16/09/18 - 3 - Taiwan été 2018 - la création - Jour 22 (3) - Dernière soirée entre amis
Jerry notre nouveau fan,
de nombreuses surprises,
et les premières séparations.
Après avoir relancé le restless boy, j’ai enfin l’adresse du restaurant.
C’est dans le même quartier que la boutique de thé.
J’irais donc en bus avec le … 248.
19h25,
je suis à l’arrêt de la gare centrale, changé et douché,
le bus est en vue.
Je prépare ma carte de transport.
La porte s’ouvre et … c’est encore mon chauffeur :
« you again ? »
On rit.
Il me demande où je vais cette fois.
(ce qui est une manière discrète de vérifier que je prends le bon bus ...)
Je lui raconte que je dîne avec mes amis dans un restaurant juste après le centre culturel.
(il me laisse passer)
19h40,
après quelques minutes de marche dans la nuit mal éclairée, je suis devant l'endroit dont Cheng Wei m'a donné l'adresse.
C’est un barbecue japonais.
Çong Yen est déjà là, tout seul.
On essaie de discuter un peu mais son anglais et sa timidité nous mènent à un quiproquo.
Je crois qu’il me dit qu’il ne vient pas,
ce qui me fait de la peine car j’aurais aimé qu'il soit des nôtres pour ce dîner.
J’en conclus que s’il est là tout seul dehors, c'est qu'il attend que tout le monde soit arrivé pour nous dire au revoir.
Peut-être que certains de mes amis sont déjà à l'intérieur.
Je rentre dans le restaurant pour vérifier.
Personne.
Je ressors.
En fait, c’est ce qu’il essayait de me dire.
Il n’y a personne.
C’est juste pour ça qu’il attend dehors.
Je suis rassuré.
Cheng Wei arrive.
Il est seul …
Ha Bao nous rejoindra probablement au bar.
Je sais qu’il n’aime pas trop ce genre de restaurant
(et il faut dire que pour un taïwanais, c’est un peu cher)
Yung Hua ne l'a pas accompagné ?
Je demanderai pourquoi lus tard.
On rentre tous les trois dans le restaurant.
L'ambiance est proche de celle d'une cantine.
La salle résonne,
les serveurs hurlent les commandes vers la cuisine,
ils hurlent aussi quand quelqu’un arrive et quand quelqu’un s’en va.
On s’assoit à notre table réservée et Cheng Wei commence la traduction de la carte, en attendant que les deux couples arrivent.
Au menu, toute une liste de choses à griller, et quelques accompagnements.
Je prends du bœuf, du poulet, et des crevettes qu’il va falloir mettre à part parce qu’Anaïs est allergique.
Peut-être que nos amis voudront autre chose,
on finira la commande quand tout le monde sera là.
Les deux couples arrivent séparément.
Les taïwanais en scooter, et les français en taxi.
Ils s'installent à la table juste avant qu'arrive le serveur.
Un jeune homme dynamique et attentionné, surtout avec les touristes.
(l’art de l’accueil dans ce pays …)
Il commence à détailler la carte dans un anglais parfait.
On lui explique qu'il y a des anglophones autour de la table et que la traduction a déjà été faite.
Cheng Wei lui dit en mandarin ce que nous avons choisi et Jim complète la commande avec ceux que nos amis fraîchement arrivés ont envie d'ajouter à la liste.
Il crie le tout à la cuisine, qui lui répond tout aussi fort .
Drôle de manière de créer l’ambiance …
Il faut que je filme ça, forcément.
Autour de la table, on reparle bien-sûr du spectacle, de tout ce que l’on a traversé.
On rit de nos erreurs, on s’étonne des questions,
et on commente l'atmosphère du lieu qui, pour nous européens, est pour le moins singulière.
Le serveur revient avec trois bières … que l’on n’a pas commandé.
C’est un cadeau.
Ma foi, ça commence bien.
Les entrées arrivent.
Enfin quand je dis les entrées, c’est ce qui va en faire office, à savoir des bols de soupe miso.
Quelques temps plus tard alors que les accompagnements ont été servis.
On se rend compte qu’il y a des bols de riz à la ciboulette sur lesquels trône un œuf.
Certains d’entre nous en avaient effectivement commandé, mais il y en a trop sur la table.
On appelle le serveur.
C’est encore un cadeau.
On le remercie vivement de toutes ces attentions.
Vient le moment du plat de résistance : la viande.
Les lamelles de bœuf et de poulet sont délicatement étalées sur des plats.
Il y a aussi de la langue de bœuf que personne n’a commandé.
Vous l’avez déjà deviné … c’est cadeau.
On organise les victuailles en fonction du choix de chacun et des deux barbecues en centre de table, sous l’œil attentionné du serveur, qui s’attarde bien plus de notre côté que partout ailleurs dans le restaurant.
Je sens que les questions vont arriver sous peu.
Ça ne loupe pas :
« where do you comme from ? »
Nous y voilà.
Le jeune homme avait entendu de l’anglais, du mandarin et une autre langue dont il n’était pas sûr et il voulait comprendre.
Quand il entend que nous sommes français, il déroule l’étendue de son vocabulaire dans la langue de Molière.
Il ne connaît les basiques : « Bonjour, je m’appelle Jerry et je viens de Taipei »
« vous voulez du vin ? »
Il cherche tous les mots dont il se souvient jusqu’à finir par :
« voulez-vous coucher avec moi ce soir ? »
ce qui fait beaucoup rire Cheng Wei
(j’ai expliqué un peu plus tard dans la soirée à l’apprenti traducteur français-mandarin, en lui donnant la traduction de la phrase, que l’on ne disait pas cette phrase n’importe quand, probablement pas entre deux commandes dans un restaurant et encore moins à quelqu’un du même sexe à moins d’en avoir vraiment envie)
Les questions s'enchaînent.
Cheng Wei et moi lui racontons notre histoire un peu en anglais et beaucoup en mandarin.
Nous revivons ... la scène du bureau de tabacs du spectacle.
Je regarde William et Anaïs :
« vous voyez ? je n’ai rien inventé »
Notre ami Jerry revient avec des grosses crevettes et dit quelque chose à Cheng Wei en mandarin :
« alors vous ne devez pas y toucher, la cuisson des crevettes est délicate, il va venir le faire lui-même »
Même pour les taïwanais autour de la table, cela paraît exceptionnel.
Nous avons eu beaucoup de cadeaux depuis notre arrivée.
Il faut lui offrir quelque chose.
Quand il n’y a plus de cris de commande, ou que toutes les tables semblent être occupées à manger, je rappelle notre ami, sors ma tablette et lui montre un extrait du spectacle dans sa version française.
Je commence par quelque chose d’accessible : « la traversée »
Le jeune homme se fige.
Vous savez, en général, quand on montre une vidéo de danse, bien avant la première minute, il y a, dans le meilleur des cas, des commentaires ou des questions.
La plupart du temps on nous dit « c’est super » et on passe à autre chose.
Là rien de tout ça.
Le regard est rivé sur la tablette, notre hôte ne bouge plus.
Je suis étonné, flatté, et un peu inquiet car le bonhomme est au travail et ses collègues sont en train de s’occuper des clients des autres tables à sa place.
Mais il a l’air tellement captivé que l’on n’ose pas lui enlever ce qui semble être un cadeau à ces yeux.
Quand la danse est finie, il explique en mandarin à Cheng Wei qu’il a testé différentes disciplines artistiques.
Celle qui préfère c’est la photo mais il a aussi fait du hip-hop avec les groupes qui traînent près du mémorial de Chiang Kai Shek à Taipei.
Comme il nous l'a dit tout à l'heure, dans sa démonstration de français, il vient de la capitale.
Alors je lui demande :
« pourquoi tu es venu dans le sud ?
- par amour »
Une histoire similaire à celle de notre chère Wan Chu, sans le « petit crochet » canadien.
Je dis à Cheng Wei de lui rappeler qu’il travaille.
Le jeune homme éclate de rire.
Avant de disparaître, il nous demande :
« vous avez Instagram ?
- euh … non mais on est sur Facebook »
Demandes d’amis, on reste en contact.
Il semble que l’on ait un nouveau fan.
Notre nouvel ami revient à notre table, comme il l’a annoncé, pour réaliser une cuisson parfaite des crevettes.
Wan Chu a été touchée par son histoire.
Elle se souvient de son arrivée à Kaohsiung et des différences avec la capitale.
Pendant qu’il surveille que les crustacés soient juste à point, elle lui demande s’ils peuvent rester en contact par Facebook.
(oui tout à l'heure, Jerry s'était adressé à Cheng Wei et moi ... pas à Wan Chu ... donc ... elle demande à son tour)
Le jeune homme est ravi :
« Je vous donnerai tout !
- merci … mais j’ai déjà un mari »
On éclate de rire.
Une belle occasion de relancer notre blague de la veille.
« Wan Chu .. tu es sûr de ne pas avoir laissé ton hot spot grand ouvert ? »
Quelle belle soirée !
On avait presque l’impression d’être invité par Jerry à un barbecue chez lui.
Quand il revient nous demander si tout va bien, je lui montre un autre extrait (le duo au thé ou Cijin, je ne sais plus).
C’est reparti.
Il ne bouge plus.
Une fois de plus, on doit lui rappeler qu’il est au travail.
Le jeune homme se redresse, repère les plats de viande vides, les ramasse et nous demande très professionnellement si on veut autre chose.
Les filles n’ont plus faim.
Cheng Wei et moi reprenons une planche de bœuf australien.
Plus pour lui faire plaisir (et un peu par gourmandise) que par besoin de sentir repus.
« ok … mais je vais vous faire goûter quelque chose … »
Il revient avec notre commande et une autre petite assiette avec neuf morceaux de viande.
« c’est pour les français »
On rit à nouveau.
Dans « In Wei », Cheng Wei avait chorégraphié une danse qui racontait que si un étranger et un taïwanais tombaient dans la rue au même moment, ici, on s’occuperait d’abord de l’étranger.
Il semble qu’il avait raison.
Les morceaux de bœuf sont persillés.
Ils ont l’air particulièrement tendres.
« c’est japonais … ne les touchez pas ! je vais venir les faire griller »
Là, mon cerveau mouline.
Il ne peut quand-même pas faire ça …
Ah … vous n’êtes pas dans ma tête donc vous ne me suivez pas.
Vous le savez peut-être, il y a une race particulière de bœufs qui sont élevés dans la région de Kobe au Japon.
On dit que les éleveurs passent un temps certain à masser les animaux pour que la viande soit tendre à souhait.
C’est un mets très rare et donc très cher.
Je ne peux pas imaginer que ça soit ça.
Jerry revient.
Il met la viande sur le gril et dispose précautionneusement un peu d'ail haché et des fines herbes.
« ça vient d’une ville japonaise où le bœuf est spécial … »
Je me lance
« c’est Kobe ?
- ah ! vous connaissez ? »
Non, il ne peut pas faire nous faire ce cadeau-là.
Même si c’est la maison qui offre (et ce dont je doute de plus en plus).
Mais je sais que je ne peux pas refuser, ni demander de payer, sans le vexer.
Anaïs, William et moi partageons religieusement les morceaux de ce bœuf de Kobe
(et on en offre aussi à Cheng Wei mange le dernier)
J’ai payé pour Cheng Wei et Çong Yen.
Ces messieurs ont, je crois, payé pour leurs compagnes.
On fait évidemment une photo souvenir avant de partir,
et on dit au revoir à notre nouvel ami en se promettant de se revoir … la prochaine fois que l’on vient.
Cheng Wei lui demande :
« est-ce que tu pourrais nous appeler un taxi ?
- c’est déjà fait »
Service cinq étoiles, jusqu’au bout.
Ce genre de repas plein d’attentions qui va nous rendre encore plus difficile à vivre ce qui va se passer demain
et qui commence … maintenant.
Çong Yen ne vient pas avec nous au bar.
On va donc se séparer ici.
Le temps que la voiture arrive, je remercie chaudement le petit, lui dis qu’il a été exemplaire
et lui souhaite beaucoup de beaux projets car il le mérite.
Je ne suis pas sûr qu’il comprenne mais tant pis.
Au moins ça me fait du bien.
Les taïwanais reprennent leur scooter,
Çong Yen nous dit au revoir une dernière fois
et nous montons dans le taxi (qui sait déjà où aller puisque bien-sûr Cheng Wei a donné toutes les instructions)
En route pour chez Peter, au Goodness Bistro.
Écrire ce dernier texte m’a permis de me rendre compte que je n’avais plus de nouvelles de Jerry depuis longtemps.
Quand j'ai relu ce que je partage avec vous aujourd’hui, je lui ai envoyé un message.
Il a l’air de se bien se porter et d’avoir gardé intact le dynamisme débordant dont il avait preuve à notre rencontre.
C'est en le contactant que je suis retombé sur la photo de fin de repas.
Il l’avait publiée avec deux autres clichés.
L’affiche, dont on a dû lui faire cadeau, et le flyer que je lui avais dédicacé.
Il y a du monde de ce dimanche soir chez Peter.
On se serre un peu sur notre table réservée.
La première commande est passée.
Tout le monde est détendu, je sens la fatigue m’envahir.
La pression retombe.
Comme je dis souvent, la pulpe se redépose dans le fond.
Je n’ai qu’une seule envie, rentrer me coucher mais je ne peux pas faire ça à mes amis,
c’est la dernière soirée.
Dans quelques heures on dira au revoir à Ha Bao.
D’ailleurs, où est-il ?
Ça m’étonne qu’il ne soit pas encore arrivé.
Cheng Wei sort son smartphone pour l’appeler.
Appel en absence.
C’était Ha Bao qui se demandait ce qu’on faisait.
Je lui dis de le rappeler tout de suite pour qu’il nous rejoigne avant que tout le monde soit dans le même état que moi.
Hélas, je n'ai pas de photo de cette dernière partie de soirée tous ensemble.
Peut-être qu'Anaïs et William en ont ...
Demain à cette heure là, nous serons à l’aéroport probablement bien tristes.
Mais il nous reste toute un journée.
C'est à ça qu'il faut penser.
Que fait-on ? Quand se voit-on ?
On décide d’un déjeuner au restaurant à thé qu’Ha Bao nous a fait découvrir près de Yanchengbu en mars.
(vous avez forcément oublié, regardez, c'est là )
Rendez-vous à 12h15 au métro.
Ha Bao arrive quand nos verres sont vides.
Il ne peut pas boire seul.
Nous sommes donc forcés de commander un second cocktail pour l’accompagner.
(enfin … quand je dis nous, je crois que je fais référence aux français,
cela m’étonnerait que nos amis locaux nous aient suivi dans cette aventure.
M’est avis qu’ils n’avaient pas encore fini leur verre)
Je suis content que notre administrateur d'ami soit là avec nous, lui qui se démène dans l’ombre pour que tout aille bien.
Indispensable Ha Bao.
Je le revois en France découvrir le Palais des Papes en Avignon.
J’ai bien fait de lui offrir cette excursion.
Le deuxième cocktail me réveille un peu.
Enfin disons que mon coup de barre est passé.
C’est quand-même bien agréable de profiter de la soirée sans avoir à lutter contre le sommeil.
Tout ça me rappelle notre premier verre à mon arrivée.
J'ai été pris par le même genre de fatigue.
D’ailleurs, maintenant que j’y pense, je suis de plus en plus sujet à ces envies presque irrépressibles de dormir.
Je suis bien esquinté décidément.
Maintenant que je suis revenu et que tout le monde est un peu alcoolisé,
j'ose demander à Cheng Wei où est Yung Hua, son amoureuse (enfin ... en principe) :
« elle est rentrée chez elle … »
Je sens que mon ami n’a pas envie que l’on aille plus loin dans la discussion, on parle d’autre chose.
On n'a pas encore attaqué le débriefing.
C'est l'occasion.
Contrairement à la dernière fois où on s'est livré à cet exercice, il n’y a pas grand chose à dire.
Si ce n’est le problème de la promotion.
Wan Chu lui rappelle ce que son ami chorégraphe avait dit après la première,
je lui dis que même Su Ling ne se souvenait plus de quand on dansait.
Il va falloir faire mieux la prochaine fois.
Ce que mon ami retient, c’est la dernière partie de la phrase.
Et je crois que les autres oublient aussi le sujet de la conversation pour se focaliser sur ces trois mots : la prochaine fois.
Les filles me regardent avec un beau sourire.
Je crois connaître la réponse mais je demande aux français s'ils signeraient à nouveau :
« on va réfléchir … » me répond William à côté d'Anaïs qui éclate de rire.
Bon ... C'est gagné.
Les deux compères tirent des plans sur la comète.
Une autre pièce avec une première française, des stages, des cours.
Je les laisse échafauder toutes sortes de plans, de budgets qui permettraient de me payer le voyage et l’hébergement.
Ma tête et surtout mon corps se demandent si c’est bien raisonnable.
C’est vrai que l’on s’entend bien,
que globalement tout s’est bien passé,
que ça n’a pas de commune mesure avec l’épopée « In Wei »,
mais je me sens tellement fatigué, tellement usé.
Déjà par mon corps vieillissant qui se bat comme un beau diable pour tenir la dragée haute à tous ses camarades de jeu,
mais aussi par tout le reste, la paperasse, les budgets, la promotion,
je n’ai pas d’Ha Bao, et c’est bien dommage.
En tous cas, le fait qu'Anaïs et William soient partants me fait rudement chaud au cœur.
L’autre soir, je repensais à une remarque qu’Élise avait fait quand on rentrait du théâtre après le spectacle, comme nous l’avions fait avec Anaïs.
Elle regardait des pièces de monnaie taïwanaises et elle avait dit :
« je me demande ce que je vais pouvoir faire de tout ça, vu que je n’y remettrai jamais les pieds »
Ça m’avait tellement fait de peine.
Pas de ça cette fois,
et même une envie d’encore.
Cheng Wei et moi avons enfin réussi ce projet, né il y a déjà cinq ans.
2h passées,
tel la Cendrillon moyenne, je décrète qu’il faut lever le camp.
Surtout qu'il y a un déjeuner demain.
Il faut que je sois opérationnel assez tôt pour nettoyer l’appartement et réorganiser les sacs.
C’est la WeidanceCompany qui paye l’addition.
On remercie le patron.
Le taxi est appelé et va arriver très vite.
Il nous reste juste le temps de dire au revoir à Ha Bao.
Il prend d’abord dans ses bras Anaïs, puis William.
Je reconnais son regard perdu quand il arrive vers moi.
Je leur serre fort contre moi et le remercie pour tout.
Je le regarde à nouveau mais ma vue est brouillée, il tourne la tête pour ne pas me montrer qu’il pleure.
Ha Bao ...
Pendant que Cheng Wei indique au taxi les endroits où il doit nous déposer, je le reprends dans mes bras et lui dis de faire attention à lui.
Je monte à l’avant près du chauffeur.
Nous partons.
Anaïs a les yeux humides.
Je la comprends.
Je soupire et lui dis :
« et ça sera pire demain … »
2h45
Je fume une pipe sur le balcon
et écris sur Facebook :
Voilà, c’est fini.
Et cette fois-ci, ça l'est bel et bien.








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