaction que chez ma collègue aux cheveux rouges :
sauter sur la première chose sur laquelle on puisse écrire, y noter sa partition et la relire jusqu’à plus soif.
Ici, rien.
Ils ne bougent pas d’un iota.
Ils réfléchissent, se parlent à eux-mêmes, reviennent me poser des questions par rapport au tableau,
aux repères musicaux, aux directions.
Mon idée de prise de notes est un bide total.
Mais bon, tant qu'ils avancent ...

Quand je les sens un peu prêts, on se lance :
« Je vous préviens, à partir de maintenant, le chorégraphe n’est plus là
- Run ! Run for your life » répond Cheng Wei en riant.

Il y a d’abord l’écueil du départ.
On ne rentre pas tout de suite sur la musique.
Il y a deux bonnes minutes de vidéo avant que nous rentrions.
Je ne vous parle pas encore de ce qu’il y aura sur l’écran.
(quoique ceux qui ont vu le spectacle le savent maintenant …)

Je rate le repère musical,
souvent,
comme en France.
Je râle contre le compositeur.
Wan Chu rit presque autant qu’Anaïs.

On trouve un (ou des) systèmes pour ne plus (trop) se louper
et on fait, on refait.
On s’énerve.
On se moque de nous-mêmes.
Cette fois-ci c'est le chorégraphe qui est la cible de mes insultes.
(il est parti avec le compositeur ? j'en profite !)
À ce propos, je me rends compte qu'en anglais,  je suis moins créatif dans ce domaine.
C'est terriblement frustrant.

Entre chaque reprise, Cheng Wei se jette par terre bras et jambes écartées.


(vous remarquerez que Wan Chu a gracieusement accepté de poser pour l’occasion
même si on lit moins la fatigue sur son visage)

Mon ami est crevé,
vraiment.
Mais avec le peu de temps de répétition que nous avons, je n’ai pas le choix,
je ne lâche rien (enfin .. pas tout de suite).
Il faut qu’on avance.

Anaïs nous manque cruellement.
Je râle encore :
« Mais pourquoi elle n’habite pas dans l’immeuble juste là ?
Où pas loin, près du métro ? »
Questions que j’ai posées tellement de fois à ladite Anaïs à propos de mes amis taïwanais.
Ils rient autant qu’elle a pu le faire dans cette situation.
Vivement que l'on soit tous ensemble !

16h,
Cheng Wei me demande une pause pour aller s’acheter à manger.
Comme je commence à connaître le bonhomme, je lui demande s’il va s’acheter un sandwich ou des bonbons.
Il éclate de rire.
Comme à un gamin de 8 ans (c'est d'ailleurs ce que je vois précisément sur son visage quand il éclate de rire),
je lui dis qu’il pourra aller acheter ce qu’il veut s’il fait un sans faute.
« Ooookéééééey »

On continue encore un peu.
Il y a encore des erreurs et c’est tellement normal …

16h15,
pause.
Monsieur part acheter des « gummies » pendant que Wan Chu grignote une barre de céréales.
Par la fenêtre des toilettes,
la seule ouverte pour éviter que l’air frais de la climatisation ne se gaspille dans les autres étages ou à l’extérieur,
on entend des voix au travers de hauts parleurs.
Ça me fait penser à ces publicités pour les cirques que l’on entendait quand j’étais petit.
Je ne sais pas si ça existe encore.
Je demande à Wan Chu ce que c’est.
 « it's for the elections ! »
En fait, c’est la campagne électorale pour les élections municipales qui a commencé.
Ça se passe comme ça ici.
Ils hurlent « votez pour moi » à travers la ville.
J’imagine la même chose à Marseille, Paris, Bordeaux ….
On parle un peu politique.
De notre nouveau président et de ce qu’il génère dans le pays,
de Donald Trump,
de l’avenir de Taiwan par rapport à la Chine.

Comme Cheng Wei tarde à revenir et que Wan Chu doit partir à 17h pour donner un cours,
je commence à lui apprendre la suite.
De toute manière, il apprend plus vite qu’elle.

La remontée du sol,
la phrase suivante dansée dans les quatre coins …
Cheng Wei arrive entre temps et prend l’apprentissage en route.
Je devrais pouvoir les laisser se débrouiller avec tous les changements de direction
mais comme on n’a plus trop de temps, je fais les trois partitions en alternance.
Les cerveaux sont au bord de l’implosion.


Je tente quand même de finir,
coûte que coûte.
Je demande à Wan Chu si elle peut partir un tout petit peu plus tard.
On a presque fini.
« No problem »
Je sens qu’elle préfèrerait rester avec nous plutôt que d’aller donner son cours.

Nous finissons assez vite.
La dernière phrase à retenir est une version déjà dansée où j’ai enlevé le travail du haut du corps.
« Juste » une question de concentration : danser la même chose en retenant ses bras.
Ensuite, c’est la sortie, qui se fait avec une des phrases originales.
Anaïs et moi avons déjà les nôtres,
Cheng Wei danse une des phrases originales, que le hasard de la construction lui a fait éviter juste là.
Wan Chu choisit.
De toute manière, vu qu’il n’y en a que trois au départ.
Cela va forcément être une phrase déjà dansée par l'un d'entre nous.
Je la décalerai dans le temps.
Elle décide de danser la même que moi …
Elle le fera deux mesures après que j'ai commencé.
Quand j’y pense,
monter trois minutes de chorégraphie avec seulement trois phrases de vingt à trente secondes,
j'ai de ces idées quand même. 

Voilà, c’est transmis.
Maintenant, il n’y a plus qu’à …

On file.
Avec toutes les erreurs que nos cerveaux peuvent encore générer.
Anaïs nous manque,
encore,
terriblement,
mais pour moi, c’est une très bonne chose.
Je n’ai plus les repères que j’avais sur elles et j’en découvre de nouveaux.


On est tous crevés.
Et dire que la pauvre Wan Chu a un cours à donner.
Bon, c’est un cours de classique pour des 8-10 ans.
Physiquement ça n’est pas le plus épuisant.
Mais obtenir ce qu’on veut, (si on fait ce travail correctement),
trouver les clés pour que chacun trouve un petit peu de bonheur.
C’est un sacré travail.

Comme vous l’avez peut-être entendu à la fin de la vidéo,
(pendant que Cheng Wei répète seul pour retrouver là où il s’est perdu)
j’explique à Wan Chu comment virer les élèves du cours les uns après les autres :
Tu sais pas faire un demi plié ? Tu sors.
Tu ne sais pas faire un rond de jambes ? Tu sors.
Un mot plus haut que l’autre ? Tu sors.
Tu n’as toujours pas compris ? Tu sors.
Ça fait mal ? Tu sors.
Tu ne sais toujours pas où sont ta droite et ta gauche ? Tu sors.
Au bout d’une demi-heure, elle devrait être en capacité de sauter sur son scooter et de rentrer chez elle.

On rit.

Avant qu’elle nous quitte, on vérifie l’emploi du temps :
Demain ça sera Cheng Wei tout seul,
mercredi, je travaillerai avant Wan Chu dans le studio du haut
pendant que Cheng Wei fera la répétition de sa pièce dans le studio où nous sommes.
(C’est bien pratique ces deux studios quand même)

17h20,
Wan Chu nous quitte à regrets.
Je peux la comprendre …

Après son départ, on revoit calmement la structure de toute la chorégraphie sur laquelle nous venons de suer.
Cheng Wei la connait mieux que moi.
« C’est quand je la fais que ça coince … »
Je ne peux pas le blâmer pour ça, moi qui arrive à aller jusqu'au bout sans hésitation depuis si peu de répétitions.
« C’est une question de travail, on va répéter, ne t’inquiète pas … »

Vu son état, on ne peut pas vraiment aller plus loin.
Tant pis pour le solo, on travaillera plus demain et on verra sa partition de Cijin ... quand on pourra.
C’est dommage que l’on si peu de temps.

« Il faut que je regarde à quelle heure passe le bus
- je te ramène au métro, ça va plus vite non?
- oui .. mais j’ai un changement, c’est pas terrible pour mon genou
- bon .. alors je te ramène
- Cheng Wei …
- je te ramène ! »

Je sens que je n’ai pas le choix.
Je n'aurai pas pris le casque pour rien.

17h45,
des cris d’enfants.
Il y a un cours juste après.
On a bien fait de finir plus tôt.
Je vais dans les toilettes me changer pendant que Cheng Wei range ses affaires.
Quand je reviens, les élèves sont déjà en stretching.
La préparation à l’écart facial dès le début du cours … certaines méthodes ancestrales ont la vie dure …

Autres cris :
« c’est la coiffeuse, elle tient le magasin à côté de l’école de danse
-  qu’est-ce qu’elle parle fort ! On dirait une chinoise ! »
On rit.

Je remplis mon sac et nous descendons au rez-de-chaussée.
La directrice de l’école est là discutant justement avec sa voisine.
On me présente, et nous partons.

Alors que nous sommes sur Zhongshan West Road non loin du Carrefour,
le scooter de Cheng Wei donne des signes de fatigue :
« Damn ! The petrol »
Panne d’essence.
Comme il est parti en catastrophe à midi, il n’a pas fait le plein en venant au studio.
Heureusement, il y a une station un peu plus loin sur l’avenue.
On y va en marchant.
(j'ai tenté de lui dire une dernière fois que je pouvais prendre le bus, il n'a même pas répondu).

Le temps de rejoindre la station, je lui raconte que j’ai été en panne d’essence avec ma 107 au début.
La réserve de ma voiture, que je n’avais que depuis un mois, est deux fois plus petite que la 106 que j’avais avant.
Je me suis retrouvé à pousser seul sous la pluie à une sortie d’autoroute.
« Et personne n’est venu t’aider ? »
Inconcevable pour un taïwanais …

Une fois le scooter à flots, nous traversons la ville à l’heure de pointe.
Idéal pour mon petit projet.
Je cale la caméra sur l'épaule de mon chauffeur.
Finalement, c'est une bonne chose qu'il me ramène.


J’ai le temps de boire une bière et de prendre une douche quand le soleil rosit le ciel derrière Gushan.
J’aurais peut-être pu aller jusqu’à la mer finalement.
Pas sûr que j'en aie eu l'énergie.

Avant que la fatigue ne prenne le dessus, je transfère les vidéos de la journée.
Petit souci, il manque les dernières.
Celles que j’ai tournées sur l’épaule de Cheng Wei.
(et du coup, je ne vous ai toujours pas raconté ce que je pense faire …
plus tard)

Je cherche à comprendre pourquoi ça ne marche pas.
Comparaison des fichiers, recherche dans la carte vidéo de l’appareil photo.
En fait, j’ai mis un mauvais réglage au moment de filmer et mon ordinateur vieillissant ne le supporte pas.
Il faut que j’aille chercher les films directement dans la carte et que je les convertisse.
Heureusement que ça n’est pas la première fois que j’ai des soucis avec ces formats d’images.

Pendant que la conversion se fait, je jette un œil à la répétition de l’après-midi.
Il y a encore du boulot (et c’est bien normal) mais ça n’est pas si loin ….
J’ai bien fait de les féliciter.
Le changement de format prend du temps.
Je vais m’allonger un peu.

J’ouvre l’œil à la nuit totalement tombée,
il est 20h.

Les films sont prêts et mon bon vieux Final Cut les reconnaît.
Je vais pouvoir les utiliser.

Soirée calme.
Télévision,
grignotages,
réflexion,
pas l’énergie d’autre chose.

0h30,
extinction des feux.
Sacrée journée.
On a bel et bien avancé finalement.







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