23/01/18 - Pavillon Noir - Jour 6 - préparer seul pour les autres
Courte répétition,
peu créative mais productive,
préparer le terrain pour le groupe,
de nouvelles douleurs au compteur
Vendredi 15 février
17h51.
Je suis dans le salon Louge Krown KLM de l'aéroport d'Amsterdam Schiphol
et je me remets enfin à vous dire des choses.
(alors oui, je sais, certains d’entre vous, attendent plutôt les choses exotiques qui pourraient m’arriver
quand je serai de l’autre côté du monde dans une vingtaine d’heures,
mais pour l’instant, il vous falloir patienter en lisant la suite de la construction de la pièce .. en France …
patience !)
Nous nous étions quittés le lundi 22 janvier.
Il s’en est passé des choses depuis ...
Or donc,
le lendemain.
Le mardi 23,
je me lève d’une nuit grise découpée en un nombre indéterminable d’épisodes
qui a débouché sur une heure de réveil où seuls les boulangers bossaient dans le quartier.
J’ai donc attendu que les vendeuses les rejoignent pour lancer ma journée.
Petit déjeuner devant les infos,
quelques jeux aussi stupides qu’habituels,
mais je ne vais pas à l’ordinateur.
Je reste sur la tablette.
Comme ça dès que mon cerveau a atteint son rythme de croisière,
je peux me lancer dans l’écriture d’un des articles que vous avez déjà lus.
(du coup, maintenant que j’y pense, les jeux de ce matin-là, ont dû être un poil moins stupides que d’habitude …
sur la tablette je n’ai quasiment que des jeux avec des mots)
Il est 8h quand je me replonge dans l’écriture de la première répétition avec cette chère Anaïs.
et c’est réjouissant.
Deux heures et demi plus tard, je m’octroie une pause.
Changement d’écran,
me revoilà devant l’ordinateur.
Je choisis les photos, mets en forme les vidéos,
il faudra juste relire
et je pourrai publier.
Dans la dynamique de travail qui éloigne de moi toute envie d’activité peu productive
(pourtant les dominos et autres casse-briques sont à portée de clic),
j’envoie quelques mails,
dont un à Su Ling qui ne m’a pas donné de nouvelles depuis mon précédent départ de l'île.
Je lui rappelle mon arrivée prochaine et lui parle de mes disponibilités.
À suivre ...
Midi,
la dernière heure avant de sauter dans ma voiture.
Comme quasiment tous les jours, je suis devant la même problématique.
Une toute petite heure et tant de choses possiblement réalisables ...
Il faut faire des choix :
prendre le temps de s’aérer la tête d’une manière ou d’une autre,
préparer les affaires,
avancer sur la création,
ce mardi, je n’ai pas fait les bons choix.
La somme des activités dépasse en durée ce que j’ai prévu.
Il est 13h quand je passe sous la douche,
13h30 quand je pars,
je ne serai jamais opérationnel avant 14h30.
Heureusement, il y a relativement peu de monde sur la route
et je tourne peu pour trouver un stationnement.
Je me gare sur la bruyante avenue de Lesseps
où non pas une mais deux places m’attendent aujourd’hui !
La chance !
En plus, il fait anormalement doux.
C’est plutôt agréable mais quand même inquiétant sur ce que va devenir cette planète ...
En résumé, jusqu’ici, la journée s’annonce bien.
Je remonte l’avenue de Pérouse, tourne à droite sur l’avenue Mozart.
Il est 14h30 quand j’arrive au foyer du premier étage.
Des danseurs du ballet sont encore attablés,
essentiellement hispanophones et au verbe haut ...
Je ne traînerai donc pas au calme et au soleil sur le canapé.
C’est plutôt une bonne chose.
Je m’enferme dans le studio Bossatti avec un café.
Pendant que je pose mes affaires,
je me rends compte que, pour une raison qui m’échappe encore,
mon tee-shirt de répétition est resté dans la voiture.
Mauvaise pioche.
Je garde celui que j’ai sous mes couches de protection contre le froid,
je ferai l’échange ce soir.
Première étape,
inspection du dos.
Je soulève mon bassin et transfère tout le poids de mon pauvre corps sur mes pieds et mes épaules,
alors que je repose délicatement chaque vertèbre pour vérifier si mes douleurs habituelles sont au rendez-vous,
la perceuse, celle de la semaine dernière, vient couvrir la conversation des danseurs du foyer d’à côté.
L’après-midi va être rude, je le sens.
Mais restons positifs, mon dos ne va pas si mal.
Je consigne dans le carnet noir ce qui s’est passé hier et ce matin,
et j’attaque.
Il est 15h15,
et mon café est froid.
Je relis dans mon carnet blanc le contenu et l'organisation du prologue.
La musique est lancée,
je quantifie le tout.
« Plié développé de bras » ?
Impossible de savoir ce que ça veut dire.
C’est peut-être une transition entre deux phrases,
mais qu’est-ce que j’ai bien pu vouloir faire ?
Je me lève, enchaine les phrases et le « plié, développé du bras » apparaît ...
C’est ce truc que j’espère drôle qui m’est apparu le premier jour en impro.
Mon corps est génial parfois ...
Je continue à marquer ma construction,
mais avec les oublis et les erreurs, je me suis décalé musicalement.
il me semble quand même être presque à la fin.
Il faut que je refasse le tout sans me tromper.
Je cale la musique à l’entrée des danseurs et je tente un bout à bout.
En fait, je ne suis pas presque à la fin,
c’est complètement bouclé.
Voilà qui me fait du bien,
le prologue est fini (du moins sur le papier).
Je ne suis pas du tout sûr que tout fonctionne mais j’essaierai avec Anaïs demain.
On pourra tester deux partitions sur quatre.
(et du coup, j’ai le programme de la répétition de demain ... parfait !)
16h30,
je prends une pause avec cette sensation de ne pas avoir fait grand chose.
Pourtant ça avance tranquillement,
peut-être pas assez vite à mon goût,
mais j’ai bouclé le premier tableau de groupe
et cela me donne largement de quoi faire demain.
C'est déjà ça.
Je sors du studio et m'installe sur le canapé écrire deux ou trois choses,
(avec une toute petite dose de culpabilité)
(je deviens un expert de l'autoportrait savamment orchestré … oui oui vous pouvez rigoler)
Tout le monde est parti maintenant.
Le ciel est encore haut, et il y fait plus chaud qu’au studio.
Je sens des courbatures dans des endroits « inétirables »,
le cours de ce soir risque d’être long pour la mécanique ...
17h,
je retourne me donner bonne conscience en studio.
Commencer autre chose ?
Pas sûr que cela soit le bon jour.
Je reste sur le prologue et fais tourner la structure.
Ça serait une bonne chose que demain je la connaisse sans hésitations.
Petit à petit, les transitions deviennent automatiques.
Je me trompe encore sur les comptes quand je danse les phrases
mais en l’apprenant avec Anaïs tout devrait rentrer dans l’ordre ...
18h,
je suis dehors,
le jour n’est pas encore parti,
on va vers le printemps ...
Le cours du soir est difficile,
comme prévu.
Même un petit peu plus car comme l’école de danse se situe près du Dôme
(le Bercy local pour les non marseillais … et vous êtes nombreux !),
les soirs de concert, les places de stationnement sont prises d’assaut
(et non, le parking n’est pas assez grand .. et en plus il faut payer ...).
J’ai donc maudit Charles Aznavour et détesté sa Bohème
que j'ai bien-sûr hurlé dans la voiture en cherchant désespérément une place
jusqu’à ce que j’attaque « le cercle d’épaules » avec mes chères élèves.
Courte journée,
où la créativité a laissé sa place à une certaine efficacité.
Savoir se contenter de peu.
Demain matin, j’aurais le temps d’inventer des choses.
Et ça sera bien.
Forcément.
peu créative mais productive,
préparer le terrain pour le groupe,
de nouvelles douleurs au compteur
17h51.
Je suis dans le salon Louge Krown KLM de l'aéroport d'Amsterdam Schiphol
et je me remets enfin à vous dire des choses.
(alors oui, je sais, certains d’entre vous, attendent plutôt les choses exotiques qui pourraient m’arriver
quand je serai de l’autre côté du monde dans une vingtaine d’heures,
mais pour l’instant, il vous falloir patienter en lisant la suite de la construction de la pièce .. en France …
patience !)
Nous nous étions quittés le lundi 22 janvier.
Il s’en est passé des choses depuis ...
Or donc,
le lendemain.
Le mardi 23,
je me lève d’une nuit grise découpée en un nombre indéterminable d’épisodes
qui a débouché sur une heure de réveil où seuls les boulangers bossaient dans le quartier.
J’ai donc attendu que les vendeuses les rejoignent pour lancer ma journée.
Petit déjeuner devant les infos,
quelques jeux aussi stupides qu’habituels,
mais je ne vais pas à l’ordinateur.
Je reste sur la tablette.
Comme ça dès que mon cerveau a atteint son rythme de croisière,
je peux me lancer dans l’écriture d’un des articles que vous avez déjà lus.
(du coup, maintenant que j’y pense, les jeux de ce matin-là, ont dû être un poil moins stupides que d’habitude …
sur la tablette je n’ai quasiment que des jeux avec des mots)
Il est 8h quand je me replonge dans l’écriture de la première répétition avec cette chère Anaïs.
et c’est réjouissant.
Deux heures et demi plus tard, je m’octroie une pause.
Changement d’écran,
me revoilà devant l’ordinateur.
Je choisis les photos, mets en forme les vidéos,
il faudra juste relire
et je pourrai publier.
Dans la dynamique de travail qui éloigne de moi toute envie d’activité peu productive
(pourtant les dominos et autres casse-briques sont à portée de clic),
j’envoie quelques mails,
dont un à Su Ling qui ne m’a pas donné de nouvelles depuis mon précédent départ de l'île.
Je lui rappelle mon arrivée prochaine et lui parle de mes disponibilités.
À suivre ...
Midi,
la dernière heure avant de sauter dans ma voiture.
Comme quasiment tous les jours, je suis devant la même problématique.
Une toute petite heure et tant de choses possiblement réalisables ...
Il faut faire des choix :
prendre le temps de s’aérer la tête d’une manière ou d’une autre,
préparer les affaires,
avancer sur la création,
ce mardi, je n’ai pas fait les bons choix.
La somme des activités dépasse en durée ce que j’ai prévu.
Il est 13h quand je passe sous la douche,
13h30 quand je pars,
je ne serai jamais opérationnel avant 14h30.
Heureusement, il y a relativement peu de monde sur la route
et je tourne peu pour trouver un stationnement.
Je me gare sur la bruyante avenue de Lesseps
où non pas une mais deux places m’attendent aujourd’hui !
La chance !
En plus, il fait anormalement doux.
C’est plutôt agréable mais quand même inquiétant sur ce que va devenir cette planète ...
En résumé, jusqu’ici, la journée s’annonce bien.
Je remonte l’avenue de Pérouse, tourne à droite sur l’avenue Mozart.
Il est 14h30 quand j’arrive au foyer du premier étage.
Des danseurs du ballet sont encore attablés,
essentiellement hispanophones et au verbe haut ...
Je ne traînerai donc pas au calme et au soleil sur le canapé.
C’est plutôt une bonne chose.
Je m’enferme dans le studio Bossatti avec un café.
Pendant que je pose mes affaires,
je me rends compte que, pour une raison qui m’échappe encore,
mon tee-shirt de répétition est resté dans la voiture.
Mauvaise pioche.
Je garde celui que j’ai sous mes couches de protection contre le froid,
je ferai l’échange ce soir.
Première étape,
inspection du dos.
Je soulève mon bassin et transfère tout le poids de mon pauvre corps sur mes pieds et mes épaules,
alors que je repose délicatement chaque vertèbre pour vérifier si mes douleurs habituelles sont au rendez-vous,
la perceuse, celle de la semaine dernière, vient couvrir la conversation des danseurs du foyer d’à côté.
L’après-midi va être rude, je le sens.
Mais restons positifs, mon dos ne va pas si mal.
Je consigne dans le carnet noir ce qui s’est passé hier et ce matin,
et j’attaque.
Il est 15h15,
et mon café est froid.
Je relis dans mon carnet blanc le contenu et l'organisation du prologue.
La musique est lancée,
je quantifie le tout.
« Plié développé de bras » ?
Impossible de savoir ce que ça veut dire.
C’est peut-être une transition entre deux phrases,
mais qu’est-ce que j’ai bien pu vouloir faire ?
Je me lève, enchaine les phrases et le « plié, développé du bras » apparaît ...
C’est ce truc que j’espère drôle qui m’est apparu le premier jour en impro.
Mon corps est génial parfois ...
Je continue à marquer ma construction,
mais avec les oublis et les erreurs, je me suis décalé musicalement.
il me semble quand même être presque à la fin.
Il faut que je refasse le tout sans me tromper.
Je cale la musique à l’entrée des danseurs et je tente un bout à bout.
En fait, je ne suis pas presque à la fin,
c’est complètement bouclé.
Voilà qui me fait du bien,
le prologue est fini (du moins sur le papier).
Je ne suis pas du tout sûr que tout fonctionne mais j’essaierai avec Anaïs demain.
On pourra tester deux partitions sur quatre.
(et du coup, j’ai le programme de la répétition de demain ... parfait !)
16h30,
je prends une pause avec cette sensation de ne pas avoir fait grand chose.
Pourtant ça avance tranquillement,
peut-être pas assez vite à mon goût,
mais j’ai bouclé le premier tableau de groupe
et cela me donne largement de quoi faire demain.
C'est déjà ça.
Je sors du studio et m'installe sur le canapé écrire deux ou trois choses,
(avec une toute petite dose de culpabilité)
(je deviens un expert de l'autoportrait savamment orchestré … oui oui vous pouvez rigoler)
Tout le monde est parti maintenant.
Le ciel est encore haut, et il y fait plus chaud qu’au studio.
le cours de ce soir risque d’être long pour la mécanique ...
17h,
je retourne me donner bonne conscience en studio.
Commencer autre chose ?
Pas sûr que cela soit le bon jour.
Je reste sur le prologue et fais tourner la structure.
Ça serait une bonne chose que demain je la connaisse sans hésitations.
Petit à petit, les transitions deviennent automatiques.
Je me trompe encore sur les comptes quand je danse les phrases
mais en l’apprenant avec Anaïs tout devrait rentrer dans l’ordre ...
je suis dehors,
le jour n’est pas encore parti,
on va vers le printemps ...
Le cours du soir est difficile,
comme prévu.
Même un petit peu plus car comme l’école de danse se situe près du Dôme
(le Bercy local pour les non marseillais … et vous êtes nombreux !),
les soirs de concert, les places de stationnement sont prises d’assaut
(et non, le parking n’est pas assez grand .. et en plus il faut payer ...).
J’ai donc maudit Charles Aznavour et détesté sa Bohème
que j'ai bien-sûr hurlé dans la voiture en cherchant désespérément une place
jusqu’à ce que j’attaque « le cercle d’épaules » avec mes chères élèves.
Courte journée,
où la créativité a laissé sa place à une certaine efficacité.
Savoir se contenter de peu.
Demain matin, j’aurais le temps d’inventer des choses.
Et ça sera bien.
Forcément.




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