11/09/18 - 3 - Taiwan été 2018 - la création - Jour 17 (3) - Finir ... tout finir
et à danser,
la technique est au rendez-vous
et un cours étonnant
je sors de ma sieste.
Çong Yen n’a pas bougé.
Il dort exactement dans la même position que celle dans laquelle je l'ai trouvé tout à l'heure.
Je fais un rapide état de lieux.
La salle est presque prête.
Tous les pendrillons et les projecteurs sont installés, le tapis de scène est posé, tout devrait être fin prêt dans une heure.
Cheng Wei et Ha Bao fument dehors, je me prépare une pipe et les rejoins.
16h,
je me demande ce que fait Anaïs.
Non pas qu’elle devrait déjà être là, mais en même temps cela aurait été une bonne chose.
On pourrait avancer sur le duo au parapluie.
Si jamais elle est dans le parc, elle doit pouvoir nous rejoindre.
Je lui envoie un mess...
Et comme d’habitude, je n’ai pas le temps de finir d’écrire que les cheveux rouges apparaissent.
Elle m’énerve !
(mais qu’est-ce que c’est bon!)
Comme j’avais parlé de 16h30, je n’ose retourner demander aux techniciens où ils en sont.
J’envoie Cheng Wei en éclaireur (c’est pratique d’avoir un assistant parfois ...) et attends son retour.
Rien ni personne.
Il a encore disparu.
Il est tellement sur tous les fronts que j’imagine aisément qu’il a été alpagué par quelqu’un d’autre pour résoudre un autre problème, et il m’a oublié.
Je m’aventure dans la salle.
On est revenu à la phase « lumières »
Tout est éteint.
Heureusement que j’ai vu tout à l’heure, que la salle était prête sinon je serai encore plus inquiet.
Je ne vais pas faire mon enquiquineur.
Je retourne dans les loges et j’attends.
Cheng Wei arrive en trombe :
« tu as le disque dur des vidéos ? »
En fait, ils étaient allé récupérer le vidéo projecteur.
Bon, ils auraient pu me prévenir mais je préfère ça.
Le souvenir de vendredi en tête, je prends fébrilement un des films finis.
La salle est éclairée,
Beï Ji est à la régie,
Cheng Wei lui amène le disque,
je tremble.
Silence,
écran blanc,
je m’assois
et finalement la vidéo du début du spectacle (vous savez « il est 7h ») apparaît.
L’appareil fonctionne sans problème.
Je respire un peu plus, une inquiétude en moins.
On m’explique ce qui s’est passé.
En fait, quand nous sommes venus, il n’y avait personne qui connaissait vraiment le fonctionnement de l'appareil.
Je pense que la jeune femme qui était là, savait juste où il était rangé mais rien de plus.
Alors avec Ha Bao, ils ont fait comme ils ont pu, tentant de me faire plaisir,
Pendant que je me réjouis de voir l’image fixe de la scène du bureau de tabacs, je me demande pourquoi on est venus vendredi s’il n’y avait pas de technicien.
Pourquoi Cheng Wei ne me l’a pas dit ?
Je sais que j’ai insisté, mais s’il m’avait donné cette raison, j’aurais rangé mon inquiétude de côté jusqu’à aujourd’hui.
Du coup, je me demande s’il avait vraiment prévenu l’équipe du théâtre de la raison de notre visite ?
Ha Bao a semblé beaucoup parlementer dans les bureaux.
C’est quand même bien frustrant quand on ne comprend pas les discussions.
Je pourrais demander aux garçons mais à quoi bon ?
L’essentiel c’est que tout rentre dans l’ordre à temps.
On prend le temps de regarder la traversée en ferry de Gushan à Cijin,
et aussi l’autre traversée, celle de Cheng Wei et moi en ville sur son scooter.
C’est toujours aussi impressionnant.
Surtout qu’ici, on projette sur le mur du fond.
C’est encore plus grand qu'à Martigues et ça va jusqu'au sol.
Voilà.
Ça y est.
Cette fois-ci, on est au théâtre.
Tout s’installe.
L’équipe technique me demande ce que j’en pense.
Je suis tellement content que le vidéo projecteur fonctionne que ma foi, je ne vois pas trop ce qui pourrait ne pas aller.
Là, Beï Ji me fait remarquer que le mur sur lequel on projette le film n’est pas tout à fait lisse.
Il y a notamment cette petite plaque presque au centre.
Tellement habitué à « faire avec », je leur dis qu’effectivement c’est dommage mais que ma foi, si on ne pouvait pas faire autrement, le public ne nous en tiendrait peut-être pas rigueur :
« demain, j’installe l’écran »
Il suffisait de demander ...
Je me sens aussi ridicule qu’à Martigues, quand je disais à Fred que quelque chose n’était pas possible et que le lendemain c’était réglé.
Des années de système D, cela installe des automatismes dont on ne se débarrasse pas en une petite tournée …
Il faudrait que je prenne l’habitude d’oser râler pour tout, j'obtiendrais sûrement plus de choses.
16h30,
pause clope pour Beï Ji.
(c’est la photo tout en haut)
Cela veut dire que j’ai enfin la réponse que Cheng Wei était allé chercher une demi-heure plus tôt.
Le plateau est prêt.
On peut continuer.
Avant le déjeuner, nous avions fini « Cijin » dans notre premier espace de répétition.
Arrivait maintenant l’incontournable séquence des « couchers de soleil »
(je crois que je n’aurais jamais autant écrit ces trois mots que dans ces derniers articles du blog)
tellement incontournable .. qu’on la contourne.
Dans la mesure où pour l’instant, nous mettons juste en espace chaque partie de la pièce et que pour les couchers de soleil (encore une !) nous ne dansons pas, nous passons directement au duo au parapluie, ce qui laisse le temps à Wan Chu d’arriver.
Comme les maîtres du temps sont avec nous, la taïwanaise arrive juste à temps pour que nous puissions faire « Cijin » et surtout les deux dernières danses.
Nous allons le plus vite possible pour « rentrer » car je sais qu’il faut absolument que l’on prenne du temps pour l’épilogue mais les placements de cette danse sont complexes.
Notamment ces entrées échelonnées où il faut que chacun calcule ses pas pour avancer le plus possible vers le milieu du plateau sans cacher un collègue alors que nous rentrons tous du même côté et que la danse fait des allers retours.
Vous n’avez rien compris ?
Simplifions :
Imaginez que vous deviez faire trois pas en avant puis deux pas en arrière, alors que votre collègue entre juste un peu après en faisant deux pas en avant, vous risquez de vous retrouver l’un derrière l’autre pour celui qui vous voit de profil.
Ça n’est pas plus clair ?
Laissez tomber.
Si ça vous tracasse, notez l’histoire dans un coin et quand la vidéo du spectacle arrivera, cela devrait s’éclaircir.
Si ça ne vous pose aucun souci de ne pas comprendre, et bien disons que c’était compliqué à mettre en place.
Après s’être donc un peu battu avec l’organisation spatiale de « rentrer », nous nous replongeons dans l’épilogue, que nous appelons « one » car c’est le premier mot de la bande son et que c’est le dernier repère que nous avons pour lâcher une position en équilibre pour le moins périlleuse.
Le souci n'est pas tant la position en soi, mais le temps dans lequel on reste dans cette position.
Et cette durée est aléatoire.
Explication.
La majeure partie de cette danse n’est pas calée sur la musique.
Il y a quelques repères sur des voix (notamment d’autres « one » en cours de route) mais pour le reste, nous sommes « à l’écoute »
Comment ça vous avez oublié ce que ça veut dire ?
Quand on danse « à l’écoute », les danseurs cherchent un unisson sans tenir compte du rythme de la musique.
Selon l’état de chacun, la vitesse du groupe est donc aléatoire.
Sauf que le fameux repère final du dernier « one » est fixé dans le temps.
Alors on arrive parfois dans la position sur une patte juste avant le son libérateur et l’équilibre est très court, mais parfois, on doit attendre perché sur une jambe, désespérément, jusqu’à ce que le bonhomme se décide à dire le mot magique.
Bon là encore, si vous n’avez rien compris, ça devrait être plus clair en le voyant.
(je ne sais pas qui est le chorégraphe ? mais si je le croise ...)
Donc « one ».
Comme je vous l’avais expliqué, nous ne l’avons pas refait depuis les représentations françaises.
C’est que c’est une partie qui m’émeut beaucoup.
Et comme certaines fois quand j’entends la musique, je dois retenir mes larmes, je préfère la répéter au dernier moment.
D’ailleurs en France, c’est aussi la dernière chose que tout le monde a appris.
Ce qu’il y a de bien, c’est que ce moment a été assez fort pour tout le monde.
Ce qui l’a rendu inoubliable.
La danse est donc revenue assez vite dans les corps
(enfin, il a fallu quand même un peu de temps hein …).
Une fois la mémoire ravivée, on peut assez vite passer à la mise en espace.
Là, ça se complique un peu.
La scène du 281 est bien plus large que celles des théâtres français où on a joué.
Cette danse étant essentiellement constituée de traversées, il a fallu adapter l’amplitude de nos déplacements.
Ce qui a somme toute été assez agréable mais a nécessité un temps certain d’adaptation.
Comme je suis entouré d’interprètes remarquables, nous avons placé tout ça sans râler (à part moi comme d’habitude) et ma foi, tant bien que mal, nous sommes prêts à répéter ce fameux épilogue en musique.
17h45,
les techniciens s’affairent à organiser les gradins pour le public.
La régie commence son déménagement jusqu’à sa place définitive.
Nous ne pourrons donc pas danser devant la vidéo pour cette fois mais ça sera prêt pour le filage.
En revanche, le bitoniau en plastique est toujours branché sur la console auxiliaire.
Nous faisons donc comme ce matin.
Ma tablette reliée en Bluetooth au bidule (c’est fou ce qu’on peut faire maintenant …), je lance l’épilogue.
Quand les premières notes de musique envahissent le plateau, mon cœur se serre.
Me reviennent à l'esprit les spectacles français, et surtout le dernier …
Je pense aux larmes, à Mike …
À ce moment-là, il va falloir être fort et redoubler de concentration.
D’ailleurs, à propos de concentration, il faudrait voir à ne pas trop se planter là maintenant tout de suite.
On se regroupe, ça commence.
Heureusement que je ne commence pas le premier !
Bon, ce premier essai n’est pas extraordinaire.
On s’en doutait.
Mais cela a permis de poser les choses, et aussi d’expliquer à Çong Yen quand il nous rejoint puisque juste après nous saluons.
18h,
toutes les danses d’ensemble sont « placées »,
enfin toutes celles où apparaissent les filles,
alors je les libère.
Enfin .. j’essaie.
Comme je n’ai cours qu’à 19h, et qu’elles n’ont pas d’impératifs horaires, elles me demandent de refaire des choses.
Je ne peux pas refuser de telles propositions.
Vu que l’espace scénique est prêt, autant en profiter.
Anaïs d’abord, veut revoir le duo au thé
(et elle a raison, on le bâcle toujours et ce matin il y avait des soucis de diagonale)
puis Wan Chu se dit que « Cijin » mériterait aussi d’être redansé.
(et elle a raison aussi, c’est le plus compliqué, et il y avait ces problèmes de profondeur qui sont apparus également ce matin)
Nous dansons donc à nouveau ces séquences, sur lesquelles il y a encore du travail, et elles acceptent de partir.
(ces deux jeunes femmes sont quand même extraordinaires)
Tout à l'heure, j’écrivais « toutes les danses où apparaissent les filles » parce qu’il nous reste une partie à voir dans cet espace.
La seule danse exclusivement masculine, celle que j’avais envisagé de placer après le déjeuner mais dont le principal protagoniste avait disparu : le solo du petit frère.
J’ai de la chance, il n’a pas encore fui.
Je lui propose de le faire.
Il me montre son genou endolori ...
Cette fois-ci, ça ne passe pas.
Qu’il me demande, comme d’habitude, s’il danse avec ou sans chaussettes, passe encore, on a l’habitude.
Mais le coup de la douleur, là maintenant, alors que je me bats avec mes deux jambes, mon dos et ma fatigue,
pas question.
Je lui dis que j’ai mal aussi mais que je veux tout finir aujourd’hui comme prévu.
De toute façon, je ne lui demande pas de le « danser », mais juste de repérer dans l’espace, comme on l'a fait pour le reste, où se passent les choses pour voir s’il y a des soucis.
Il obtempère.
(j’ai dû paraître assez contrarié quand je l’ai dit car il n’a même pas tenté de négocier)
18h30,
toutes les danses - sans exception - ont découvert le 281.
Le planning est respecté.
Je suis presque détendu.
Nous rangeons nos affaires (enfin surtout moi qui me suis éparpillé comme d’habitude).
Ordinateur, tablette, tenue de répétition, je remplis mon sac en préparant mes affaires pour le cours qui arrive (c’est la seule chose que j’aurai préparé pour ce cours d’ailleurs)
Pour nous la journée est finie.
Les techniciens ont encore à peaufiner quelques réglages.
En attendant, ils jouent sur leur portable.
et ce pauvre Ha Bao mange son premier repas de la journée
18h50,
je pars donner mon cours sur le scooter d’Ha Bao.
Cheng Wei et Çong Yen nous suivent.
Le premier va regarder, le second ... va prendre le cours !
(à sa place, je serai rentré me reposer mais bon ça me fait rudement plaisir qu’il y prenne goût)
Nous sommes à quelques minutes du studio, ce qui me laisse un tout petit peu de temps pour échafauder en vitesse un semblant d'échauffement.
En dehors de Çong Yen, ce sont les mêmes élèves que le jour où Anaïs et William sont arrivés.
On est sur du « grand débutant »
Je pourrais m’appuyer sur ce qu'ils ont appris ce cours mais ce jour-là, je n’étais pas assez présent pour me souvenir de ce que j’ai fait, alors je pioche dans ma batterie d’exercices tous prêts rangés quelque part dans mon cerveau.
Arrivé au studio, pendant que tout le monde s’installe, je regarde dans la tablette où sont les musiques qui me sont nécessaires et je me lance.
19h (et des poussières),
je commence l’explication du premier exercice.
Tentant de me concentrer sur ce que je fais (histoire de montrer deux fois la même chose à peu près correctement), je ne me rends pas tout de suite compte que j’ai un élève supplémentaire :
Ha Bao.
L’organisateur avait enfin osé.
J’avais bien vu ces derniers temps qu’il regardait tout le monde s’agiter avec beaucoup trop d’intérêt pour que ça ne soit que pour bien faire son travail d’administrateur.
Voilà, il a fait pas le pas.
Je le regarde, je souris, et je continue.
Aucune note ni aucune vidéo à propos de ce cours, si ce n’est une remarque sur le fait que Çong Yen était décidément très doué et que ce cher Ha Bao avait certaines capacités naturelles, notamment dans les équilibres, qui m’avaient très étonné.
Ces jeunes gens sont quand-même très agaçants.
Dommage qu'il n'y ait pas d'images.
Cela dit, je ne suis pas sûr qu'ils auraient accepté que je les filme ...
20h45,
après quelques selfies, on quitte les lieux.
Cheng Wei me demande s’il doit me raccompagner.
En fait, non, il me le propose, mais sa voix est tellement lestée de fatigue que je sens bien qu’il a lancé la phrase parce qu’il se sentait obligé de le faire.
Je pourrais rentrer en métro.
C’est juste en face.
Mais les quelques minutes de marche qui sépareront Formosa de l’appartement me semblent presque insurmontables là maintenant tout de suite.
Je pourrai toujours attendre le 248, mais à cette heure-là, il n’y en a plus beaucoup et il faut que je sois couché le plus vite possible.
Le scooter serait donc une bien belle option.
Mais je sais aussi que mon jeune ami a encore un bout de texte à traduire et à m’envoyer pour que je puisse finir la vidéo.
Ça serait bien qu’il le fasse ce soir avant de dormir et pas demain matin à l’arrache, dans les loges du théâtre, juste avant que j’envoie tout le monde sur scène pour faire la barre.
Dilemme.
Finalement, le corps l’emporte.
La voix pleine de scrupules, et peut-être encore plus fatiguée que la sienne, je m’entends lui répondre : « si tu n’es pas trop fatigué, je veux bien »
Et comme il ne sait pas dire non …
Je m’autopersuade alors que nous traversons la ville.
Bon, ça n’est qu’une demi-heure après tout.
Et puis il est jeune ...
Mon ami me dépose au coin de Cisian et Zhongshan.
Il faut que je fasse quelques courses, notamment pour le petit déjeuner de demain.
Des cookies aux pépites de chocolat et les fameux biscuits Tatawa fourrés d’une crème au même parfum.
Je vais au supermarché.
Quand j’arrive à la caisse, je me rends compte que mon portefeuille est ... vide.
Plus de billets.
Non non, on ne m’a rien volé
(on est à Taïwan, souvenez-vous)
J’ai juste oublié de remettre des billets dans le portefeuille.
Ils sont sagement rangés dans l’enveloppe de mon dernier salaire.
Heureusement, comme j’ai souvent la flemme de calculer, j’ai le réflexe de donner un billet de mille dollars taïwanais pour n’importe quel achat.
(mille dollars ... si on oublie le taux de change, on a l’impression que je suis un nabab ...)
Donc à chaque achat, on me rend de la monnaie.
Ce qui fait que j’accumule un stock conséquent de pièces dans mon portefeuille,
un des nombreux sujets de moquerie de Cheng Wei.
Et bien j’allais pouvoir lui dire demain que cela pouvait être très utile car en me débarrassant d’une partie de mon butin, j’ai pu partir du supermarché avec tous mes achats sans avoir à gérer d’incident diplomatique.
21h30,
je suis couché sur mon lit.
La journée a été longue et belle.
Cela mérite un smoothie.
Bon ok, j’aurais dû y penser plus tôt.
Maintenant que je suis là-haut, c’est un peu dommage.
Mais c’est à côté ... et je crois que me souvenir que cela ne ferme qu’à 22h.
Je rassemble toute mon énergie, et je vais au bar à jus du coin de la rue.
De l’alcôve, je vois la lumière.
C’est encore ouvert.
Les vendeuses me reconnaissent.
Leur sourire a changé.
Il n’est pas encore amical mais il est moins commercial.
C’est agréable ... et un peu triste, car je pars bientôt ...
21h50,
je bois mon smoothie de fruits frais, couché sur mon lit, en discutant avec les amis français.
Il ne faut pas je m’endorme, la journée n’est pas finie.
Il me reste tant de choses à faire … dont la lessive dont je vous parlais ce matin.
(il y a déjà deux articles ! vous vous rendez compte ? Là des notes, j’en avais !)
23h,
pendant que la lessive tourne, j’allume l’ordinateur , télécharge des images, modifie dans les films ce que j’ai vu aujourd’hui.
J’enregistre les versions modifiées pendant que j’étends le linge.
Voilà, ça suffit pour aujourd’hui.
0h12,
je m’apprête à éteindre ma tablette.
J’envoie un message à Cheng Wei pour qu’il n’oublie pas de traduire les trois phrases manquantes du premier film.
Il me répond qu’il est en train de le faire ... et qu’il voudrait un petit texte sur le rôle de Çong Yen dans la pièce.
Là ... à minuit passé ?
Impossible.
Ça attendra demain matin.






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