15/09/18 - 1 - Taiwan été 2018 - la création - Jour 21 (1) - le lendemain matin


Un matin pas plus calme que les autres,
l'image ... encore.
Un rendez-vous manqué
et une belle surprise.





 


 



Samedi 15 septembre, 5h30


Je décide immédiatement d’adopter la même politique qu’hier : je me recouche.

6h30,
voilà qui est mieux.
D’autant que l’équipe de « Par Jupiter » sur France-Inter est à la Fête de l’Humanité.

C’est savoureux.

J’écoute la dernière partie de l’émission, consciencieusement incrusté dans mon matelas.

7h,
la voix de Laure Adler se fait entendre.

J’éteins.

Vraiment, Marie, je ne peux pas.
(Marie est une lectrice assidue du blog, comme Monique qui le lit souvent au café, ou Sophie qui passe plutôt le soir, ou encore Xavier qui partage avec moi la passion du thé et qui est monsieur Bitoniau de profession)
Donc pas de Laure Adler.
J’essaie un podcast du « Grand atelier », l’invité est Christian Boltanski.

Pas terrible.
Décidément …

Bon.

Tant pis.

C’est peut-être un message ?

Je me lève.

Après le petit déjeuner, je nettoie mes pipes et retouche quelques photos, notamment celle du groupe hier soir après le spectacle.

Voir nos sourires à la fin de cette première m’émeut aux larmes.

Je pense à tout ce que les spectateurs nous ont dit.
À ces questions pertinentes, parfois assez pointues.
Le doute revient m’envahir quant à la qualité de ce que nous avons montré,
mais la phrase de la prof de yoga me sauve :
« je pense que le public a été touché »
Heureusement que j’ai eu la chance d’entendre ces mots à la fin de toutes ces discussions !
S’accrocher à cette impression,
être heureux de la première,
et penser à la seconde.



Pendant qu’une partie de mon cerveau est plongé dans ces pérégrinations mentales, certains espaces sous ma boite crânienne répertorient dans mon corps les volumes qui ne seraient pas endoloris.

Le stress, les douleurs chroniques et un je ne sais quoi en plus de fatigue ont fait beaucoup de dégâts.

La scène pour moi en tant que danseur, surtout quand je suis aussi créateur, ça n’est décidément pas le paradis.

Je crois que ça me pèse plus que jamais …

Vite, se changer les idées.

Je fais un peu de promotion pour le spectacle.
Même si Ha Bao nous a promis des salles plus remplies, je veux être sûr que toutes mes connaissances sont au courant de l’événement.

Je publie des photos, envoie des messages privés,
j’espère voir des visages familiers dans ces deux prochains jours.

Toujours pour m’occuper l’esprit, je prépare mes affaires.
J’ai encore du temps avant de retourner au théâtre mais ça sera toujours ça de pris, dans le cas où, pour une raison qui n’est pas encore apparue, je me mettrais en retard au dernier moment.
C’est tellement un grand classique de la maison …

Mon sac est presque léger aujourd’hui.

J’aime bien.
C’est bizarre de ne pas être pressé.
J’avais presque oublié.
Et j’aime bien aussi.



 
9h55,
je m’accorde une dernière pipe sur le balcon.

Que c’est calme dans cet appartement ce matin !

Je croyais m’être débarrassé du gris, plus sombre que le ciel, qui envahissait ma tête en occupant mon esprit par des activités diverses mais je sens bien qu’elle arrive, qu’elle revient insidieusement, ma compagne de bien des jours :
cette chère mélancolie
.
Cet instant de détente sur le balcon, je devrais aimer aussi, mais …
le retour approche.

Dimanche soir va être rude, sans parler de lundi, et de mardi … et de la semaine suivante.

C’est quand même bien plus agréable quand j’ai une semaine de décompression (ou deux) avant de reprendre l’avion.
Cette fois-ci, pas de sursis avant l’embarquement.
Pas terrible tout ça.
Et puis …
il y a la petite question que j’étais sur le point de me poser à nouveau tout à l'heure,
celle qui m’a poussé à me changer les idées,
celle qui revient à chaque fois que je plonge dans mes réflexions de vieux danseur.
Là voilà qui envahit à nouveau toutes les salles de mon cerveau chères à Dominique
(qui est aussi une lectrice du blog) :

et si, il était temps de raccrocher ?

Bon.
Trouver du positif.
Le verre à moitié plein.
La pièce a plu.
Et dans les deux pays.
Mes camarades de jeu sont beaux, sont bons, et ils se battent comme des beaux diables.
Quant au retour, il y a au moins quelque chose de bien (du moins de mon point de vue).
Pour ce voyage, je vais pouvoir partager ma tristesse avec Anaïs.
Il y aura au moins quelqu’un qui va vraiment me comprendre.



Assez cogité, la douche m’appelle.

D’autant qu’avec ce petit quart d’heure sur la balcon, je suis déjà en sueur. 

Le temps est gris du typhon désormais philippin, mais la chaleur est toujours là.



10h25,
je ferme la porte avec la clé noire.

Une des dernières fois,
déjà.

Quand j’attends l’ascenseur, j’entends des pétards au loin.

Un des temples du quartier doit célébrer quelque chose.

On va dire que cela va nous porter bonheur.



10h30,
je marge sur Zhongshan road.

Mon casque n’est pas sur ma tête mais mon jukebox interne a lancé « World citizen » de David Sylvian.

Citoyen du monde, une expression que je déteste mais qui me rappelle l’étranger que je suis.
Je passe Hebei road, et repense à 2016, encore,
je traverse Bade road, Cisian.
À chaque pas, je sens mon pied droit qui dévie de ma sandale.

En observant mieux, je me rends compte qu’il n’y a pas que le pied qui n’est plus aligné.

Je suis tout décalé.

Mais on va tenir jusqu’à dimanche, j’en suis sûr.

Le souci, c’est que je n’aurais pas le temps de souffler et que dès mardi, il faudra que je sois tout aussi efficace.

On verra bien.

(oui je sais .. mais là je n’ai pas le choix, je suis obligé de l’écrire).



L’entrée du métro est en vue.

Marcher avec un sac aussi léger est quand même bien agréable.

Le fait de le faire si tôt m’a laissé un peu de temps.
J’aime bien ce rythme.

Le thé était bon ce matin.

Le thé ? La bouilloire !
J’ai oublié la bouilloire.

Message à Anaïs (la pauvre) : « vas-y sans moi » (encore !)


La tranquillité disparaît, je remonte à l’appartement au pas de course
(enfin … dans ma tête, c’est un pas de course)
Ne pas s’affoler, je peux encore prendre un 248 et arriver à l’heure.

Si je me souviens bien, le temps que je fasse l’aller retour, je devrais en avoir un.


Sourire au gardien,
ascenseur, clé bleue, clé noire,
(ça fait longtemps que je ne vous avais plus parlé de ces deux clés hein ?)

bouilloire, dernière vérification du sac, clé noire, ascenseur,
sourire au gardien,
je suis à nouveau sur Zhongshan.


Quand je suis au niveau de l’arrêt de bus, un 52 arrive.

Je ne suis pas sûr de son trajet mais pourtant il me semble l’avoir pris quand je suis allé au parc de Weiwuyin.

Je le prends.
Au pire, je sauterai à Formosa.


Le 52 est un bus électrique, comme le 205 que je prenais pour aller donner les cours au studio de Hsu Lin.

Il y a moins de secousses que dans les vieux 248 roses, c’est assez confortable pour écrire.

Je vais pouvoir remplir mon carnet.

Mais avant, je jette un œil sur mon portable, au cas où j’aurais des nouvelles des amis.
Peut-être y aura-t-il, comme hier, un retard commun ?

J’ai un message.

Mais pas de quelqu’un de l’équipe.
C’est Su Ling.

Attention !
Vous vous souvenez que Su Ling n’est pas Hsu Lin.
Le h a toute son importance.
L’une est l’incontournable directrice du département danse du lycée de Tsoying,
l’autre est aussi directrice mais du petit studio dont je vous parlais tout à l'heure.
Ça vous paraît évident vous ?
Oui à l'écrit peut-être, mais lisez donc les deux noms à voix haute.
Surtout qu'il faut éluder le g à la fin du Ling, un peu comme le e à la fin des mots français.
En tous cas, pour moi, ça n'est pas clair du tout.
Alors, pour éviter les quiproquos, Cheng Wei, qui a très bien compris que mon oreille n'était toujours pas aguerrie aux nuances du mandarin, parle de Su Ling « de Tsoying » ou de Hsu Lin « du petit studio ».
C’est une très bonne solution pour être sûr de savoir de qui l'on parle, et ça m’évite de voir mon ami se moquer de moi quand je confonds ces deux dames.
Fin de la digression.

Su Ling (de Tsoying !), disais-je, m’a laissé un message.

Elle a oublié quel jour je dansais.
Ça tombe bien c’est aujourd’hui.
Je lui envoie les horaires des deux spectacles et ajoute la session de rattrapage de demain.
Comme ça, elle a n'a presque plus d'excuses.

On arrive à Formosa, quelque chose me dit de ne pas descendre.
Le 52 va au parc, je le sens.
Vous me direz que plutôt que de sentir, j'aurais pu jeter un œil au site des transports de Kaohsiung,
et vous avez raison,
mais ce matin j'ai décidé de me la jouer autochtone.
Aller à Weiwuyin n'a aucun secret pour moi.
C'est dit.

Le bus jouet continue sur Zhongshan et tourne sur Wu Fu road.

Parfait.
Il va aller tout droit et s’arrêter juste au pied du nouveau théâtre.

Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ?
J'ai sûrement dû voir passer des 52 sous mon nez les autres matins de crise.
Aurais-je une attache sentimentale au 248 ?
C’est possible.
(et en l’écrivant, je me dis que c’est un peu bizarre d’être attaché à une ligne de bus …
vous me direz, je n’en suis pas à une bizarrerie près)

Nous traversons la ville, grise et tranquille.
Peu de gens dans les rues, dans les jardins.
On pourrait presque imaginer que le week-end a le même sens ici qu’en Europe.
Mais je sais que si je fais le même trajet dans une heure cela sera bien différent.
Seuls les bureaux des administrations sont fermés.
Les boutiques ouvrent à peine.
L’agitation va revenir.


Les quartiers que nous traversons sont aussi paisibles que le bus est silencieux,
pourtant, je suis inquiet.

Pourquoi ? Allez savoir.

Je n’ai pas de messages de mes amis,

j’ai la bouilloire et je suis presque à l’heure.
Si mon plexus et tout ce qu’il y a derrière pouvaient pleinement réaliser toutes ces choses …



Comme prévu, le 52 me raccourcit le trajet jusqu’au 281.

Il s’arrête bien où je me l'étais dit.

Ce nouveau théâtre est quand-même un magnifique bâtiment.
Surtout aujourd’hui où tout est particulièrement mis en valeur par des éclairages qui offrent un écrin à la bâtisse, créant des espaces joliment éclairés dans les allées tout autour, dans les alcôves, dans les passages sous les scènes.
Il y aurait de quoi faire un spectacle rien qu’en utilisant ces endroits.

Je suis sûr que certains ont déjà l’idée.

L'édifice est un peu trop grand à mon goût mais bon, ici, ils aiment ce genre d’architectures monumentales.
Je pense aussi que, comme Kaohsiung et Taipei sont rivales, la ville du sud a voulu avoir un lieu qui pouvait rivaliser avec le théâtre national de la capitale.

 



Je traverse le parc sous une petite pluie fine, c’est beau.

À sa façon, le typhon nous fait aussi un joli cadeau.

11h10,
je dis bonjour à tout le monde.
Çong Yen révise déjà.

Les filles m’attendent, les yeux rivés sur je ne sais quoi sur leur téléphone.

Quelle patience il faut avoir pour travailler avec quelqu’un d’aussi étourdi que moi.

Je leur raconte la raison de mon retard.
Évidemment, elles ne sont pas étonnées.
Tout avait bien commencé pourtant.

Wan Chu me dit qu’elle avait un ami chorégraphe qui est venu voir le spectacle hier.

Je ne m’étais pas trompé.

J’avais bien senti dans le regard du jeune homme quelque chose de plus analytique que dans les yeux des autres spectateurs.

Notre collègue ne lui a pas dit qu’il avait aimé le spectacle.
(mais ça ne veut pas dire qu’il ne l’a pas aimé ...
c’est souvent comme ça ici ... je sais … c’est compliqué … mais on s’y fait … ou pas)
Il ne lui a donc pas dit cette phrase qui m'aurait fait bien plaisir mais lui a fait des retours que je trouve plutôt judicieux.

Pour lui, c’est plus une histoire dansée qu’un spectacle de danse.
(que ce jeune homme est perspicace !)
Il a trouvé la danse très organique, et  « c’est très ingrat, parce que ça a l’air simple alors que ça ne l’est pas »
(je l’aime bien ce garçon)
Pour lui, le gros souci, c’est la promotion.

« ça n’est pas normal qu’il y ait eu si peu de monde, on aurait dû voir l’info partout »
Je suis, une fois de plus, bien d’accord avec lui.

Le débriefing avec Ha Bao et Cheng Wei tournera principalement autour de ce sujet.
Cela dit, si ce cher spectateur dit ça, c’est qu’il aurait aimé que plus de gens voient le spectacle.

Donc … c’est qu’il a aimé.

Vous voyez … on y vient.

11h30,
Cheng Wei arrive, façon tornade,
suivi de Ha Bao tout aussi dynamique.

Cela tranche violemment avec l’ambiance qui régnait dans les loges jusque là.

Pour une fois, ça n’est pas moi qui suis dans le rôle de celui qui arrive tout essoufflé en ayant attrapé un train in extremis.

Ce coup-ci, je suis dans le train.

Première question de notre collègue : mange-t-on avant ou après la barre ?

Nous parlions création, organicité, promotion de spectacle,
et nous voilà replongés d’un seul coup d’un seul dans des considérations pour le moins pragmatiques.
Évidemment, je n’ai aucune idée sur la question.
Mon petit déjeuner a endormi la partie de mon cerveau qui privilégie ce genre de choses.
Du côté des filles, on est entre l’étonnement du contraste des deux conversations et le désintérêt total de donner une réponse.
Nous essayons de botter plus ou poliment en touche mais Cheng Wei insiste, et nous fait comprendre d’une manière toute taïwanaise qu’il faudrait manger avant.
Comme ça nous est parfaitement égal, nous nous rangeons à sa décision.

Nous voilà à nouveau dans un cas de dialectique toute taïwanaise.
Contrairement à moi, le jeune homme n’a probablement pas petit déjeuné et bien-sûr, maintenant, il a faim.
Là, où quelqu’un comme moi aurait dit :
« bon ! j’ai faim. On mange maintenant ? »
Lui a décidé de passer par une série de circonlocutions dont je cherche encore l’utilité.
Un peu comme quand l'ami de Wan Chu a préféré dire que c'était dommage que tout le monde n'ait pas pu voir ce spectacle, plutôt que de dire : « c'était super ! »
Approche directe ou lecture entre les lignes ?
Je ne suis pas sûr qu'il y ait de bonne solution.


Dans la foulée de la prise de décisions du jeune homme affamé, Ha Bao nous annonce d’une manière ferme et définitive, que ce sera cuisse de poulet pour tout le monde.
Puis, il ajoute … que si on veut autre chose, il suffit de demander …
Je ris.

En gros, on mange ce qu’on veut.
Ces taïwanais quand-même …
L’administrateur passe le coup de fil pour commander le déjeuner et nous reprenons nos discussions artistiques.


Le livreur arrive.

Cheng Wei se rue sur sa lunch box.

J’avais raison, il avait vraiment faim.

Anaïs ne mange pas.

Je serais tenté de faire comme elle mais je grignote un peu.
Le petit déjeuner ne me donnera peut-être pas assez d’énergie pour danser mais je n’ai pas envie d’être trop lourd pour le spectacle.
C’est dans deux petites heures maintenant.

Tant de réflexions pour une lunch box !
En même temps, je me réjouis de n’avoir que ce sujet de réflexion profonde à quelques heures de rentrer sur scène.
Quand je pense aux trois dernières matinées, c’est bien plus agréable.



13h passe,
on devrait commencer la barre mais Cheng Wei s’agite.

On croit comprendre qu’il fait de la promo de dernière minute.

Il va vraiment falloir que l’on reparle de tout ça.
C’est un peu tard pour secouer tout le monde il me semble.


Puisque l’on ne danse pas encore, je vais faire ma mise.

Comme ça, s’il y a de l’affolement par la suite, ça serait fait, et dans le calme.

Quand j’arrive sur la scène, Çong Yen est déjà là en pleine révision.
Je distingue aussi Anaïs, allongée dans la lumière bleue.

Je fais de même après avoir salué l'équipe technique.
Étendu de tout mon long, je ferme les yeux et fais à nouveau le point de mes douleurs.

J’aurais aimé pouvoir enregistrer l’ambiance sonore : un beau silence ponctué par la voix de Çong Yen chuchotant son texte.
Wan Chu nous rejoint peu de temps après.

Je lui laisse le temps de se reconnecter au plateau et dis aux filles de faire leur mise.
Pendant qu’elles organisent leurs accessoires, j’appelle Cheng Wei.
Il faut que l’on fasse la barre avant qu’il ne soit trop tard.

Je connais trop le bonhomme.

Il va me dire que danser sans se chauffer n’est pas un problème pour lui et après, il va se plaindre d’avoir mal partout.
Alors je l’appelle sans lui dire pourquoi et quand il est là, j’annonce :
« warm up »
Comme ça, il est piégé.

13h20,
les premières notes de la musique du premier exercice réveillent le théâtre, je vois une ombre.
Quelqu’un nous a rejoints :
« ah … messieurs dames, nous avons un invité »
Çong Yen veut faire la barre avec nous.
Il va finir par y prendre goût je vous dis.

D’ailleurs, j’ai remarqué que de temps en temps, il fredonne les musiques de la pièce en esquissant quelques mouvements.

À la fin de la barre, je lui dis ce que j’ai vu.

Il rit et il me montre un extrait de chaque partie en chantant.

C’est adorable.

Pour « la traversée », il a surtout retenu notre entrée.
Il me vient une idée :
« pourquoi tu ne rentres pas sur scène comme nous quand tu reviens juste après pour ton texte sur les scooters ?
- je peux ?
- mais oui ! »
Une nouveauté dans le spectacle aujourd’hui.

14h,
ouverture public.

On disparaît dans les loges.
Nous ne sommes pas prêts du tout.
Heureusement qu’hier soir, on a décidé de ne pas attendre en coulisses pendant la demi-heure où les spectateurs s’installent.
Il faudrait à nouveau que l’on annonce un quart d’heure de retard …

Pendant que tout le monde se prépare, je jette un œil à l’écran de contrôle.

Les premiers rangs se remplissent.
Je ne reconnais pas grand monde si ce n’est les enfants du studio de Fongshan, chaperonnés par la fameuse directrice.
On aura plus de monde qu’hier, c’est sûr.
Et ça aussi, c’est bien agréable.


On est reparti pour une journée en trois épisodes, la suite, c'est par là >>>








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