27/07/18 - 2 - Taiwan été 2018 - Jour 0 (2) - Être touriste à Amsterdam


Être touriste à nouveau
le temps d'un après-midi,
sous la presque canicule
de la Venise du nord 








Vendredi 27 juillet, 12h50


Je suis dans la gare souterraine d’Amsterdam Schiphol attendant un train pour Amsterdam Centraal
(non ! ça n'est pas une faute de frappe, il y a beaucoup plus de voyelles en néerlandais qu’en français voyez ?)

Nous sommes nombreux sur le quai.

Heureusement qu’il y a des trains toutes les dix minutes.

(bon, comme certains trains sont annulés, on va dire un quart d’heure ...
 et c'est quand même très bien non ?
oula ... deux digressions en trois lignes, il faut que je me calme !)

Je laisse passer un train beaucoup trop plein pour espérer trouver une place assise.
Je monterai peut-être dans le prochain. ... ou alors ça sera le suivant.
De toute manière j’ai cinq heures devant moi.

Je peux prendre le temps.

13h01,
après avoir réussi à me faufiler dans la cohue, pourtant un peu plus légère que dans le train précédent,
je m’assois près d’une fenêtre dans le sens inverse de la marche dans un wagon à destination d'Amsterdam.

En face de moi, un hollandais plus très jeune qui coche toutes les cases de la description typique d’un vieil homme du pays (du moins, dans mon esprit) : austérité protestante, politesse réglementaire, pas de discours inutile, une voix basse et posée, le tout dans une sobre élégance.

Le contraste est pour le moins intéressant quand une famille espagnole vient s’installer à côté de nous ...

13h20,
nous arrivons à la gare centrale après avoir traversé la banlieue amstellodamienne sous un soleil que l’on imagine de plomb dans notre train climatisé.

Pour faciliter l’accès au hall principal, des agents maintiennent les portillons ouverts.
Par la première porte que je vois, je fuis la foule de la salle des pas perdus pour rejoindre le parvis.
Dès mes premiers pas à l'extérieur, comme je l’avais subodoré, j'ai très chaud.


Je reconnais un peu les abords de la gare.
Le canal, les tramways, le grand garage à vélos ...
(vous ne le voyez pas sur la photo ? Patience ! Je vous le montrerai plus tard)

Je suis déjà venu une fois ou deux dans cette ville.

D'abord avec mon ami Jos (dont je vous ai parlé ici), et puis une fois tout seul aussi.

Je me dirige vers la guérite que vous voyez à gauche.
« Sightseeing » .. cela me semble tout indiqué pour un touriste comme moi.
Arrivé au kiosque, je montre à une hôtesse - très souriante -, ma preuve d’achat enregistrée dans ma tablette
(c’est ce qu’on m’avait demandé de faire sur le site où je me suis procuré le billet).

La jeune fille m’explique qu’elle aurait pu être ma sauveuse, mais que c’était un ticket pour une autre compagnie :
« Vous prenez l’avenue principale jusqu’à voir un bâtiment vert ... et vous y êtes ! »
C’est très gentil de prendre le temps de me dire où se trouvent les bureaux de la concurrence ...

Je descends l’avenue à la recherche du bâtiment vert.

Comme je sens la faim arriver, je profite pour essayer de repérer un petit endroit sympathique où je pourrais aller grignoter une fois que j’aurai récupéré mon billet.

J’ai envie de poisson et de vin blanc.

Malheureusement, dans ce quartier on est plus sur de la pizza et des sandwiches « internationaux ».

Il faudra que je farfouille ailleurs.

Les explications de la jeune fille ont été parfaites.
Le bâtiment vert est plutôt vert de gris mais bon, je le trouve facilement.


Je sors à nouveau ma tablette.

C’est bien ici.

Avec mon billet combiné j’ai le droit aux bus à impériale et aux bateaux mais on m’oriente assez vite sur les bateaux et vue la chaleur, je me laisse faire.
Il y a plusieurs lignes qui sillonnent les canaux, avec possibilité de correspondance.

Je vais peut-être changer en route si j’ai le temps.
On verra plus tard.

Départ du canal, près de la gare.

Je rebrousse chemin.



Juste devant l’embarcadère, un kiosque.

Quelques tables en terrasse, et aussi quelques unes à l’intérieur,

au frais.

Je suis au « Van Gogh ».
Trois serveuses.

Une brune, une blonde, une rousse.

Toutes trois aussi souriantes que la jeune fille à la guérite de tout à l’heure.

D’ailleurs, maintenant que j’y pense, les agents qui bloquaient les portillons avaient aussi l’air heureux d’être là.

Pourtant ...

Les français en charge de l’accueil, quel que soit l’endroit, devraient venir faire des stages ici ....

Je passe ma commande à la jeune fille rousse.
Elle me fait penser à mon amie Soussou, cette autre fille du nord
(sauf qu’elle est blonde elle).
Je prends une tartine saumon oignons rouges et une tarte aux pommes, arrosé d’une pinte de bière.

Tant pis pour le vin blanc, le houblon désaltère tout autant.



À propos de bière locale, je suis certain que vous avez fait le lien entre la marque Amstel et les noms des habitants d’Amsterdam.
Non ?
Les amstellodamiens … quand même …

Un demi litre, une part de tarte et un sandwich plus tard, je n’ai plus ni faim ni soif.
Je crois que je suis prêt à faire le touriste.

Je paie ma consommation à la serveuse blonde en la remerciant de leur accueil
et je fais quelques pas jusqu’à l’embarcadère où un jeune homme me montre la file d’attente.

Il n’y a que quatre personnes.


Ah ben voilà, sur la gauche, vous le voyez le parking à vélos sur deux niveaux !


Un premier bateau arrive, ça n’est pas la bonne direction.

Le prochain devrait être le bon.

En attendant, j’entame la conversation avec un couple francophone.

J’ai à peine compris qu’ils parlaient français tellement ils étaient discrets.

Je dois avouer que je n’ai pas l’habitude de ça.

Ils me racontent qu’ils sont en voyage de noces et qu’ils viennent ... de l’île de la Réunion !
Si ça n’est pas une connexion ça ...

Je leur raconte un peu de ma vie et notamment mes passages sur cette île,
que j’aime beaucoup aussi ...



13h30,
notre bateau mouche sauce hollandaise arrive.
Je m’installe côté fenêtre l’appareil en embuscade.

En route.


C’est bien agréable de traverser la ville, allant d’un point touristique à un autre,
croisant de temps à autre, des embarcations des habitants du coin profitant du soleil,
longeant des architectures pour le moins contemporaines auprès des maisons hollandaises typiques.
Je prends bien sûr « quelques » photos ..






Il y avait avec moi quelques asiatiques, qui, comme ils le font chez eux, s'abritent du soleil avec leurs parapluies.









Au chapitre touristes, il y avait aussi cette famille espagnole (non ! pas celle du train) dont le père était très fier de sa perche à selfies.
Dommage qu'il nous ait empêché plus d'une fois, d'apprécier la vue ...



















NEMO, le musée de la science.
(probablement pour ça qu'il a la forme d'une proue)



Oui ...
Des guerriers stellaires semblent s'être égarés dans le coin
(qu'est-ce qu'ils devaient avoir chaud !)


Comme son nom l'indique peut-être,
De Klimmur est un gymnase réservé principalement à l'escalade.






Oui oui, c'est un restaurant chinois.




Deux heures trente d’un voyage que j’aurais bien aimé faire durer.

J’étais tellement bien au milieu de l’eau.
Je me souviens m’être dit « tu es en vacances mon gars »

Et c’est vrai que des trois semaines de repos forcé que m’avait imposé mon cher docteur,
je crois que c’est à ce moment-là que je me suis senti vraiment détendu.

16h10,

je descends de l’embarcation à l’endroit où je suis monté.

Je dis au revoir au pilote et à l’hôtesse quadrilingue
et je refais une halte au Van Gogh pour me désaltérer une nouvelle fois.

C’est que même dans les canaux, il faisait bien chaud cet après-midi.


16h30,
il faut que je songe à regagner l’aéroport.
Je crois que je ne pensais pas prendre autant de plaisir dans cette balade en bateau.
J’aurais dû prendre un vol plus tôt, cela m’aurait permis de faire un autre circuit
(parce que du coup, avec cette chaleur, je n’ai pas eu le courage de descendre pour changer d’embarcation)

et de faire des pauses au Rijkmuseum pour voir quelques oeuvres de Van Gogh,
ou de passer un moment dans la maison d'Anne Franck.
Une autre fois ...


Cette balade aura eu un autre avantage : celui de me fatiguer un peu plus.
Avec les deux pintes de bières, je sens que je vais être bien détendu à l’aéroport …

Une ou deux photos pour finir
(dont le panorama que je vous avais promis)
et je retourne à la gare.



Taiwan, je suis, plus que jamais, en approche.






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