03/09/18 - Taiwan été 2018 - la création - Jour 9 - un temple, de la danse, et la mer
mais aussi un peu de danse,
un peu de tourisme,
des balades en solo et quelques photos
C’est ce qui est écrit dans mon carnet.
J’ai sûrement déduit ce moment bien précis du fait que le temps que j’ouvre un œil, que je retrouve la tablette, que je l'allume et que j’appuie sur le petit carré de l’application de France Inter, j’ai entendu très peu de temps après être connecté le rituel « France Inter, il est minuit ».
Ce mardi est une journée assez légère en terme de travail.
La répétition se déroule le matin, ce qui nous laisse, nous les français, une belle après-midi de détente.
Anaïs et moi sommes arrivés à 10h10.
Wan Chu était là,
mais pas Cheng Wei qui selon la taïwanaise, avait beaucoup travaillé la veille au soir.
Je la crois aisément.
J’avais laissé mister Restless partir en courant vers une répétition en centre-ville, il avait visiblement enchaîné avec un début de nuit de travail avec les danseurs de Hong Kong.
À moins qu'ils aient fait la fête ... Pourquoi pas ?
Je ne les sentais pas super partants pour une soirée chez Peter quand je les ai croisés hier soir, mais si ça se trouve ils cachent bien leur jeu ...
(mais vraiment très bien alors ...)
Bref, Cheng Wei en retard, arrivée prévue à 10h30.
J'avais donc un peu de temps.
En fait, j'en avais juste pour aller jeter un œil au temple tout proche.
Vous vous en souvenez peut-être, il était mon point de repère quand je prenais le bus pour aller au studio.
Alors j’ai laissé ces dames et je me suis transformé en touriste le temps d'un quart d'heure.
Le temple Fengyi Kaizhang Shengwang est celui de la communauté hakka,
qui je vous le rappelle (mais que je ne vous y reprenne plus), sont les premiers habitants arrivés sur l’île en provenance du continent asiatique.
Avant eux, il y avait des aborigènes.
Ce bâtiment au nom quasi imprononçable pour nous autres européens, en impose dès son entrée.
À l'endroit où je prends la photo, il y a juste au dessus de moi, une arche aussi haute que le toit du temple.
Elle sépare Zhongshan West Road de la cour, qui sert aussi de parking, au fond duquel se trouve le bâtiment.
Malheureusement, il n'y a pas assez de recul sur l'avenue pour que je puisse partager la perspective avec vous.
William arrivera peut-être à faire quelque chose s'il traîne par ici un de ces jours.
Autre mauvaise nouvelle, faute de guide, je ne pourrai pas exactement vous raconter qui sont tous ces dieux qui sont représentés (et là Cheng Wei me dirait que j’exagère car il m’a déjà expliqué ... et Wan Chu enchaînerait en disant que de toute manière il y en a beaucoup trop pour tous les retenir)
Je partage donc juste avec vous quelques photos de l’endroit.
Après cet interlude touristique imprévu, je retourne au studio où tout le monde vient d’arriver.
Quand je dis tout le monde, c’est que l’on est nombreux aujourd’hui.
Les deux compagnies prennent ma barre.
Il y a donc Wan Chu, Anaïs, Cheng Wei et les danseurs de Hong Kong que l’on m’a bien-sûr présenté mais dont j’ai immédiatement oublié les prénoms.
De cette pratique commune, je n’ai rien noté dans mon carnet.
Mais je me souviens d’une chose, que je n'ai probablement pas jugé utile de noter tellement c'est inoubliable:
les habitants de Hong-Kong parlent cantonnais.
Et ça n’est pas vraiment comme le mandarin (vous me direz, vu mon niveau en mandarin ...)
Donc ne ratant pas cette occasion unique de savoir compter dans une nouvelle langue, je leur ai demandé de compter dans leur langue.
J’ai quasiment tout oublié.
Sauf ... le 5, qui semble se dire « mmm »
comme si vous étiez en train d’apprécier un bon repas.
Comment voulez-vous que j'oublie ça ?
Les langues étrangères nous réservent toujours des bonnes surprises ...
Après cet échauffement partagé, nous rejoignons nos studios respectifs.
En ce qui nous concerne, ce sera le grand studio aujourd’hui.
Celui du premier.
Wan Chu se sentant assez bien pour faire son solo, on file toute la première partie jusqu’aux couchers de soleil.
Pour faire la jonction entre les premières danses et la fameuse « scooter part », il ne manque que le bon vieux duo au thé.
On en fait toujours l'impasse en se disant que, depuis qu’on le danse, il ne peut plus rien nous arriver.
Mais là, nous ne l’avons pas dansé depuis la dernière française.
C’est l’occasion de voir comment ça se passe.
On file donc sans interruption.
« Pas de souci majeur » ai-je noté dans mon carnet.
Je suppose qu’il y a eu quelques dérapages sans conséquences dont les protagonistes étaient pleinement conscients.
Des choses qui, en principe, disparaitront au fur et à mesure des répétitions.
C’est peut-être ça leur utilité finalement …
(ne vous inquiétez pas, je ne découvre pas, là maintenant en écrivant, que les répétitions sont utiles,
c’est juste que dans ces situations, je repense à ces classes d’adolescents que tous les professeurs ont dans leur semaine d’enseignement, qui s’étonnent toujours qu’il faille refaire les choses une fois qu’ils l’ont réussi à peu près correctement une fois ...)
Fin de première partie.
À ce moment du spectacle, il nous faut Çong Yen pour le solo d'Anaïs.
Nous savons déjà que ça n'est pas la peine d'essayer sans lui, on enchaîne son duo avec Cheng Wei et puis Cijin.
Là encore, le jeune acteur étant absent,
(il devient incontournable ... et j'aime bien ça)
on ne peut pas tester « les couchers de soleil »
On aurait pu enchaîner avec le solo de Cheng Wei mais je l’en ai dispensé parce qu’il avait vraiment une mine de papier mâché :
« ok mais mercredi tu n’auras pas le choix ! »
(oui je sais je suis un tortionnaire)
Il nous reste donc les deux danses finales à revoir : « Rentrer » et l’épilogue.
Je laisse cette toute dernière danse pour une autre fois.
Vu qu’on finit toujours par verser une larme à un moment, on s’y attaquera le plus tard possible.
Comme en France ...
Il nous reste donc, « Rentrer »
avec ces entrées décalées dans le temps, ces problèmes d’espace, ces variations de variations ...
Si je croise le chorégraphe, je lui demanderai pourquoi il s’évertue à faire des choses aussi fatigantes pour l’esprit.
Comme à chaque fois que l’on se replonge dans quelque chose, on passe par la case vidéo un certain nombre de fois, le temps que les plus lents d’entre nous en terme de mémoire soient revenus au niveau des autres (inutile de vous dire que Cheng Wei est vite allé se coucher en mode étoile, le temps que Wan Chu et moi soyons au point)
Une fois que tout le monde a été sûr de son coup, on s’est lancés et c’est finalement revenu assez vite dans les corps.
Le souci, c’est que ça n’est pas revenu de la même façon.
Cette chorégraphie apprise dans les derniers temps (et il faut bien le dire, un peu à l’arrache) a été transformée par tout le monde sans que ni le répétiteur, ni le chorégraphe ne s’en rendent compte.
(on se demande bien où ils étaient ceux-là ...)
On profite de ces spectacles supplémentaires qui sont décidément un luxe, pour reprendre tout ça en détail et nettoyer toutes les nouvelles versions qui était apparues dans les corps de chacun d’entre nous.
14h,
c’est la fin de notre session de travail et l’heure du déjeuner.
Aujourd’hui, nous allons faire découvrir à Anaïs les fameux raviolis ...
Inutile de vous préciser que, comme pour le reste, elle a dégusté sans trouver grand chose de négatif à dire ...
En ce qui me concerne, comme j’ai eu le malheur de demander du riz sauté, qui est une chose dont je pourrais me nourrir tous les jours je crois, j’ai vu arriver ce que je désirais ... mais aussi des raviolis.
Ils n’avaient pas compris ...
J’ai fait honneur à ma commande inattendue en finissant consciencieusement tous mes plats.
Du riz suivi de pâtes ...
J'ai largement explosé mon capital féculents de la journée.
Une chose est sûre, je ne dînerai pas ce soir.
15h,
nous sommes dans le métro direction Sizhiwan.
Nous nous séparerons à Formosa Boulevard.
Anaïs a envoyé un message à son amoureux de William, le temps qu’il parte de l’appartement et qu’il rejoigne la station, nous serons arrivés.
15h15,
je change de ligne de métro et je laisse les touristes découvrir la ville à leur façon.
Pour ma part, une sieste s’impose.
La fatigue revient.
Insidieusement mais sûrement.
(et j’ai l’impression d’écrire ça tous les jours)
17h,
j’envoie un message aux français pour leur dire que je vais voir le soleil se coucher à Cijin.
Je leur donnerai de nouvelles précisions quand je serai en vue de l’embarcadère s'ils veulent se joindre à moi.
Pas sûr qu’ils aient le message, mais je me dis que s’ils prennent le métro dans la demi-heure qui suit (ou s’ils ont décidé de regagner leur appart’), ils connaîtront mon programme.
Je prends le 248 de 17h20, version minibus, qui part de la gare.
Nous sommes très peu dans ce bus-là parce qu’il y en a un, arrivant de Fongshan, qui est passé juste avant.
C'est celui que mes amis ont pris avec moi pour la première fois il y a quatre jours
Quatre jours ... déjà !
Je traverse le centre-ville presque seul savourant cette agitation de ce début de soirée à laquelle je ne participais pas.
Être touriste c’est quand même très agréable parfois.
17h40,
pas de nouvelles de mes amis.
Je préviens que je suis à Gushan et que je prendrais le ferry suivant.
(ce qui tombe bien parce que celui-ci est un peu trop rempli à mon goût et qu’il est un peu tôt pour pouvoir le soleil plonger au moment où l’on traverse le chenal)
Les deux compagnies prennent ma barre.
Il y a donc Wan Chu, Anaïs, Cheng Wei et les danseurs de Hong Kong que l’on m’a bien-sûr présenté mais dont j’ai immédiatement oublié les prénoms.
De cette pratique commune, je n’ai rien noté dans mon carnet.
Mais je me souviens d’une chose, que je n'ai probablement pas jugé utile de noter tellement c'est inoubliable:
les habitants de Hong-Kong parlent cantonnais.
Et ça n’est pas vraiment comme le mandarin (vous me direz, vu mon niveau en mandarin ...)
Donc ne ratant pas cette occasion unique de savoir compter dans une nouvelle langue, je leur ai demandé de compter dans leur langue.
J’ai quasiment tout oublié.
Sauf ... le 5, qui semble se dire « mmm »
comme si vous étiez en train d’apprécier un bon repas.
Comment voulez-vous que j'oublie ça ?
Les langues étrangères nous réservent toujours des bonnes surprises ...
Après cet échauffement partagé, nous rejoignons nos studios respectifs.
En ce qui nous concerne, ce sera le grand studio aujourd’hui.
Celui du premier.
Wan Chu se sentant assez bien pour faire son solo, on file toute la première partie jusqu’aux couchers de soleil.
Pour faire la jonction entre les premières danses et la fameuse « scooter part », il ne manque que le bon vieux duo au thé.
On en fait toujours l'impasse en se disant que, depuis qu’on le danse, il ne peut plus rien nous arriver.
Mais là, nous ne l’avons pas dansé depuis la dernière française.
C’est l’occasion de voir comment ça se passe.
On file donc sans interruption.
« Pas de souci majeur » ai-je noté dans mon carnet.
Je suppose qu’il y a eu quelques dérapages sans conséquences dont les protagonistes étaient pleinement conscients.
Des choses qui, en principe, disparaitront au fur et à mesure des répétitions.
C’est peut-être ça leur utilité finalement …
(ne vous inquiétez pas, je ne découvre pas, là maintenant en écrivant, que les répétitions sont utiles,
c’est juste que dans ces situations, je repense à ces classes d’adolescents que tous les professeurs ont dans leur semaine d’enseignement, qui s’étonnent toujours qu’il faille refaire les choses une fois qu’ils l’ont réussi à peu près correctement une fois ...)
Fin de première partie.
À ce moment du spectacle, il nous faut Çong Yen pour le solo d'Anaïs.
Nous savons déjà que ça n'est pas la peine d'essayer sans lui, on enchaîne son duo avec Cheng Wei et puis Cijin.
Là encore, le jeune acteur étant absent,
(il devient incontournable ... et j'aime bien ça)
on ne peut pas tester « les couchers de soleil »
On aurait pu enchaîner avec le solo de Cheng Wei mais je l’en ai dispensé parce qu’il avait vraiment une mine de papier mâché :
« ok mais mercredi tu n’auras pas le choix ! »
(oui je sais je suis un tortionnaire)
Il nous reste donc les deux danses finales à revoir : « Rentrer » et l’épilogue.
Je laisse cette toute dernière danse pour une autre fois.
Vu qu’on finit toujours par verser une larme à un moment, on s’y attaquera le plus tard possible.
Comme en France ...
Il nous reste donc, « Rentrer »
avec ces entrées décalées dans le temps, ces problèmes d’espace, ces variations de variations ...
Si je croise le chorégraphe, je lui demanderai pourquoi il s’évertue à faire des choses aussi fatigantes pour l’esprit.
Comme à chaque fois que l’on se replonge dans quelque chose, on passe par la case vidéo un certain nombre de fois, le temps que les plus lents d’entre nous en terme de mémoire soient revenus au niveau des autres (inutile de vous dire que Cheng Wei est vite allé se coucher en mode étoile, le temps que Wan Chu et moi soyons au point)
Une fois que tout le monde a été sûr de son coup, on s’est lancés et c’est finalement revenu assez vite dans les corps.
Le souci, c’est que ça n’est pas revenu de la même façon.
Cette chorégraphie apprise dans les derniers temps (et il faut bien le dire, un peu à l’arrache) a été transformée par tout le monde sans que ni le répétiteur, ni le chorégraphe ne s’en rendent compte.
(on se demande bien où ils étaient ceux-là ...)
On profite de ces spectacles supplémentaires qui sont décidément un luxe, pour reprendre tout ça en détail et nettoyer toutes les nouvelles versions qui était apparues dans les corps de chacun d’entre nous.
14h,
c’est la fin de notre session de travail et l’heure du déjeuner.
Aujourd’hui, nous allons faire découvrir à Anaïs les fameux raviolis ...
Inutile de vous préciser que, comme pour le reste, elle a dégusté sans trouver grand chose de négatif à dire ...
En ce qui me concerne, comme j’ai eu le malheur de demander du riz sauté, qui est une chose dont je pourrais me nourrir tous les jours je crois, j’ai vu arriver ce que je désirais ... mais aussi des raviolis.
Ils n’avaient pas compris ...
J’ai fait honneur à ma commande inattendue en finissant consciencieusement tous mes plats.
Du riz suivi de pâtes ...
J'ai largement explosé mon capital féculents de la journée.
Une chose est sûre, je ne dînerai pas ce soir.
15h,
nous sommes dans le métro direction Sizhiwan.
Nous nous séparerons à Formosa Boulevard.
Anaïs a envoyé un message à son amoureux de William, le temps qu’il parte de l’appartement et qu’il rejoigne la station, nous serons arrivés.
15h15,
je change de ligne de métro et je laisse les touristes découvrir la ville à leur façon.
Pour ma part, une sieste s’impose.
La fatigue revient.
Insidieusement mais sûrement.
(et j’ai l’impression d’écrire ça tous les jours)
17h,
j’envoie un message aux français pour leur dire que je vais voir le soleil se coucher à Cijin.
Je leur donnerai de nouvelles précisions quand je serai en vue de l’embarcadère s'ils veulent se joindre à moi.
Pas sûr qu’ils aient le message, mais je me dis que s’ils prennent le métro dans la demi-heure qui suit (ou s’ils ont décidé de regagner leur appart’), ils connaîtront mon programme.
Je prends le 248 de 17h20, version minibus, qui part de la gare.
Nous sommes très peu dans ce bus-là parce qu’il y en a un, arrivant de Fongshan, qui est passé juste avant.
C'est celui que mes amis ont pris avec moi pour la première fois il y a quatre jours
Quatre jours ... déjà !
Je traverse le centre-ville presque seul savourant cette agitation de ce début de soirée à laquelle je ne participais pas.
Être touriste c’est quand même très agréable parfois.
17h40,
pas de nouvelles de mes amis.
Je préviens que je suis à Gushan et que je prendrais le ferry suivant.
(ce qui tombe bien parce que celui-ci est un peu trop rempli à mon goût et qu’il est un peu tôt pour pouvoir le soleil plonger au moment où l’on traverse le chenal)
Cette traversée est toujours aussi magique.
C’est encore trop tôt pour le coucher de soleil mais tant pis.
Même avec un ciel encore bleu je n’arrive pas à être déçu.
À Cijin, je me traîne jusqu’à la grande plage des surfeurs.
Histoire de changer de mon spot habituel.
J’y reste juste le temps de me ressourcer de la force de l’océan.
Comme souvent ici à cette heure-ci (et encore plus que du côté des pêcheurs), il n’y a pas grand monde.
Ça me va bien.
Je retourne à l’embarcadère quand les forains se préparent à ouvrir leurs kiosques pour le night market.
Cela va s’animer bientôt, il vaut mieux que je rentre.
Je m’assois un peu sur un des bancs près du chenal avant de reprendre le ferry,
puis je retourne tranquillement vers l’embarcadère
pour savourer la traversée dans l’autre sens devant une ville prête à accueillir le crépuscule.
À Gushan, j’ai beaucoup de chance, un bus arrive en même temps que moi.
Ça n’est pas le 248 mais le 50.
Je le connais bien aussi.
C’est mon ancienne ligne fétiche.
Je la prenais quand j’habitais Wu Fu 2nd road.
Cela devrait être en ... 2014.
Quatre ans déjà !
Le 50 passe par le carrefour de Central Park où l’on a dîné l’autre soir, de là je prendrai le métro.
Je suis dans un bus électrique.
Et comme le 205 que j’ai pris il y a quelques semaines, on dirait un jouet.
Il n'y a pas beaucoup de passagers, si ce n’est trois coréennes branchées façon Gangnam, visiblement perdues, qui se sont mis à pousser des petits cris quand c’était l’endroit où elles devaient descendre.
Nous n’avons pas trop compris pourquoi elles criaient, vu que le bus allait s’arrêter pour que d’autres voyageurs locaux puissent sortir.
Mais bon ...
C’est fou comme dans cette ville et cette vie calmes, ce genre d’événement prend de l’importance.
Comme prévu, je n’ai pas eu faim ce soir-là.
Et je me suis couché tôt parce que très fatigué.
Quant à Anaïs et William, ils m’ont répondu alors que j’arrivais à l’appartement.
Ils ont fait comme moi, mais plus tôt.
Ils sont allés à Cijin, ont longé le chenal, pris mon petit chemin et ont trouvé l’endroit d’où j’ai pris la photo qui a servi d’affiche.
On a dû se croiser sur l’eau.
Chacun sur son ferry, dans sa direction.
Ils auront fait ce voyage au calme sans moi.
Dommage.
Mais je sais que ça leur a plu.
Et cela suffit largement à me rendre heureux.

















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