25-27/05/18 - Marseille - jours 31 (2) - 33 - La version marseillaise

Un condensé de ces trois soirées,
avec ses forces et ses faiblesses,
quelques impressions du public,
quelques traces en images.











Dimanche 27 mai, en fin d’après-midi


À l’heure où cette photo a été prise, tout était fini.

Nous saluions pour la dernière fois en France.


Comme je vous le disais la dernière fois, je n’ai rien écrit de ces trois soirées,
ou si peu.

Je vais donc juste partager avec vous, ce que ma mémoire a gardé des derniers épisodes de cette aventure,
de ce côté du globe.

Remontons dans le temps.
Je me souviens d’une dernière qui s’est finalement avérée encore plus douce que d’habitude.

Encore plus que celle de la Septième Nuit qui avait déjà été tellement douillette.
Pourtant, ça n’était pas si bien parti que ça.

Dans l'après-midi de ce dimanche, nous avions, certes, eu,
et ce pour la première fois que Sylvain filme mes spectacles,
la possibilité de faire un tournage supplémentaire,
parce que la motivation avait été plus forte que la fatigue,
mais nous étions quand même sur les rotules au moment où nous aurions dû être le plus enthousiastes.
Et à propos de rotules, nos genoux commençaient à dire stop.

Épuisement de stocks des bandes magiques.

De mon côté, j’avais mal au dos, à la cuisse,
enfin partout où les douleurs peuvent se réveiller quand je stresse et que je fatigue.

Je me souviens d’une distribution exceptionnelle de coca à toute l’équipe deux petites heures avant le spectacle.
Je revois Anaïs fermer les yeux, tentant de trouver un peu de calme dans l’agitation qui régnait alors dans le théâtre
(et oui, l’équipe du lieu était en pleins préparatifs pour l’accueil du public,
dans un état d'esprit à mille lieux de celui dans lequel nous étions : musique, aspirateur, bruits de vaisselle ...
exactement ce nous aurions aimé éviter - surtout ce dimanche-là ...
on est d’ailleurs monté très vite sur le plateau dès qu’il a été sec pour retrouver un espace de quiétude)
Mais malgré ce mauvais départ, après ... on a été rudement bien.

Si ce n’est dans la qualité de la danse, l’atmosphère a été cosy comme jamais.
(et même pour la qualité, je me dis à l’heure où j’écris tout ça dans le blog, que j’exagère sûrement un peu)



Dans la salle, il y avait monsieur Wang.

Ce nom ne vous dit rien ?

C’est celui que pourrait porter Wan Chu si elle avait décidé de prendre celui de son mari.

Et oui, comme prévu, le conjoint amoureux avait traversé le monde pour voir sa femme danser.
Ce jour-là aussi, il y avait une grande absente : ma mère.
Collision de plannings, elle était en voyage en Islande ...

Mike et moi avons pleuré dans les loges.
Pour lui, c'était une vraie dernière.
Il savait déjà qu’il ne pourrait pas partir avec nous cet été.

Je n’en avais pas les moyens et c’était cruellement injuste.
Quant à moi, l’idée que cette pièce soit une des dernières
 germait de plus en plus dans mon corps.

Le raccrochage des gants était proche.

Peut-être que pour la France c’était maintenant.

Au chapitre des effusions discrètes, il faut remonter au samedi,
où j’ai réussi à faire pleurer Anaïs
 quand j’ai dit à ses parents, que je croisais pour la première fois,
que leur fille était une perle.

Elle avait écrasé une larme à laquelle je ne m’attendais absolument pas.

Émouvante victoire.

Cette fois-là, elle n’avait pas ri.

Sa sœur et son beau-frère étaient aussi revenus avec le reste de la famille.
Comme promis à Martigues.



Pendant ce deuxième spectacle, c’est principalement la technique qui nous a fait suer plus que prévu.
J’ai dit quelque chose comme ça en retournant dans les loges je crois.
Fred avait dû avoir quelques absences, à moins que ça n’ait été un ou plusieurs spots du théâtre.

Mais je me souviens surtout d’un moment qui n’était pas du tout lié à la lumière ou à la musique.
C'est quand je suis arrivé à la table après le solo de Wan Chu pour préparer le thé :
d’habitude, l’eau, préalablement chauffée pendant que le public rentrait,
était aux environs de 70 degrés quand je remettais en marche la bouilloire.

Le temps qu’elle regagne les vingt degrés supplémentaires nécessaires à son utilisation pour le thé,
je mettais en place le gong fu cha, la tasse et je préparais les feuilles que j’allais utiliser.

Là, l’eau était ... froide.
On avait oublié de la préchauffer.
Alors j’ai mis la bouilloire en marche et nous avons attendu patiemment le public et moi,
qu’elle soit à la bonne température.

Un long moment d’une saveur toute particulière pour moi, seul sur scène, sans pouvoir dire quoi que ce soit,
stressant pour la pauvre Anaïs en coulisses qui attendait que la musique démarre sans savoir ce qui se passait.


Donc surtout la technique qui flanche disais-je, mais pas seulement ...

Ce samedi soir, outre la relative mollesse de toutes les secondes représentations que j’ai vécues,
Wan Chu a un sérieux coup de mou.

Comme elle est ... ce qu’elle est,
elle a rassemblé toute l’énergie qui lui restait pour tenir la dragée haute à ce petit désagrément
mais elle est sortie de scène un peu déçue de la situation.
Il faut dire que ce soir-là, cette chère Élise était venue nous voir
et elle avait donné donné des bonbons « qui détendent » à Wan Chu
parce qu'avant de commencer le spectacle, la danseuse avait eu le malheur de lui dire qu’elle était stressée ...

Pour le coup, la taïwanaise, généralement très dynamique, avait été un peu trop détendue ...
Mais personne ne s’en est rendu compte.


Sacrée Élise ...

Elle aussi avait pleuré ce samedi soir.
(mais ça n'avait pas de rapport avec la détente de Wan Chu)
Elle avait fondu en larmes dans mes bras à la fin du spectacle.

Ce qui avait bien fait pleurer Wan Chu d’ailleurs,
mais pas moi.

Quant à la première, elle a commencé par un bon coup de stress :
Au fameux « il est 7h » de Mike, où les premières images apparaissent à l’écran,

il ne s’était rien passé pendant quelques secondes.
Vous pouvez aller vérifier sur la vidéo que j’ai partagée avec vous dans l’article précédent.

Cela n’a pas duré bien longtemps, mais de la coulisse, cela nous a paru interminable.
Vous pouvez imaginer ce qu’a pu vivre ce pauvre Mike,
pour qui cette première dans ce lieu qui a beaucoup compté pour lui,
avait encore plus d’importance que pour nous.
Je me souviens l’entendre ralentir le flot de notre histoire le temps que la vidéo se lance
et qu’il puisse reprendre un rythme de croisière.


La suite de la représentation fut étonnante.
Moins électrique que les premières habituelles.
Parce qu’il y avait eu Martigues et Gardanne, et puis parce qu’on était « chez nous » dans ce théâtre.
Mais au delà de ça, on ne s’est pas senti si bien que ça.
On avait imaginé être moins fragiles du fait des autres rencontres avec le public,
mais non, comme je le pensais à Gardanne, cette première marseillaise était aussi …
une première.
Je crois qu’au concours de « qui s’est planté où ? » c’est ce pauvre Cheng Wei qui a gagné.

En tous cas en revoyant la vidéo, c’est ce qui m’a semblé.
En ce qui me concerne, je me suis vautré magistralement, dans les parties que j’ai dansées le plus souvent,
un comble !
mais comme ce sont des moments où je suis seul ...

À part moi, difficile de savoir quand.

(et je ne vous révèlerai rien de plus ...)

Déçus de l’intérieur donc, mais ce que l’on nous a dit en sortant de scène, nous a rassurés.
Le plus important, le fond, était passé.
(enfin ... pas que le fond, parce qu'en regardant la première captation,
nous avons été surpris de nous voir bien mieux que nous l’avions ressenti.


Marie est venue ce jour-là, avec sa petite Juliette dont c’était l’anniversaire.
Elle nous avait souhaité bonne chance et plein de bonheur pour la suite.
Élise devait venir avec elles mais comme vous le savez déjà,
c’est finalement le lendemain qu’elle a été dans les gradins.

Dans le public de ces trois soirs, il y a eu bien-sûr certaines autres danseuses de la compagnie,
comme à chaque fois.

Laurence le samedi,
et Nadia le dimanche, qui avait pleuré à la fin, comme souvent,
mais peut-être plus que d’habitude.

Cet épilogue a bien la charge émotionnelle que j’imaginais.
Je vous le montrerai plus tard ...
Dans sa version taïwanaise.

Certaines lectrices de ce blog sont aussi passées nous voir.
Sophie, qui était déjà venue à Gardanne, et aussi Monique,
(mesdames, si vous lisez ces lignes ... merci encore)

Les habitués étaient presque tous là
ainsi qu'une belle partie de ceux qui ont transpiré avec moi un peu partout dans la région la saison précédente,
on a déploré les absents.
Certains s’étaient excusés, d’autres moins.

Nous avons croisé tout le monde autour de l’incontournable verre d’après spectacle.


Les retours nous ont mis sur un petit nuage.
Je me souviens du :
« Ça fait du bien d'être là avec tout ce qui se passe dehors »
ou du
« On n'a pas vu le temps passer »
et surtout de :
« Le gamin n'a pas bronché jusqu'au bout ...
D'habitude même au cinéma c'est compliqué, on a eu du mal pour les Avengers »
Cela m’a complètement rassuré sur d’éventuelles longueurs que pouvaient avoir la pièce.

Il y a forcément eu des personnes qui n’ont pas adhéré à l’histoire.

Trop lent, trop long, pas assez quelque chose.

D’après ce qui m’a été rapporté des échos de la zone fumeur sur le trottoir,
David Llari semble avoir été l’un d’entre eux.
On ne peut pas plaire à tout le monde.

Même si je l’aurais probablement mal vécu, j’aurais bien aimé savoir pourquoi.

En tous cas, une des phrases que j’ai le plus entendues a été :
« Il faut que ça tourne ».
Ça m’a forcément fait plaisir.

Et puis un peu de peine aussi, parce qu’une tournée ici avec mes amis de là-bas loin
semble être une mission quasi impossible.

On m’a dit ou écrit des tas d’autres choses que j’ai gardées dans un recueil que je partage avec vous.

« Merci pour cette soirée délicate, sensible et poétique « 詩 shī shī »
Michaël a été très sensible à ton spectacle
(même si lors de la cérémonie du thé, nous avons été effrayés par la quantité de thé et la petitesse de la théière
mais nous avons compris le protocole cérémonial, tu vois la critique est aisée)
Une spectatrice a crié un bravo du fond de son cœur, tu l’as touché également.
Il me semble que ces démonstrations (certes plus silencieuses) sont bien plus précieuses. »

« Très touchée Claude Aymon par ce beau voyage poétique et remplit d’amour.
Cela a été pour nous un immense plaisir de t’accueillir avec ta magnifique équipe.
Profite encore et encore de chaque instant de cette belle aventure que tu t’es offerte
et que tu as su si bien partager .
Belle route à tous, vous allez nous manquer »
(celui-là, vous l’avez déjà lu)

« Grand moment poétique pour la sortie de résidence de la compagnie C2A dirigée par Claude Aymon
à l'occasion de la création « Chroniques Formosanes ».
Nous avons eu l'immense plaisir d'accueillir deux interprètes taïwanais Wan Chu Su et Cheng Wei Huang,
mais aussi Anais Bainier et Mike Reveau Peiffer comédien,
un grand merci pour tous ces moments de partages. »

« Claude, on est parties vite, mais notre cœur est près de toi , ton équipe, tes chroniques ...
merveilleux.
Nous t’écrirons plus longuement, tant de choses à te dire.
MERCI »

« Bravo, j’ai passé un super moment, tu m’as fait voyager et rire! »

« Qui excelle en écriture, musique, danse ?
Qui sait marier autant l’humour que l’amour ?
Qui nous réjouit avec sa bouille, ses yeux ronds et ses doigts agiles ?
Qui sait occuper l’espace tel un ruisseau qui s’écoule, un oiseau qui se pose, une transe en danse
(notes le jeu de mots !) ?
Claude,
racontes encore,
le thé offert comme une rose, l’homme au parapluie, le tabac au nom d’ange …
Je ne savais pas que tu aimais autant regarder la mer,
Que tu aimais regarder Elise regarder la mer,
Racontes encore s’il te plaît. »

« Une très belle proposition, originale, avec de beaux moments de danse toute en douceur,
riche du partage que tu continues à nous donner de ton expérience à l'autre bout du monde,
de tes rencontres, de tes découvertes ...
la tradition du thé et sa sérénité ....
mais aussi le moment cinématographique de l'épisode du scooter ! ...
un bel unisson avec les danseurs et une très intéressante présence du comédien lecteur ...
bravo pour ces « chroniques Formosanes » à qui je souhaite un public en nombre mérité ! »

« Merci encore pour cette soirée belle...
Ce sont des moments de poésie, de témoignages toujours bien écrits et d'humour.
Et le comédien est bien.
Tes photos sont belles.
Et la scène du scooter fameuse.
La mer est ta Terre dans cette création.
Et on le sent bien, c'est beau.
J'avais envie de me baigner … dans une baie tranquille, entre chien et loup »

« Chroniques formosanes est un spectacle qui donne envie de voyager,
de découvrir l'autre dans cette culture si différente de la notre, de partager, et surtout de prendre le TEMPS !
Un moment suspendu : danse, théâtre, conte, reportage photos et vidéos que de belles choses.
BRAVO à vous tous et MERCI pour ce beau voyage et ces émotions partagées ! »

« Offrir un thé comme on offre une rose...
Ou offrir un récit de voyage comme on offre une œuvre lyrique et poétique...
Merci pour ce précieux partage...
Tu as su poser des mots et créer des ambiances qui nous ont permis de ressentir, comprendre
et apprécier à sa juste valeur ce que tu as trouvé là-bas...
Tu retranscris les choses avec une sincérité et une authenticité réellement touchantes,
et une justesse particulièrement troublante...
Troublante, dans le sens où tu viens toucher notre intimité de voyageur la plus profonde...
Tu as su exposer, de façon concrète et subtile,
ce qui nous traverse intérieurement quand on explore un nouvel endroit,
que l’on s’y pose un peu, que l’on se laisse aller à contempler, s’émerveiller,
s’imprégner de tout ce qu’il a à nous offrir...
Puis, ce phénomène troublant et délicieux de finir par se sentir un peu chez-soi...
Puis, cet état mélancolique du départ...
Et enfin, cette envie viscérale d’y retourner une fois rentré...
parasitée quelque peu par l’idée que d’autres ailleurs méritent que l’on s’y attarde aussi...
Merci pour cette harmonie de mots, d’images, de sonorités, de variations de couleurs, de luminosité...
Et bien entendu de chorégraphies à l’équilibre parfait entre intensité et délicatesse...
Je te reconnais bien cette façon de suspendre le temps, de prendre la pose,
de mettre en valeur les lignes et courbes...
puis de de surprendre, d’accélérer, d’enchaîner, d’accentuer...
cette expressivité intense, affirmée, ces regards soutenus et profonds...
Ça fait du bien de retrouver ton univers...
Ça fait du bien de s’émouvoir...
Merci!
Un immense bravo à toi, tes beaux et talentueux interprètes!
À très bientôt… »

« Un immense merci pour ce moment suspendu, hors du temps,
qui nous a fait vivre pour notre plus grand bonheur – et avec beaucoup d’émotion - tes aventures formosanes.
Tout était parfait : juste, beau, enlevé, drôle, poétique.
Tout était harmonie : les 5 interprètes ; les moments dansés et ceux lus ou parlés ;
le plateau et tes photos et vidéos à l’écran, joliment encadré ;
la scénette à cour et les lectures à jardin, la proximité avec les gradins.
Ta belle musique et les lumières - superbes - nourrissaient et rythmaient agréablement cette harmonie.
Et comme pour la pièce de l’an passé, ce supplément d’âme que tu nous offres
dans ton partage de la découverte de l’Autre, d’un Ailleurs, d’une Culture différente...
au détour de détails anecdotiques, ou pas, et qui dévoilent toute la valeur de ton travail.
Je me suis retrouvée en larmes à la fin du spectacle, envahie par les émotions
que vous nous avez tous les 6 offertes au cours de ce beau moment de voyage.
Bien-sûr, la lecture de ton blog, tes cours de danse
pendant lesquels nous travaillons de petits morceaux chorégraphiques sur ces mêmes musiques
nous ont préparé à vivre encore plus intensément ce spectacle.
Mais ma fille de 9 ans, pour qui c’était la première expérience de spectacle de danse contemporaine,
a adoré autant que moi, sans tout cela.
Nous sommes rentrées toutes les deux émerveillées, flottant sur un petit nuage.
D’ailleurs, je ne sais pas si on peut ne parler que d’un spectacle de danse contemporaine :
c’est un spectacle total.
Et tellement réussi et porteur d’un message universel,
que même si égoïstement on est ravis de l’avoir pour soi, dans la petite salle,
à l’équipe si chaleureuse, du Théâtre des Chartreux,
on se demande bien pourquoi il n’est pas accueilli par le Pavillon Noir d’Aix-En-Provence où vous avez répété,
à la Maison de la Danse de Lyon ou dans d’autres salles prestigieuses de la Danse Contemporaine française….
Il le mérite pleinement, je le pense sincèrement.
MERCI et BRAVO Claude de poursuivre et partager ton travail de Création,
malgré parfois - trop souvent - les difficultés et donc les doutes,
cela a une valeur inestimable.
Je suis admirative et salue en toi le chorégraphe, le danseur, le compositeur, l’écrivain, le photographe
mais aussi le voyageur.
Merci pour ce trait d’union que tu as su développer et nourrir entre Taïwan et la France,
et nous le faire partager : tu peux en être sacrément fier.
Merci à Cheng Wei et à Miss Su, comme tu l’appelles souvent dans ton blog, d’être venus jusqu’à nous
pour finaliser ce beau spectacle avec toi.
Merci à Anaïs d’avoir été à tes côtés pour continuer l’aventure – ça en valait vraiment le coup !
Merci à Mike d’apporter ses talents de comédien pour rendre encore plus vivants les beaux textes de ton blog.
Sans oublier Fred (si j’ai bien suivi) à qui l’on doit ces magnifiques éclairages.
BRAVO et félicitations à vous tous pour votre total engagement
et votre belle interprétation de cette création de Claude…
On aura hâte d’assister à la prochaine ! »

« merci Claude et toute l'équipe pour ce chouette voyage.
Voyage entrainant, enrichissant, émouvant, drôle.
L'écriture est toujours au top, les interprètes sincères et touchants...
je manque de mots.
Encore merci et vivement le prochain spectacle! »

« Bravo encore à toute l'équipe et merci pour ce partage et pour cette générosité sur scène.
Mon seul regret.....j'aurai aimé revoir encore une fois. »

« Bonjour Claude, merci pour le voyage samedi soir et BRAVO - à toute la petite compagnie !
J'ai beaucoup aimé le texte du thé ...
Poétique, simple, beau (et instructif)
Ça m'a fait un peu penser à Prévert... »

« Chroniques formosanes,
C'est un appel vers l'ailleurs, dans sa plus grande sérénité.
Cet ailleurs qui, aujourd'hui, fait de plus en plus peur.
Ce sont des histoires de la vie quotidienne où l'on prend le temps d'écouter la vie qui passe,
d'admirer le banal, les couleurs du temps.
Alors quand les Arts se mêlent, s’entremêlent, fusionnent …
admirer un coucher de soleil, boire un thé, se déplacer dans l'île, rencontrer l'autre
deviennent de précieux moments
Et puis il y a ces bras qui tournent, qui virevoltent, ces corps qui s'allongent, qui tombent parfois, souvent d'ailleurs, ces regards et ces sourires qui se croisent,
le lecteur/danseur qui nous raconte ce voyage,
ce danseur/chorégraphe qui a tant à partager avec cette pointe d'humour qu'on lui connait si bien,
Chroniques formosanes, ce sont surtout de très belles rencontres.
Merci infiniment Claude. »



Pour finir, quelques extraits de ce que Sylvain a monté avec brio de ces soirées concrétisant enfin
ce que j’avais osé rêver dix-huit mois plus tôt.

La fameuse « traversée » dont je vous ai bassiné les yeux tant de fois depuis le début de l’aventure.



Le solo de Wan Chu (qui n’en est donc pas un),
avec l’apparition progressive à l’écran de l’idéogramme qui veut dire « femme »
et que l’on trouve dans tous les mots qui expriment le féminin (fille, dame, mère, etc ...)
Bien joli travail de Sylvain.

(d’ailleurs, vous savez déjà ce que veut dire cet idéogramme, je l’explique dans la vidéo de Sète)


Et pour finir, ce par quoi tout a commencé.

Le tout premier duo, dansé un an plus tôt, sur cette même scène,

la fameuse histoire de thé.


Après tout ça, nous nous sommes retrouvés chez Jennifer, comme pour la création précédente,
pour un dîner regroupant toute la compagnie.
Avec Jennifer, nous avions décidé de faire simple : rosbif, patates.

L’important n’était pas le menu,
on voulait juste être ensemble une dernière fois
et souffler, simplement, dans un endroit où l’on se sentirait bien.


Je vous présente à nouveau la fine équipe, et les valeureux conjoints qui ont supporté le stress et l’absence
de celles qui m’ont accompagné pendant toute cette histoire.
De gauche à droite :
Jennifer, Anaïs, William (l’homme aux cookies et au taboulé croustillant), ce cher Sylvain,
Gabriel, Jim Wang debout, Mike, Fred, Wan Chu, le chorégraphe aux yeux bien fatigués,
et Cheng Wei avec ce même sourire stupide
(il faudra quand même que je lui dise … quand-même, il pourrait essayer autre chose)


Quelle chance j’ai eu de travailler avec tous ces gens.

Une équipe en or.
Merci encore à Jennifer et Gaby d’avoir accueilli mes amis, qui sont désormais les leurs.


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