8-10/09/18 - Taiwan été 2018 - Jour 14 - 16 - Trois jours off
faire appel à sa mémoire (et à celle des ordinateurs),
pour y retrouver un stage,
et un peu de tourisme
Pas d’heure précise pour commencer cet article.
C’est au moins la troisième fois.
Pas bien sérieux tout ça.
Cela dit, ces derniers temps, j’ai partagé avec vous quelques journées bien remplies et plutôt bien détaillées il me semble.
On va dire que tout ça s’équilibre.
Bon, la raison, vous commencez à en avoir l’habitude, je n’ai pas énormément de trace de ce qu’il a pu advenir des trois jours à venir.
Pas de photo du tout pour le week-end.
Une petite vidéo dimanche que vous verrez tout à l’heure,
et pas grand chose dans mes notes quasi quotidiennes.
Je sais que samedi matin, j’ai enfin réussi à savoir ce que disait Çong Yen, et surtout quand il disait, pendant le texte des « couchers de soleil ».
C’est à dire que comme je n’avais aucun impératif de la matinée,
j’ai pris le temps nécessaire à la compréhension de la chose, sans affolement, sans exaspération,
sans désespérance de comprendre si peu le mandarin après tant de voyages ni de n’avoir personne à mes côtés qui puisse s’occuper de tout ça à ma place.
Je me suis armé de patience et à grands coups de Google Translator, de petites notes, de gribouillis multiples et divers, j’ai retrouvé les pauses, les repères et les changements par rapport à la version française.
Cela m’a permis de me rendre compte qu’il y avait beaucoup d’approximations dans mon essai de vidéo hier et c’est finalement une bonne chose que je n’ai pas pu le montrer à Cheng Wei.
Tout ça, je l’ai noté dans mon carnet.
.Et si je l’ai noté, cela veut dire que ce matin-là, j’ai écrit.
J’ai relaté tout ce que j’ai fait ces derniers jours, jusqu’à ce matin-là.
Et après ?
Allez savoir.
Cela dit, cette absence de notes s’inscrit dans une certaine logique.
Ces trois jours-là, nous n’avons pas répété.
Alors j’ai dû aussi envoyer le scribe en vacances.
Le week-end était off pour ce qui était des chroniques.
Chacun vaquait à ses activités pendant que je donnais le second stage pour la Weidancecompany.
Wan Chu rattrapait des cours le samedi, Cheng Wei faisait de même et répétait avec les danseurs de Hong Kong,
quant à Anaïs et William, ils avaient un peu de temps pour eux avant la semaine « un peu » chargée à venir.
On pourrait imaginer que chacun soit resté de son côté, profitant des proches qui allaient être bien seuls dans les jours prochains,
c’est sans compter avec l’amour de la danse et le sens de l’accueil des taïwanais.
Ainsi, le samedi, pendant que Wan Chu travaillait, son mari a emmené les français sur l’île de Liu Qiu, comme il avait dit à Wan Chu de nous en faire la proposition mercredi dernier.
Le dimanche, j’ai vu débarquer les deux filles à mon dernier cours.
(et je dois avouer que c'était bien agréable ...)
et pas grand chose dans mes notes quasi quotidiennes.
Je sais que samedi matin, j’ai enfin réussi à savoir ce que disait Çong Yen, et surtout quand il disait, pendant le texte des « couchers de soleil ».
C’est à dire que comme je n’avais aucun impératif de la matinée,
j’ai pris le temps nécessaire à la compréhension de la chose, sans affolement, sans exaspération,
sans désespérance de comprendre si peu le mandarin après tant de voyages ni de n’avoir personne à mes côtés qui puisse s’occuper de tout ça à ma place.
Je me suis armé de patience et à grands coups de Google Translator, de petites notes, de gribouillis multiples et divers, j’ai retrouvé les pauses, les repères et les changements par rapport à la version française.
Cela m’a permis de me rendre compte qu’il y avait beaucoup d’approximations dans mon essai de vidéo hier et c’est finalement une bonne chose que je n’ai pas pu le montrer à Cheng Wei.
Tout ça, je l’ai noté dans mon carnet.
.Et si je l’ai noté, cela veut dire que ce matin-là, j’ai écrit.
J’ai relaté tout ce que j’ai fait ces derniers jours, jusqu’à ce matin-là.
Et après ?
Allez savoir.
Cela dit, cette absence de notes s’inscrit dans une certaine logique.
Ces trois jours-là, nous n’avons pas répété.
Alors j’ai dû aussi envoyer le scribe en vacances.
Le week-end était off pour ce qui était des chroniques.
Chacun vaquait à ses activités pendant que je donnais le second stage pour la Weidancecompany.
Wan Chu rattrapait des cours le samedi, Cheng Wei faisait de même et répétait avec les danseurs de Hong Kong,
quant à Anaïs et William, ils avaient un peu de temps pour eux avant la semaine « un peu » chargée à venir.
On pourrait imaginer que chacun soit resté de son côté, profitant des proches qui allaient être bien seuls dans les jours prochains,
c’est sans compter avec l’amour de la danse et le sens de l’accueil des taïwanais.
Ainsi, le samedi, pendant que Wan Chu travaillait, son mari a emmené les français sur l’île de Liu Qiu, comme il avait dit à Wan Chu de nous en faire la proposition mercredi dernier.
Le dimanche, j’ai vu débarquer les deux filles à mon dernier cours.
(et je dois avouer que c'était bien agréable ...)
Pour ce qui est du lundi, comme je vous l’ai dit dans un des précédents articles, c’est le jour d’installation des techniciens dans l’endroit où nous passerons la majeure partie de notre temps la semaine prochaine, l’espace 281.
Ils y travailleront aussi le mardi s’ils n’ont pas fini.
Cheng Wei leur avait d’abord accordé les deux jours, prévoyant que nous n’arriverions au théâtre que le mercredi.
Le mercredi ... pour être prêts le vendredi soir.
Je ne comprends pas toujours la façon dont mon jeune collègue envisage la gestion du temps.
J’ai bien-sûr mis un véto ferme et définitif quand il m’a proposé la chose.
Trois petits jours pour être à l’aise dans un nouvel endroit pour une nouvelle création ?
J’aime souvent quand son enthousiasme me déplace délicatement (ou pas) de ma zone de confort, mais là, on avait largement débordé du côté de l’inconscience.
Il a bien essayé de m’avoir par les sentiments,
en m’expliquant qu’il avait prévu une excursion sur l’île de Liu Qiu ces deux jours-là,
me rappelant les débuts de nuits dans ces hôtels tranquilles, allongés sur des transats, bercés par la mer de Chine, dont seul le clic de l’opercule d’une canette libérant le flot d’une bière bien fraîche était susceptible de venir perturber le rythme continu des vagues.
Il m’a aussi rappelé les couchers de soleil et le barbecue.
Mais j’avais été ferme et définitif.
Pas de Liu Qiu pour moi cette année.
Un seul jour pour les techniciens au théâtre : le lundi.
Pour nous, en fonction de l'avancement ce sera off ou répétitions en studios.
Pour le mardi, deux options aussi.
Soit nous prenons possession de la scène si les techniciens ont fini leur installation,
soit nous travaillerons chacun de notre côté en se partageant l’espace.
Ce qu’il y a de bien au 281, c’est que c’est tellement grand qu’une fois que ce qui fait office de salle de spectacle est aménagé, il reste à peu près la même superficie totalement vide dans laquelle nous pourrons nous rouler par terre et lever la jambe.
Je vous raconterai quelle option a été prise dans le prochain article.
Pour l'instant, revenons-en à lundi.
Nous étions dans les temps pour ce qui est de la danse et la fatigue s'était déjà bien emparée des corps et des esprits.
Un jour de repos était nécessaire et bien mérité.
Alors dans mon carnet, je n’ai donc rien écrit, mais du côté des photos, j’ai une idée de l’occupation de la journée.
Fo Guan Shan.
Nous avions finalement fait ce qui était initialement prévu au planning des touristes vendredi dernier et qui avait été annulé pour des tas de raisons que je vous avais expliquées la dernière fois.
Mais nous n'avions pas pris le bus comme il y a deux ans.
Cette fois-ci, nous y sommes allés en voiture,
Cheng Wei ayant pour l’occasion emprunté celle de papa.
Le luxe.
Alors pour ceux qui ne sont pas allés voir l’article où j’en ai déjà parlé.
(et c’est dommage parce qu’il y a des belles photos et quelques descriptions que je ne referai pas),
Fo Guan Shan, c’est au départ un monastère bouddhiste bâti sur une colline en 1967
(quelle belle année …).
« Shan », c’est le même mot que dans Gushan, qui veut donc dire montagne ou colline.
C’est l’équivalent de notre « puy » dans le sud de la France .
S’il y a des buveurs de thé parmi vous (Xavier si tu me lis ...), on retrouve ce mot dans le thé Alishan qui est un oolong réputé.
Fo Guang Shan de nos jours, ce sont plus de deux cents centres de culte répartis dans le monde entier mais celui-ci reste un lieu essentiel pour le Bouddhisme chinois.
C’est le plus grand monastère bouddhiste au monde.
Certains disent même que c’est une sorte de « Terre sainte ».
Tous les ans, on y organise des concerts, des séminaires, des retraites.
À Fo Guang Shan, on peut visiter un musée qui retrace l’histoire de Bouddha.
Il est installé au cœur d'un mausolée qui est surplombé par une immense statue de 36 mètres de haut.
On y accède soit par le gigantesque parvis central
(et je vais bientôt être à court de synonymes pour décrire les proportions plus qu’imposantes des bâtiments)
soit par une allée bordée par huit tours à l’intérieur desquelles une vertu est consacrée.
(au risque de me répéter, si vous voulez en savoir plus, c’est par ici)
Nous n’avons pas eu plus de chance qu’il y a deux ans.
Il a plu peu de temps après notre arrivée.
Mais les allées étant couvertes nous avons quand-même pu passer par les endroits importants du site comme l’arbre à vœux par exemple.
Je partage avec vous quelques petites choses captées cette après-midi là malgré la pluie.
Oui parce qu'ici, quand il pleut on prête des parapluies ...
Oui, je suis resté effaré devant ses baguettes du VIIe siècle, particulièrement bien restaurées ...
Ce jour-là, j’ai aussi filmé quelque chose.
En fait j’ai fait un enregistrement.
Alors que nous attendions qu’une averse passe pour rejoindre une tour ou peut-être un des magasins à l’entrée, il y avait dans une des salles de prière, des moines qui psalmodiaient un chant.
Il m’a d’abord intéressé par sa structure.
Le pervers que je suis n’a pas pu résister au plaisir de chercher à comprendre comment s’articulaient ces 5 mesures de 4 temps.
Et puis, la mélodie m’a semblé inspirante.
Il y a sûrement quelque chose à faire de ça.
Un jour peut-être …
Dans les magasins à l’entrée, j’ai acheté une chemise pendant qu’Anaïs et William s’étaient fait alpaguer par les vendeuses de moshi, (vous savez ces desserts japonais faits de pâte de riz gluant).
J’étais bien content que ça ne soit pas tombé sur moi cette fois.
La texture des moshis est quand-même très particulière.
Cheng Wei en avait emmené en France à Jean-Max pour le remercier de les avoir héberger dans son appartement sur le port, mais lui non plus n’avait pas vraiment apprécié la sucrerie.
Je ne vous raconte pas la surprise de mon ami taïwanais, quand il a vu nos deux touristes goûter tous les parfums et en acheter tout un assortiment,
lui qui avait décidé une bonne fois pour toutes que ce dessert n’était vraiment pas la tasse de thé des français.
Je suis bien content qu’Anaïs et William arrivent encore à le surprendre, surtout dans ce sens-là.
Mais sont-ils vraiment des français comme les autres ?
Retour en ville en voiture.
Hélas avec quelques embouteillages …
Pauvre Cheng Wei.
Il vivait à son tour, ce que j’avais vécu en les amenant dîner à Marseille dans le quartier de la Plaine, devant se concentrer sur la route pluvieuse alors que nous étions à moitié endormis.
On l’a remercié comme il se doit quand il nous a déposé devant nos chez nous respectifs.
Voilà pour ce qui est de lundi.
Une belle excursion.
Elle semble avoir été suivie d’une soirée tranquille (enfin je suppose, puisque toujours pas de notes …)
Peut-être ai-je travaillé un peu ?
En tous cas, j’ai dû me coucher relativement tôt,
car les prochains jours seront longs.
Denses et dansés.
Et à partir de maintenant jusqu’à dimanche soir, j’ai tout noté.
Enfin .. j’espère.








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