04/09/18 - Taiwan été 2018 - la création - Jour 10 - le puzzle se met en place
un nouvel élève,
un nouveau texte pour Çong Yen
et une soirée un peu floue
Décidément, je fais de plus en plus souvent des infidélités aux infos de minuit.
La fatigue s’installe, je le sens bien.
Aujourd’hui, on ne travaille que l’après-midi.
J’espère que Cheng Wei sera plus en forme pour sa répétition du matin avec les danseurs de Hong-Kong qu’il ne l’a été hier avec nous.
Je passe la matinée à préparer la vidéo du début de spectacle,
et comme il me reste un peu de temps avant les préparatifs de départ, je mets en place sur le blog un nouvel article que je relirai demain avant publication.
Mes balades au Glory Pier.
Je n’ai pas encore amené mes amis là-bas.
D’ailleurs, je ne m’y suis même pas emmené moi-même depuis que je suis revenu.
Il faudra pallier cette lacune.
12h30,
je suis dans l’ascenseur,
à l’heure.
Au carrefour de la gare routière, il y a un policier qui fait la circulation aujourd’hui.
Cela arrive plutôt le soir en général.
Cet agent de la fonction publique est particulièrement zélé, ce qui fait rire pas mal de monde autour du carrefour.
C’est qu’à cette heure-ci, il y a beaucoup plus de lycéens que de circulation.
Les jeunes gens se permettent de traverser une partie du carrefour dès qu’il n’y a pas de voiture
et ça,
avec notre agent,
ça ne passe pas.
Alors que trois adolescents traversent tranquillement le boulevard vide de tout véhicule, on entend le bruit strident d'un sifflet.
Tout le monde est un peu étonné.
Là, on voit notre ami (qui ne l’est pas vraiment d’ailleurs) quitter le milieu du carrefour et foncer sur les trois contrevenants pour leur faire la leçon.
On voit sur leur visage qu’ils ont du mal à garder leur sérieux.
Un vieux bonhomme sur son vélo arrive de sous l’alcôve et s’apprête à traverser aussi paisiblement que l’ont fait ceux qui se font sermonner.
Tout le monde le prévient, il pile sur le bord du trottoir.
Pas de bus, pas l’esprit de l’ombre d’une voiture, tout le monde rit sous cape en attendant que les feux soient de la bonne couleur.
L’agent reprend sa place.
Calme plat.
Voilà, ça passe au vert, un autre coup de sifflet est lancé, on traverse tous docilement le sourire aux lèvres.
Je me demande s’il s’est rendu compte que tout le monde se moquait de son excès de zèle.
Quand j’arrive sur le quai de la ligne orange à Formosa Boulevard, la petite musique qui annonce l’arrivée du métro retentit.
Anaïs est déjà là bien-sûr.
Pour une fois, elle n'a pas trop à attendre.
En s'installant sur les sièges bleus immaculés du wagon, je lui explique qu’en fait l'office des transports en commun de Kaohsiung a arrêté la rame quelques mètres plus bas dans le tunnel, attendant mon apparition pour lancer la musique et débloquer la circulation sur la ligne.
On rit.
Nous filons sous terre vers l’est de la ville.
Je relate à mon amie, le blocage des piétons au carrefour par l'agent de la circulation on ne peut plus zélé.
Une autre occasion de rire.
Elle me raconte leur après-midi de la veille.
Comme elle me l’a dit dans son message, ils sont allés à Cijin après m’avoir quitté après la répétition.
Ils ont pris le ferry, se sont baignés (si si !), et ont donc retrouvé le quai d’où j’ai pris la photo de l’affiche.
J’aurais bien aimé leur avoir fait découvrir.
(je sais je vous l’ai déjà dit)
Mais bon, ces deux-là sont sacrément indépendants.
Je sens qu’ils vont vite m’apprendre des choses sur ce pays ...
Quand on arrive à l’école de danse, Wan Chu et Çong Yen sont là.
Cheng Wei et Yung Hua travaillent au studio du premier avec les hong-kongais (je n’aime pas du tout dire ce mot ... hong-kongais ... ça ne sonne pas très bien je trouve)
On leur dit discrètement bonjour et on monte au second studio.
Je ne pensais pas que Çong Yen arriverait si tôt.
En même temps, il a un horaire de répétition, il ne peut pas savoir que l’on n’entrera dans le vif du sujet que dans une grosse demi-heure et qu'avant il faut qu'on se chauffe.
Je lui explique donc comment on fonctionne :
« pour les prochaines fois, tu pourras arriver un peu plus tard parce que d’abord, on fait la barre »
Le jeune homme rit.
Je n'ai pas utilisé le mot anglais qui correspond à échauffement (« warm up ») mais la traduction littérale de « barre » qui nous vient plus facilement à nous autres français ... puisque c'est le même mot dans les deux langues.
Or, le seul mot anglais que le jeune homme connait et qui se rapproche de ce qu’il vient d’entendre c’est « the bar », le bar, d'où son éclat de rire accompagné du mouvement de la main mimant quelqu'un qui boit.
« alors non, on ne va boire un coup tout de suite, la barre c’est un échauffement, tu as donc un peu de temps avant que l’on travaille ensemble.
- Ok ! »
Il a l’air d’avoir compris.
J’installe la tablette et lance la musique.
Du coin de l’œil, je vois notre nouveau collègue se lever et se mettre en place … comme nous.
Je ne dis rien.
Nous plongeons dans le premier exercice sans que je ne donne aucune explication.
Je continue à espionner.
En fait, il nous copie, discrètement.
Nous avons enchaîné tous les exercices, et lui, comme il a pu, nous a suivi.
Et plutôt bien !
La prochaine fois, je prendrai le temps de lui expliquer et je corrigerai deux ou trois choses ...
Une fois que tout le monde aura pris le temps de s’hydrater
(ce qui concrètement se traduit par « Ah .. Anaïs va à son sac .. Mais pourquoi donc ? Ah oui ! Il faut boire ! Faisons comme elle),
on va se lancer dans le premier filage de la première partie du spectacle avec Çong Yen jusqu’aux fameux « couchers de soleil » que l’on travaillera après.
Je vais le voir pour lui rappeler le déroulement des choses, chaque fois que je m’apprête à lui dire quelle est la partie suivante, il le dit à ma place.
J’éclate de rire :
« I’m useless ! »
Un peu gêné, il rit aussi.
Ce jeune homme est ma foi d’une efficacité redoutable.
Alors que nous nous apprêtons à commencer,
Cheng Wei fait une apparition.
Je sens bien qu’il préfèrerait être avec nous.
(mais ça n’est pas moi qui ai fait le planning ...)
On prend le temps de discuter un peu.
Il me propose de dîner au night market avec les danseurs de Hong Kong après la répétition.
Je suis déjà fatigué alors ce soir je crains le pire.
Mais je sens qu’il a vraiment envie que je vienne.
À la taïwanaise, je décline à moitié l’invitation :
« bon, je viens parce que je voudrais m’acheter des chaussures mais je ne reste pas dîner
- ok ... et pourquoi pas le Goodness Bistro ce soir ? »
Il m’énerve quand il fait ça.
Il a très bien compris que je n’étais pas en forme mais il insiste … en passant par mes points faibles.
C’est vrai qu’Anaïs et William n’ont pas encore découvert notre lieu de perdition,
et que, même si on est dans les temps, on ne sait pas vraiment comment vont évoluer les jours qui viennent en terme de planning et de fatigue.
Il faut quand même que nous soyons des guides complets.
Je demande à tout le monde si l’aventure les tente.
Les filles disent oui.
Çong Yen n’est pas sûr de venir.
21h30 au Goodness, la soirée est actée.
Cheng Wei est content.
Il m’énerve …
Je le renvoie à l’étage du dessous et pour que je sois sûr qu’il descende, nous l’accompagnons par la fameuse marche de Mike, que nous pouvons maintenant faire à 5 ici aussi.
Après avoir bien ri, nous attaquons enfin le filage.
Tout se met en place.
Doucement.
Et c’est bien agréable.
Çong Yen s’intègre à la perfection dans toutes les parties que nous dansons.
Il maitrise déjà aussi bien que moi le sol pendant le solo de Wan Chu
(disons que nous faisons tous les deux quelques erreurs …)
Je suis vraiment très content de son travail.
Pour ce qui est du mouvement, il me reste à lui transmettre ce que nous faisons au tout début du spectacle.
Mais j’aimerais que tout le monde soit là quand il l'apprendra.
Pour les textes, il y a encore les couchers de soleil que nous allons travailler juste après,
et puis aussi l’intermède du scooter.
Il sera forcément sera différent de la version française.
En Europe, j’expliquais au public l’importance du deux roues dans la vie des taïwanais.
Ici, je ne peux pas raconter ça aux autochtones, ils le savent mieux que moi,
alors j’ai décidé de laisser Çong Yen faire un petit texte de son cru, qu'il dira à sa façon.
J’ai envie qu’il fasse vraiment partie prenante de l’aventure.
Qu’il ne se sente pas seulement le remplaçant de Mike.
Mais je ne lui dis pas encore.
Je sais qu’il faut que son texte annonce mon apparition avec le fameux manteau de pluie mais je ne suis pas assez clair dans ma tête sur ce que je veux qu’il raconte pour lui en parler dès maintenant.
Encore une chose à réfléchir d'ici la semaine prochaine.
Revenons-en à cet après-midi.
Le filage s’étant bien passé,
je fais quelques corrections, on revoit les moments de doute et je laisse partir les filles.
Il est 17h.
Magie des maîtres du temps.
Pendant qu’Anaïs et Wan Chu se changent pour sortir, Jin Li, notre sauveuse traductrice, apparaît.
Elle vient pour travailler avec nous le texte sur les couchers de soleil ... que nous allons justement commencer.
Cette fille a le chic pour apparaître au bon moment.
Un peu comme Anaïs.
Et d’ailleurs, au moment où la jeune femme aux cheveux rouges s’apprête à me dire au revoir, apparaissent dans l’encadrement de la porte, William et Cheng Wei.
Quand je vous dis que les maîtres du temps nous surveillent ...
Les amoureux s’en vont.
On se donne rendez-vous à la gare pour aller au bar mais je la préviens que je confirmerai la chose au dernier moment en fonction de mon état.
Il est temps d’en finir avec la traduction de ce long texte central.
Jin Li a toute une série de questions, essentiellement liées (comme la fois précédente) à des phrases que j’ai voulues poétiques, comme par exemple « le combat amical des cannes des pêcheurs » .
Je tente de lui expliquer tant bien que mal ce que je veux dire, je crois qu’elle me comprend.
Je ne le saurai jamais vraiment ...
Une fois les questions de traductions résolues, on se lance dans les premières lectures.
L’occasion pour moi de me rendre compte que non, je ne pourrai pas faire l’impasse de la création d’une nouvelle version de ce qui se passe à l’écran à ce moment-là.
Outre les fluctuations de durée liées au passage d’une langue à l’autre, d’autres changements apparaissent :
en France, il y avait mes interventions, qui étaient essentiellement des explications sur la vie quotidienne à Taïwan (la météo, les tremblements de terre ...)
Comme pour après le scooter, je ne vais pas raconter aux taïwanais ce que l’on trouve sur leur site météo, ils le savent mieux que moi.
Cela entraîne donc des parties plus courtes dans le film.
Je sais à quoi je vais occuper certaines prochaines matinées.
Au chapitre « soucis de traduction, choc des cultures », je peux ajouter une nouvelle anecdote.
Siffler.
Dans la version française, quand Mike parle du surveillant de baignade qui annonce la fermeture de la plage en sifflant, plutôt que d’utiliser un sifflet, il siffle avec ses doigts.
Çong Yen découvre déjà le verbe « to whistle » en anglais.
Et ça le fait sourire.
Une fois l’obstacle du vocabulaire passé, il s’est agi de savoir s’il savait siffler.
En bon taïwanais, il n’a pas dit non … mais il est allé voir sur Internet comment on faisait pour siffler avec ses doigts.
Et bien si comme moi vous en doutiez, détrompez-vous, il existe bien des tutoriels sur le net pour apprendre à siffler de cette façon.
Je crois que l’on va quand-même prendre l’option sifflet.
Premières lectures.
Le jeune acteur trouve un rythme qui me convient, et qui paraît correct aux taïwanais.
Je l'enregistre dès qu'il parvient à raconter l'histoire plusieurs fois à la même vitesse.
Cela peut me servir pour la durée de la vidéo.
Arrive maintenant le moment … de trouver des repères.
Il y a ceux qui vont m’être utiles pour créer le nouveau film quand certaines images sont sensées apparaître à des moments bien précis du texte.
Il y a aussi ceux sur lesquels nous nous appuyons pour les mouvements.
Là, ça va être plus simple.
On va simplement inverser la situation par rapport à la version française.
Là-bas, Wan Chu et Cheng Wei nous suivaient quand nous entendions les repères
maintenant, c’est nous qui les suivrons.
Mais j’essaie quand même d’entendre les mots correspondants, histoire d’aller plus loin dans mes notions de mandarin.
Enfin, il y a des moments plus délicats où j’ai des interventions .
Par exemple, quand le texte parle de mon premier coucher de soleil ici, je raconte que je m’étais dit être béni des dieux.
Dans la version française du spectacle, Mike disait :
« je me suis dit »
et j’enchaînais sur :
« tu es béni des dieux »
Il me fallait donc retrouver donc ce nouveau texte, les mots où je donnerais la réplique à Çong Yen.
Pas si simple.
Comme Anaïs l’a fait dans le texte sur la pluie, j’essaie de trouver les sons dans le texte en mandarin.
Je vous l’avoue, j’ai un peu simplifié la chose.
Il y a des phrases que Çong Yen a dites à ma place.
Par exemple, le dialogue sur la bénédiction des dieux est devenu un monologue.
C’est peut-être mieux comme ça d'ailleurs.
Vu que dans cette version je parle anglais, cela aurait été mois compréhensible pour ceux qui ne maîtrisent pas cette langue.
Pour les autres moments, je note scrupuleusement ce que je crois entendre.
On verra bien.
18h,
nous quittons le studio.
Au night market, il y a un peu trop de monde pour mon corps fatigué.
J’ai bien fait de décliner l’invitation à dîner.
Je trouve de très jolies chaussures bleues à moins de cinq euros et je les laisse vaquer.
On se retrouve tout à l’heure.
Retour en métro jusqu’à Formosa.
Après avoir longuement hésité sur la manière de rejoindre mon chez moi temporaire,
calculé le nombre de pas, le nombre de marches à gravir, le temps que cela devrait prendre,
je décide de sortir à cette station et de rentrer à pieds plutôt que de changer de ligne et d’aller jusqu’à Kaohsiung Main Station.
La distance entre la station et l’appart’, celle du changement entre les deux lignes, le fait qu’il y ait de grandes chances que je sois debout dans la ligne rouge à cette heure-là, me semblent bien plus fatigants que de marcher sur Zongshan depuis la station de correspondance.
Je sors à la sortie 1 (celle où il y a un escalator vous vous souvenez ?) longe la place et avance péniblement sur la grande avenue.
Entre deux boutiques aux devantures connues, je découvre une nouvelle boulangerie.
Les deux serveuses, qui n’ont visiblement pas vu grande monde de la soirée, sont ravies de renseigner un touriste.
J’ai, bien-sûr, l’obligation de goûter tout un tas de choses (que j’envisageais d’acheter … ou pas) avant qu’aucune transaction financière n’ait été envisagée,
et je repars avec un assortiment de petits pains savoureux (dont un offert par la maison).
Arrivé à la maison, je les arrose d’une bière bien fraîche,
que je finis pas !
(événement d’une importance assez conséquente qui a nécessité d’être consignée dans le carnet de notes)
19h45,
je lutte contre le sommeil.
Pour être sûr de ne plus changer d’avis, j’envoie un message à Anaïs.
« Donc comme prévu rendez-vous à 21h à la sortie du métro de la gare »
20h35,
je prends une douche froide pour me réveiller,
(de toute façon l’eau froide ne l’est jamais vraiment ici …),
je m’habille et je vais rejoindre mes amis.
Les taxis attendent toujours les voyageurs qui arrivent des trains.
Nous montons dans le premier disponible,
je lui montre l’adresse du lieu en question,
il a l'air de savoir où il doit nous emmener,
en route.
21h20,
nous sommes au bar.
21h20,
nous sommes au bar.
Wan Chu ne viendra pas, elle « couve quelque chose ».
J’espère que ça n’est rien de sérieux.
Après son dos, qui semble aller mieux, j’espère qu’il ne lui arrive rien de nouveau.
On verra bien.
Comment s’est passée la soirée ?
Mon carnet me dit que ce fut « sympa »
Hélas, je n’ai rien noté de plus.
Aucun détail sur le temps qu’ont pris nos amis pour choisir un cocktail
(et les connaissant, ça n’a pas dû être évident ...),
pas de remarque sur la présence ou l’absence de Çong Yen,
rien non plus sur l’état d’ébriété de Cheng Wei, qui en général, décroche bien avant nous.
Je peux juste vous dire que j’ai exigé de payer et que telles les Cendrillons moyennes nous sommes partis du bar à minuit.
(mais personne n’a laissé de chaussure)
Quand le taxi du retour est arrivé, William avait déjà préparé l’adresse où ils devaient être déposés.
(que c’est bon d’être avec des gens qui savent se débrouiller …)
Bon, ça a été inutile parce que Cheng Wei était encore là et qu’il était hors de question que l’on dise quoique ce soit au chauffeur.
C’était à lui de le faire.
Nous nous sommes donc sagement installés dans le véhicule le temps que notre hôte règle tout ce qui devait être réglé.
Anaïs et William sont descendus les premiers (et ont payé leur voyage ... ridicule ... mais bon),
puis le chauffeur a pris la direction de la gare où j’ai pu lui dire fièrement « à gauche » en mandarin pour qu'il prenne Zhongshan road et me dépose devant l'immeuble.
J’ai quand-même été très étonné qu’il comprenne.
Maintenant, il va falloir que j’apprenne à dire « c’est ici ».
Parce que « stop » c’est international mais après mon « zuo bienn » (qui veut donc dire à gauche), c'est tombé un peu à plat.
1h,
je disparais des radars.
La journée fut belle et bien remplie.
Le puzzle des chroniques version Taïwan se remplit peu à peu.
Si je n’étais pas anormalement fatigué, je serais très heureux.
J’espère que ça n’est rien de sérieux.
Après son dos, qui semble aller mieux, j’espère qu’il ne lui arrive rien de nouveau.
On verra bien.
Comment s’est passée la soirée ?
Mon carnet me dit que ce fut « sympa »
Hélas, je n’ai rien noté de plus.
Aucun détail sur le temps qu’ont pris nos amis pour choisir un cocktail
(et les connaissant, ça n’a pas dû être évident ...),
pas de remarque sur la présence ou l’absence de Çong Yen,
rien non plus sur l’état d’ébriété de Cheng Wei, qui en général, décroche bien avant nous.
Je peux juste vous dire que j’ai exigé de payer et que telles les Cendrillons moyennes nous sommes partis du bar à minuit.
(mais personne n’a laissé de chaussure)
Quand le taxi du retour est arrivé, William avait déjà préparé l’adresse où ils devaient être déposés.
(que c’est bon d’être avec des gens qui savent se débrouiller …)
Bon, ça a été inutile parce que Cheng Wei était encore là et qu’il était hors de question que l’on dise quoique ce soit au chauffeur.
C’était à lui de le faire.
Nous nous sommes donc sagement installés dans le véhicule le temps que notre hôte règle tout ce qui devait être réglé.
Anaïs et William sont descendus les premiers (et ont payé leur voyage ... ridicule ... mais bon),
puis le chauffeur a pris la direction de la gare où j’ai pu lui dire fièrement « à gauche » en mandarin pour qu'il prenne Zhongshan road et me dépose devant l'immeuble.
J’ai quand-même été très étonné qu’il comprenne.
Maintenant, il va falloir que j’apprenne à dire « c’est ici ».
Parce que « stop » c’est international mais après mon « zuo bienn » (qui veut donc dire à gauche), c'est tombé un peu à plat.
1h,
je disparais des radars.
La journée fut belle et bien remplie.
Le puzzle des chroniques version Taïwan se remplit peu à peu.
Si je n’étais pas anormalement fatigué, je serais très heureux.

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