15/02/18 - veillée d'armes
l'enregistrement et sa belle surprise
les sacs en stand by,
les questions en suspens,
le mur se rapproche
Jeudi 15 février
3h30.
Mes yeux sont grands ouverts.
À croire que mon cerveau est relié au site de KLM.
Dans dix minutes, l’enregistrement de mon voyage de demain sera possible.
Attente.
Rafraîchissement de l’application sur la tablette.
3h50,
je peux enfin cliquer.
Bonne nouvelle,
contre une somme certaine mais presque abordable,
je peux, comme l’été dernier, être surclassé en business class.
J’hésite un peu.
Je regarde combien de sièges il reste.
Cette partie de l’avion est presque vide.
Je me donne un peu de temps.
D'abord se débarrasser de l’enregistrement et je reviendrai sur l’affaire du surclassement plus tard.
Le reste de la nuit me portera sûrement conseil.
8h.
Deuxième ouverture des paupières sur fond de temps gris et vaguement pluvieux.
On se croirait dans l'Irlande d'Agnès ou l'Écosse de Gillian.
Comme avant chaque départ, j’entame une nouvelle veillée d'armes.
La fatigue est générale.
À celle accumulée dans ces temps de répétition,
s’ajoutent ses cousines générées par le stress, les inquiétudes, les doutes.
Si créer peut aussi faire transpirer des méninges,
partir, loin, dans une autre culture, ça n’est pas qu’une partie de bonheur.
En ce jeudi matin, je passe plus que jamais d’une angoisse à une autre.
Comment cela va se passer là-bas ?
Est-ce que ces chroniques mises en scène vont tenir la route ?
Est-ce que ce que j’ai virtuellement imaginé, presque vécu, va se concrétiser ?
Aurons-nous le temps de tout faire ?
Vais-je donner des cours ? et à qui ?
Mon corps va t-il tenir la cadence ?
Que m’attendra t-il au retour ?
Bien d’autres questions qui se résument dans celle qui revient en boucle depuis ... un nombre certain d’années :
Pourquoi je me suis embarqué dans un truc pareil ?
Et comme je peux répondre à cette interrogation là,
et que la réponse me fait encore du bien.
La détente revient … pendant un temps.
Les seuls moments où j’arrive à oublier tout ça, c’est quand je donne un cours.
Ça tombe bien qu’il y en ait deux ce soir.
Même si cela précipite un peu la préparation du voyage de demain.
Organisation de tout :
l’ordinateur portable,
la tablette, le lecteur de cartes vidéos,
les câbles, les adaptateurs,
le chargeur de batteries,
les fringues,
(avec cette seconde étape où après avoir fait un tri, je sais déjà qu’il y a beaucoup trop de choses :
je ne reste que dix-huit jours
mon sac ne peut pas être aussi rempli quand je pars les deux mois d’été).
Dans tout ce flot de stress et de questions plus ou moins utiles,
des oasis de réconfort :
j’ai réussi à extirper un renseignement de taille à mister « restless » Cheng Wei :
311, Zhongshan 1st Road,
ce sera à nouveau mon adresse pendant le séjour.
Pour les accros du blog, cela devrait vous dire quelque chose,
c’est le même appartement que celui dans lequel je suis resté l’été dernier.
Au moins, je sais où je dors,
et c’est un endroit connu.
Pour cette fois, j’aime bien l’idée.
10h,
KLM n’a pas changé d’avis.
Il y a toujours une promotion sur les places en Business Class.
J’hésite toujours,
et puis je me lâche,
ça me rendra plus pauvre dans les mois qui viennent
mais au moins, ce voyage aller se passera, en principe, dans les meilleurs conditions possibles.
Par où continuer ?
Après avoir délesté mon sac des vêtements que je ne mettrai définitivement pas dans mon séjour,
je prends le temps de monter la vidéo de ce qu’Anaïs a dansé la veille,
avec des bons gros morceaux de culpabilités calés dans des coins de mon esprit.
Je pourrai attendre d’être là-bas pour le faire.
Je pourrai faire autre chose de plus urgent.
En même temps, tout est déjà rangé.
(à part le gros sac dans lequel tout est en vrac mais ça, c’est pour le dernier moment,
sinon je vais tout redéfaire au dernier moment).
Et puis finalement, faire ce montage m’aère un peu l'esprit.
Je jette un œil aux tentatives de mardi et mercredi sur la danseuse du Lotus Pond.
Mon regard est rivé sur ce dos qui bouge mais mon esprit est loin.
Pas moyen de me concentrer.
Voilà quelque chose que je peux remettre à plus tard.
14h.
L’heure des sucres lents.
Bouilloire
(ça va plus vite pour faire chauffer l’eau),
transvasement dans une casserole,
attendre 3 mn,
(les pâtes fraîches ça a du bon quand même),
engloutir le tout,
sentir le sommeil arriver,
se jeter le sofa et régler le téléphone réveil (à la bonne heure !),
fermer les yeux,
les rouvrir,
les refermer,
les rouvrir,
les ref....
Entendre la sonnerie,
éteindre le téléphone,
préparer le sac pour le cours,
les clés des studios de danse pour Anaïs qui va devoir ouvrir et fermer toutes les écoles en mon absence
et mettre dans ce joli tas tout ce qui prendra place dans l'incontournable sac vert,
pour l'instant sac de cours qui redeviendra vers 22h30 mon sac à dos de voyage.
18h20.
Refaire mentalement la liste de tout ce que je dois emporter,
partir bosser la tête ailleurs,
se conditionner pour ne penser qu’aux élèves dans les trois heures qui viennent.
Rentrer vite.
Dîner.
Se coucher le plus tôt possible.
les sacs en stand by,
les questions en suspens,
le mur se rapproche
3h30.
Mes yeux sont grands ouverts.
À croire que mon cerveau est relié au site de KLM.
Dans dix minutes, l’enregistrement de mon voyage de demain sera possible.
Attente.
Rafraîchissement de l’application sur la tablette.
3h50,
je peux enfin cliquer.
Bonne nouvelle,
contre une somme certaine mais presque abordable,
je peux, comme l’été dernier, être surclassé en business class.
J’hésite un peu.
Je regarde combien de sièges il reste.
Cette partie de l’avion est presque vide.
Je me donne un peu de temps.
D'abord se débarrasser de l’enregistrement et je reviendrai sur l’affaire du surclassement plus tard.
Le reste de la nuit me portera sûrement conseil.
8h.
Deuxième ouverture des paupières sur fond de temps gris et vaguement pluvieux.
On se croirait dans l'Irlande d'Agnès ou l'Écosse de Gillian.
Comme avant chaque départ, j’entame une nouvelle veillée d'armes.
La fatigue est générale.
À celle accumulée dans ces temps de répétition,
s’ajoutent ses cousines générées par le stress, les inquiétudes, les doutes.
Si créer peut aussi faire transpirer des méninges,
partir, loin, dans une autre culture, ça n’est pas qu’une partie de bonheur.
En ce jeudi matin, je passe plus que jamais d’une angoisse à une autre.
Comment cela va se passer là-bas ?
Est-ce que ces chroniques mises en scène vont tenir la route ?
Est-ce que ce que j’ai virtuellement imaginé, presque vécu, va se concrétiser ?
Aurons-nous le temps de tout faire ?
Vais-je donner des cours ? et à qui ?
Mon corps va t-il tenir la cadence ?
Que m’attendra t-il au retour ?
Bien d’autres questions qui se résument dans celle qui revient en boucle depuis ... un nombre certain d’années :
Pourquoi je me suis embarqué dans un truc pareil ?
Et comme je peux répondre à cette interrogation là,
et que la réponse me fait encore du bien.
La détente revient … pendant un temps.
Les seuls moments où j’arrive à oublier tout ça, c’est quand je donne un cours.
Ça tombe bien qu’il y en ait deux ce soir.
Même si cela précipite un peu la préparation du voyage de demain.
Organisation de tout :
l’ordinateur portable,
la tablette, le lecteur de cartes vidéos,
les câbles, les adaptateurs,
le chargeur de batteries,
les fringues,
(avec cette seconde étape où après avoir fait un tri, je sais déjà qu’il y a beaucoup trop de choses :
je ne reste que dix-huit jours
mon sac ne peut pas être aussi rempli quand je pars les deux mois d’été).
Dans tout ce flot de stress et de questions plus ou moins utiles,
des oasis de réconfort :
j’ai réussi à extirper un renseignement de taille à mister « restless » Cheng Wei :
311, Zhongshan 1st Road,
ce sera à nouveau mon adresse pendant le séjour.
Pour les accros du blog, cela devrait vous dire quelque chose,
c’est le même appartement que celui dans lequel je suis resté l’été dernier.
Au moins, je sais où je dors,
et c’est un endroit connu.
Pour cette fois, j’aime bien l’idée.
10h,
KLM n’a pas changé d’avis.
Il y a toujours une promotion sur les places en Business Class.
J’hésite toujours,
et puis je me lâche,
ça me rendra plus pauvre dans les mois qui viennent
mais au moins, ce voyage aller se passera, en principe, dans les meilleurs conditions possibles.
Par où continuer ?
Après avoir délesté mon sac des vêtements que je ne mettrai définitivement pas dans mon séjour,
je prends le temps de monter la vidéo de ce qu’Anaïs a dansé la veille,
avec des bons gros morceaux de culpabilités calés dans des coins de mon esprit.
Je pourrai attendre d’être là-bas pour le faire.
Je pourrai faire autre chose de plus urgent.
En même temps, tout est déjà rangé.
(à part le gros sac dans lequel tout est en vrac mais ça, c’est pour le dernier moment,
sinon je vais tout redéfaire au dernier moment).
Et puis finalement, faire ce montage m’aère un peu l'esprit.
Je jette un œil aux tentatives de mardi et mercredi sur la danseuse du Lotus Pond.
Mon regard est rivé sur ce dos qui bouge mais mon esprit est loin.
Pas moyen de me concentrer.
Voilà quelque chose que je peux remettre à plus tard.
14h.
L’heure des sucres lents.
Bouilloire
(ça va plus vite pour faire chauffer l’eau),
transvasement dans une casserole,
attendre 3 mn,
(les pâtes fraîches ça a du bon quand même),
engloutir le tout,
sentir le sommeil arriver,
se jeter le sofa et régler le téléphone réveil (à la bonne heure !),
fermer les yeux,
les rouvrir,
les refermer,
les rouvrir,
les ref....
Entendre la sonnerie,
éteindre le téléphone,
préparer le sac pour le cours,
les clés des studios de danse pour Anaïs qui va devoir ouvrir et fermer toutes les écoles en mon absence
et mettre dans ce joli tas tout ce qui prendra place dans l'incontournable sac vert,
pour l'instant sac de cours qui redeviendra vers 22h30 mon sac à dos de voyage.
18h20.
Refaire mentalement la liste de tout ce que je dois emporter,
partir bosser la tête ailleurs,
se conditionner pour ne penser qu’aux élèves dans les trois heures qui viennent.
Rentrer vite.
Dîner.
Se coucher le plus tôt possible.

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