17/08/18 - Taiwan été 2018 - Jour 22 - Retour à Dahu Park
le temps d'un après-midi,
mini road trip en métro
à travers les grandes baies du métro aérien
Je suis dans le métro comme la veille à la même heure, mais dans l’autre sens.
Je n’ai rien fait de la matinée et comme le ciel paraissait incertain quand j’ai regardé par le balcon,
je m’apprêtais à passer la journée à ne pas faire grand chose (à part peut-être écrire),
quand Chief est passé pour récupérer des affaires et m’a dit :
« The sky is blue ... You should go out »
Alors j’ai regardé les sites météo, scruté le ciel pour voir dans quel sens allaient les nuages
et réalisant que toutes mes analyses d’ingénieur en météorologie en bois ne menaient à rien, je suis sorti.
Première étape, acheter de quoi manger.
Le petit déjeuner ayant été frugal (comme souvent chez Hsiao-Yin ... c’est pour ça que l’on a mangé dehors hier matin), il fallait que le repas suivant soit à la hauteur.
Il y a cette boulangerie sur Yonghe Road , à deux pas de la station de métro.
Je me souviens y avoir acheté des brioches tout chocolat (dans la pâte et avec des pépites) qui étaient délicieuses au point que j’en avais ramené en France.
Ils ont aussi des brioches salées.
Je m’y arrête en allant vers le métro, et y fais mon marché, me régalant d’avance.
Quel plaisir de voir le regard de la dame à la caisse quand je rentre !
Celui qui dit : « oh ! on a un invité ! »
Et de voir avec quel soin elle emballe chaque brioche séparément en me recommandant de les manger le jour même (ce qui ne devrait pas poser trop de problèmes ...)
Pour m'entraîner un peu, je paye en tentant de compter en mandarin.
Ça la fait sourire.
Un échange simple fait de quelques mots et de visages avenants.
Rien de tel pour commencer une plongée dans le monde agité de la capitale taïwanaise.
Un passage au Seven Eleven pour acheter la bière habituelle qui accompagnera ce repas
et je suis prêt pour ma petite excursion.
Finalement aujourd’hui, j'ai décidé de faire un autre pèlerinage.
Je retourne à Dahu Park.
Un endroit où je suis déjà allé plusieurs fois sur le conseil ... de la compagnie de métro de Taipei.
Et oui, ce qui me suivent depuis des années le savent déjà, ici, dans le métro il y a des publicités ... sur le métro.
On fait la promotion de stations à l’architecture particulière ou celle de lignes qui desservent des endroits qui valent le détour.
C'est le cas de la Braun Line, la ligne des parcs par exemple.
Cette ligne, aérienne sur la majeure partie de son tracé, a pour particularité de desservir toute une série de « Parks » quand elle traverse les quartiers est de la ville.
Cela peut être de tous petits jardins, le parc des expositions ou, celui qui m’intéresse, le Dahu Park.
La Braun Line dessert aussi l’aéroport de Zhongshan dont je vous parlais lors de mon voyage à Zhuwei, c’est un des seuls moments où elle passe sous terre.
De Dingxi, pour rejoindre la Braun Line, il faut que je change d'abord à Zhongxiao Xinshen, où je prends la ligne bleue.
Là j’ai le choix, soit je change à la station suivante où il y a une première correspondance mais on est en centre-ville, j’ai moins de chances d’avoir une place assise,
soit je vais jusqu’au Parc des Expositions qui est le terminus des deux lignes, la bleue (celle dans laquelle je suis) et la marron (que je m’apprête donc à prendre).
Là, j’aurais le choix de ma place.
Alors bien-sûr, je prends cette option.
Vous m’avez suivi ?
Non ?
Pour résumer, de Dingxi, je prends la ligne jaune direction nord et j’attends que l’on m’annonce la « connection with the blue Line »
Là, je change de ligne et je prends la direction du « Exhibition Park » jusqu’au terminus et j’enchaîne avec la fameuse Braun Line.
(si vous n’avez toujours pas compris, disons que pour aller où je veux aller, j’ai deux changements)
J’ai fait tout ce trajet sereinement, le casque calé sur les oreilles,
la bière dans le sac marron à côté de l’appareil photo (mais dans deux poches séparées quand-même ..) et le sachet déjeuner à la main.
La Braun line est une sorte de grand frère de l’Orlyval, ou du métro de Toulouse.
Les wagons des rames ont de larges fenêtres.
Je compte bien-sûr en profiter pour prendre quelques photos.
Pour ce, je monte dans ce que je crois être le dernier wagon.
Il y a une large baie vitrée à l’arrière.
Je me serai bien installé tout prêt de cette vitre mais, je ne suis pas le premier à avoir eu l’idée.
Une autre fois.
Mais je pourrais quand même prendre quelques clichés par les vitres latérales.
Quand on démarre, surprise, on part dans un sens auquel je ne m’attendais pas : en fait, je suis à l’avant.
Ce sont des métros sans chauffeur.
(là, vous vous attendez à subir une première attaque de photos ... et bien non !
Pour une raison qui m'échappe encore, je n'ai finalement pas dégainé l'appareil avant ma destination finale)
L’arrivée à Dahu Park est un peu moins féérique que je ne l’imaginais.
La première fois où j’y étais allé, tout était tranquille.
J’avais emprunté le petit chemin reliant la station au parc sans croiser âme qui vive.
Ma première rencontre avait été un oiseau.
Aujourd’hui, c’est tout à fait autre chose.
Dès la station, la musique est à fond.
Le chemin longe une scène provisoire sur laquelle des répétitions vont bon train.
Danseuses, tests sono et micro ...
Je m’attendais à de la zénitude, on frôle la fête foraine.
Rajoutez à ça, les employés municipaux qui tondent les pelouses et vous imaginez à quel point j’étais loin de toute quiétude.
J'ai bien fait d'emmener mon casque !
Heureusement, l’animation était plus proche de la sortie du métro que de l’entrée du parc.
Une fois à l’intérieur, en marchant un peu, tout ça semble déjà très loin.
Je me promène dans les allées.
L’air est lourd.
Il va pleuvoir bientôt.
Mais ça ne m’empêche pas de prendre quelques photos.
L’air est lourd.
Il va pleuvoir bientôt.
Mais ça ne m’empêche pas de prendre quelques photos.
Je l'aimais bien cet oiseau.
Comme je le sentais, un orage nous est tombé dessus.
Les quelques promeneurs se sont rassemblés sous un des abris, j’ai fait de même.
Il ne restait plus qu’une pauvre dame chargée d’aspirer les feuilles tondues par ses collègues, qui arpentait les allées trempée de la tête aux pieds.
J’avais de la peine pour elle.
Une fois la saucée passée, j’ai repris ma promenade.
M’arrêtant pour finir le déjeuner entamé un peu plus tôt,
regardant les gens,
les pêcheurs,
les amoureux,
les musiciens,
les sportifs.
Pour le coucher de soleil, c’était raté, on était encore sous les nuages.
Du côté de Zhuwei, ça avait l’air dégagé mais c’était trop tard.
Le temps que j'arrive, il ferait nuit.
Alors, comme, pour une fois, je n’avais pas de carnet, j’ai sorti mon téléphone,
et grâce à l’application « Dictaphone », j’ai lancé l’ébauche d’un texte que vous pouvez lire ici.
J’ai filmé une partie de la séquence de la musicienne dont je vous parle dans le texte
(vous avez la flemme de le lire ? Dommage ...)
mais je ne peux pas le partager avec vous à cause des droits d’auteurs.
J’ai déjà eu ce souci avec une vidéo dans un autre parc à Taipei.
Un bonhomme passait dans le champ à vélo avec une petite radio dans laquelle on entendait « tombe la neige » d’Adamo et YouTube en a bloqué la publication.
Là c’est un autre chanteur (lisez le texte je vous dis ...) mais le résultat est le même.
J’ai aussi fait une autre série de photos.
J’ai repris le métro assez tôt caressant l'espoir de pouvoir capter les lumières d'un soleil couchant quelque part ailleurs dans la ville.
Cette fois-ci, je me suis vraiment mis à l’avant et j’ai eu une place près de la fenêtre que je convoitais à l’aller,
ce qui m’a permis de prendre ces images de Taipei après la pluie,
et aussi de l’arrivée à l’aéroport de Zongshan.
L’idée de cet aéroport en pleine ville a quand même quelque chose de flippant non ?
Je m’étais déjà dit ça en voyant les avions voler si près des terrasses des immeubles, quand j’étais dans le métro en route pour à Zhuwei.
Mais là, à deux pas du tarmac, j’ai encore plus été impressionné.
Pour rentrer à Dingxi, j’ai repris la ligne bleue à l’autre correspondance (pour ceux qui ont suivi ...).
De la station aérienne, j’ai plongé comme la veille, dans le flot des taïwanais qui, au gré des correspondances, naviguaient dans le réseau métropolitain.
Certains rentraient probablement chez eux,
ceux-là passaient d'abord grignoter quelque chose dans un night market,
d'autres devaient en profiter pour faire un peu de shopping.
J’ai marché lentement alors que tout le monde courait.
J’ai regardé les lycéens plongés dans leurs bouquins ou discutant de choses que je ne comprenais toujours pas,
et je me suis dit que je préférais le sud.
Il y faisait décidément plus beau et les gens allaient moins vite.
Je me suis étonné de mon corps qui ne m'avait lancé quasiment aucun signal d’alerte après tant de marches et le cours de 2h30 de la veille.
Et au gré de mes pérégrinations, je me suis retrouvé dans la petite rue du quartier de Dingxi que je ne reverrai plus à cette heure-là de la journée avant au moins l’année suivante.
La soirée fut calme.
Nous avons continué nos conversations avec Hsiao-Yin quand elle lâchait le boulot qu’elle était en train d’avancer sur son ordinateur.
J’ai plaisanté avec Bk quand il est arrivé, mais pas trop longtemps, puisque comme les deux soirs précédents je me suis couché tôt.
Demain matin aux aurores (enfin presque), je prends mon train pour regagner le sud.
On s’est donné rendez-vous le lendemain matin pour se dire au revoir.
La petite famille se levait tôt aussi.
Ils allaient récupérer miss double T pour aller passer le week-end sur la côte est, à Yilan.
(il faudra que j'y aille un jour)
Quelques jolis jours à Taipei.
Encore une semaine de cours et puis ...
le retour des Chroniques en studio dont je ne devrais plus tarder à vous parler maintenant.



















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