05/08/2017- 2 - 十鼓 - les concerts
dix tambours,
lieu ô combien atypique,
où l'on peut apprendre
voir et entendre
Samedi 5 août,
15h25,
Il ne faut pas trop traîner,
à 15h30 quelque chose d’autre nous attend dans cette ancienne raffinerie pleine de surprises …
Après cette bien jolie rencontre, nous reprenons la grande allée,
On pousse une porte.
Ce sont sur des jeunes en stage d’été.
Ils prennent un cours de solfège.
Wan Chu et Jim demandent leur chemin au professeur, c’est de l’autre côté du bâtiment.
On fait donc le tour et nous voilà devant une salle de classe en plein air.
Mais une salle pas tout à fait comme les autres puisqu’à la place des bureaux, il y a des tambours.
Nous allons suivre un cours d’initiation à la percussion.
Chacun s’installe sur son petit tabouret après avoir pris une paire de baguettes blanches
qui ressemblent plus à des cierges qu’à des instruments de tambourinaire …
(vous pouvez les voir dans le bac en plastique blanc en bas de la photo).
Tous les âges sont représentés dans le public : des petits garçons dont on sent la cruelle envie de taper,
aux jeunes gens qui après avoir sauté du haut de l’immeuble, se sont dit pourquoi pas,
en passant par des personnes plus âgées ou des touristes comme nous.
L’animatrice nous explique comment tenir les baguettes,
où taper pour obtenir des sons différents,
elle nous fait tester,
et nous voilà prêts ... pour un concert ... dont nous sommes les musiciens.
Répétition.
Il y a sur un grand tableau, une partition simplifiée.
En noir, on tape au milieu du tambour.
En rouge, sur les bords.
Double trait pour les croches, simple trait pour les noires, pas de trait pour les blanches
Le rond est un soupir.
On s’entraîne ligne par ligne.
Puis on joue le tout ...
Alors deux choses vous ont peut-être étonnés dans la vidéo.
La première concerne ceux qui savent lire la musique
et qui ont fait le lien entre la vidéo et le tableau de la photo précédente.
Vous avez peut-être remarqué que la fin de ce qu’on a joué n’était pas sur le tableau.
Effectivement.
La dernière phrase est visiblement internationalement connue.
L'animatrice ne l’a pas montrée lors de l'apprentissage.
Quand on a eu fini nos exercices, elle a juste dit quelque chose qui a fait que tout le monde s'est mis à taper
ce rythme … que je connaissais déjà pour l’avoir entendu ailleurs
(chez les supporters de certaines équipes de foot par exemple)
Ensuite,
(et là c’est pour tout le monde …)
juste avant que l’on joue la dernière phrase justement,
la caméra a bougé.
Et bien, c’est parce que je me suis - encore - fait remarquer :
étant assis sur ces petits tabourets en plastique, je n’avais plus la place pour caser mes jambes proprement,
j’ai voulu me reculer tout en continuant à jouer,
mais au lieu de riper, le tabouret a basculé en arrière à cause des fragiles pieds en plastique ployant sous un poids probablement un peu trop lourd pour eux.
J’ai donc fini le concert ... le cul par terre ...
mais je n'ai pas arrêté de jouer !
Passons vite à autre chose.
Le prochain rendez-vous est à 16h.
Nous avons juste le temps.
Retrouver la première allée - celle des tables - ,
puis le bâtiment d’où les jeunes se jettent dans le vide.
(si vous ne voyez pas de quoi je parle, c’est que vous avez loupé l’article précédent, je vous l'avais dit ..),
Voilà, on y est.
Alors maintenant, nous allons assister à un concert.
Un vrai ...
Nous suivons la foule et tout en regardant les oeuvres d’art (plus ou moins réussies) installées partout,
nous rejoignons la file d’attente.
Ma chemise est trempée de sueur.
Jim est dans le même état.
« Ooooh, je crois qu’il va pleuvoir ? »
Jim éclate de rire et ajoute : « 70% ! »
Pauvre Wan Chu :
« mais je vous assure que c’était écrit ! »
Nous sommes interrompus dans nos blagues par la jeune fille préposée à l’organisation qui a l’air très contrariée.
Elle dit plein de trucs sur un ton peu avenant.
« ah ! nous nous sommes trompés de file » me dit Wan Chu.
C’est qu’à cet endroit, on attend pour deux choses.
le saut dans le vide,
et le concert.
Là, visiblement, tout le monde était mélangé.
Et ça, vu le niveau de décibels utilisé par la jeune fille, ça n’allait pas.
Mais alors pas du tout !
Tous ceux qui vont au concert sortent du rang, et en respectant l’ordre dans lequel ils étaient,
vont former une autre file dans un couloir perpendiculaire à la ligne qu’ils viennent de quitter,
laissant les sauteurs dans le vide entre eux.
Je n’imagine même pas cette situation en France.
Déjà sans matérialisation des files d’attente, il n’y aurait peut-être pas eu de jolie ligne,
et puis avec ce changement, non seulement, ça aurait râlé mais en plus ça aurait grugé de tous les côtés …
générant bien-sûr d’autres raisons de hausser le ton.
Et bien pas là.
Pas de bousculade, pas de cris (sauf bien sûr la jeune fille qui continue à manifester son mécontentement)
juste une vague rumeur …
Une fois la ligne reconstituée,
les hurlements semblent changer de sujet.
Wan Chu sorts les tickets d’entrée au parc.
Ils serviront de sésame pour accéder à la salle de spectacles.
Mais attention ! Chacun le sien !
Au contrôle, notre charmante hôtesse ne veut pas de paquet de deux, de trois, de six ou de trente-cinq !
En ligne,
un par un,
son ticket à la main.
Tout en avançant dans la file, nous échafaudons tout un tas de scénarios
sur les raisons de la contrariété de l'aboyeuse.
Un amour contrarié ? un problème gastrique ?
Avec ces chaleurs, tout est envisageable ...
Elle me rappelle un agent de la police de l’air et des frontières de Roissy qui devait nous dire de changer de file
parce que les guichets de contrôles de passeport étaient fermés dans une première salle.
Sa vocifération était de la même qualité ...
Je rentrais du Canada.
Les touristes québécois qui mettaient les pieds en France pour la première fois ont apprécié ...
Il y a largement de quoi faire une scène de taille respectable avec un nombre de gradins suffisant dans ce gigantesque entrepôt de stockage qui abrite la magnifique salle de spectacle par laquelle nous accédons par le haut.
Nous nous installons côté jardin à quelques rangs de la scène.
Sur le proscénium, un écran blanc très fin, nous permettant d’entrevoir la multiplicité des instruments
dont peuvent se servir les musiciens qui vont bientôt investir le plateau.
(j’ai pris la photo juste après spectacle, d’où les lumières et la disparition de l’écran, car pendant que nous étions
en train de nous asseoir, la charmante jeune fille a hurlé que les photos étaient interdites … j’ai obtempéré).
En prologue, on nous diffuse un film sur l’établissement.
Y est expliqué la philosophie du lieu,
l’envie de maintenir tous les patrimoines aussi bien culturel qu'industriel.
On nous présente les musiciens qui vont jouer.
De ce que j’ai compris, il y a plusieurs orchestres et celui de l’été est particulier.
Ce sont des jeunes bacheliers, un peu comme ceux de Tsoying, mais ceux-là on choisit la musique.
S’ils ont le même niveau que les danseurs, on ne devrait pas être déçus.
On nous montre aussi des images du centre la nuit.
C’est vrai qu’ici elle tombe relativement tôt et que ça ne ferme pas avant 21h.
Wan Chu nous dit que l’on pourrait dîner sur place et continuer de se promener à la nuit tombée.
Pourquoi pas ?
Pour finir l’introduction, un texte défile nous demandant de nous présenter :
ceux qui sont du nord de l’île doivent lever les bras,
ceux du sud, taper des mains,
ceux de l’est taper des pieds,
....
et les étrangers, doivent se lever et dire bonjour aux autres.
Me voilà seul debout à hurler « hello everybody ! » au reste du public … qui me répond.
On nous annonce le programme.
Il y aura trois parties, dont une qui s’appelle le Phénix,
et me fait penser à Babeth Angelvin (dont je vous parlais l’autre jour),
une de nos collègues l’a décrite telle un phénix.
Des percussions, cela lui aurait sûrement plu.
Le concert commence.
La claque.
Une voix, une flute, que des tambours pour autre instrument.
Rythmiquement époustouflant,
d’une puissance inouïe,
on en prend plein les oreilles.
Et en plus, ce sont des gamins !
Une grosse demi-heure après, le public est unanime et en redemande.
L’occasion pour moi de vous dire qu’ici, on ne dit pas « bis »,
(le latin, c’est une langue encore plus étrangère que morte …)
on crie « encore » ... en français dans le texte !
Un des musiciens (sacrée bête de scène) revient sur le plateau,
nous fait hurler, taper en rythme, danser,
puis rappelle ses collègues pour un second final tout aussi impressionnant que le précédent.
Cette fois-ci, c’est fini.
Nous quittons la salle par l’avant en longeant la scène.
On croise la jeune fille hurlante.
Elle a l'air bien plus détendue.
(j’en profite donc pour prendre la photo).
Juste à la sortie,
les jeunes sont là.
Ils vendent le CD de leurs ainés.
J’en achète un (forcément …) et profite pour prendre une photo de l’équipe.
Puisqu’elle a l’air de bonne composition, Wan Chu demande à la jeune si elle peut nous prendre tous en photo.
« of course ! »
On s’organise.
Ça déborde un peu.
Ça rigole
Je m’entends dire : « Come on … You ! Go there! »
Le jeune (celui-là même qui nous faisait hurler tout à l’heure) s’exécute.
Wan Chu éclate de rire.
« Regarde comme il t’obéit »
Je suis un peu gêné.
C’est vrai que je ne pensais pas qu’il le ferait.
J’étais plus partie pour une série de plaisanteries.
La jeune fille fait une ou deux photos avec le smartphone de Wan Chu.
« hi, er, san ! … one, two, three ! »
Bon, la photo n'est pas super réussie.
Mais comment faire le point lumière correctement avec des couleurs qui vont de la chemise blanche de Wan Chu
à ma couleur de peau, qui dépasse largement sa couleur d'été habituelle.
Je les remercie de tout coeur et nous reprenons la visite de ce 十鼓, qui nous réserve ma foi bien des surprises.
Une chose est sûre,
après l’image de moi, les deux fers en l’air en train de taper sur un tambour,
ce concert aura été le meilleur moment de cette journée qui déjà était bien agréable.
lieu ô combien atypique,
où l'on peut apprendre
voir et entendre
(il est préférable d'avoir parcouru l'article précédent pour continuer l'aventure …)
15h25,
Il ne faut pas trop traîner,
à 15h30 quelque chose d’autre nous attend dans cette ancienne raffinerie pleine de surprises …
Après cette bien jolie rencontre, nous reprenons la grande allée,
On pousse une porte.
Ce sont sur des jeunes en stage d’été.
Ils prennent un cours de solfège.
Wan Chu et Jim demandent leur chemin au professeur, c’est de l’autre côté du bâtiment.
On fait donc le tour et nous voilà devant une salle de classe en plein air.
Mais une salle pas tout à fait comme les autres puisqu’à la place des bureaux, il y a des tambours.
Nous allons suivre un cours d’initiation à la percussion.
Chacun s’installe sur son petit tabouret après avoir pris une paire de baguettes blanches
qui ressemblent plus à des cierges qu’à des instruments de tambourinaire …
(vous pouvez les voir dans le bac en plastique blanc en bas de la photo).
Tous les âges sont représentés dans le public : des petits garçons dont on sent la cruelle envie de taper,
aux jeunes gens qui après avoir sauté du haut de l’immeuble, se sont dit pourquoi pas,
en passant par des personnes plus âgées ou des touristes comme nous.
L’animatrice nous explique comment tenir les baguettes,
où taper pour obtenir des sons différents,
elle nous fait tester,
et nous voilà prêts ... pour un concert ... dont nous sommes les musiciens.
Répétition.
Il y a sur un grand tableau, une partition simplifiée.
En noir, on tape au milieu du tambour.
En rouge, sur les bords.
Double trait pour les croches, simple trait pour les noires, pas de trait pour les blanches
Le rond est un soupir.
On s’entraîne ligne par ligne.
Puis on joue le tout ...
Alors deux choses vous ont peut-être étonnés dans la vidéo.
La première concerne ceux qui savent lire la musique
et qui ont fait le lien entre la vidéo et le tableau de la photo précédente.
Vous avez peut-être remarqué que la fin de ce qu’on a joué n’était pas sur le tableau.
Effectivement.
La dernière phrase est visiblement internationalement connue.
L'animatrice ne l’a pas montrée lors de l'apprentissage.
Quand on a eu fini nos exercices, elle a juste dit quelque chose qui a fait que tout le monde s'est mis à taper
ce rythme … que je connaissais déjà pour l’avoir entendu ailleurs
(chez les supporters de certaines équipes de foot par exemple)
Ensuite,
(et là c’est pour tout le monde …)
juste avant que l’on joue la dernière phrase justement,
la caméra a bougé.
Et bien, c’est parce que je me suis - encore - fait remarquer :
étant assis sur ces petits tabourets en plastique, je n’avais plus la place pour caser mes jambes proprement,
j’ai voulu me reculer tout en continuant à jouer,
mais au lieu de riper, le tabouret a basculé en arrière à cause des fragiles pieds en plastique ployant sous un poids probablement un peu trop lourd pour eux.
J’ai donc fini le concert ... le cul par terre ...
mais je n'ai pas arrêté de jouer !
Passons vite à autre chose.
Le prochain rendez-vous est à 16h.
Nous avons juste le temps.
Retrouver la première allée - celle des tables - ,
puis le bâtiment d’où les jeunes se jettent dans le vide.
(si vous ne voyez pas de quoi je parle, c’est que vous avez loupé l’article précédent, je vous l'avais dit ..),
Voilà, on y est.
Alors maintenant, nous allons assister à un concert.
Un vrai ...
Nous suivons la foule et tout en regardant les oeuvres d’art (plus ou moins réussies) installées partout,
nous rejoignons la file d’attente.
Ma chemise est trempée de sueur.
Jim est dans le même état.
« Ooooh, je crois qu’il va pleuvoir ? »
Jim éclate de rire et ajoute : « 70% ! »
Pauvre Wan Chu :
« mais je vous assure que c’était écrit ! »
Nous sommes interrompus dans nos blagues par la jeune fille préposée à l’organisation qui a l’air très contrariée.
Elle dit plein de trucs sur un ton peu avenant.
« ah ! nous nous sommes trompés de file » me dit Wan Chu.
C’est qu’à cet endroit, on attend pour deux choses.
le saut dans le vide,
et le concert.
Là, visiblement, tout le monde était mélangé.
Et ça, vu le niveau de décibels utilisé par la jeune fille, ça n’allait pas.
Mais alors pas du tout !
Tous ceux qui vont au concert sortent du rang, et en respectant l’ordre dans lequel ils étaient,
vont former une autre file dans un couloir perpendiculaire à la ligne qu’ils viennent de quitter,
laissant les sauteurs dans le vide entre eux.
Je n’imagine même pas cette situation en France.
Déjà sans matérialisation des files d’attente, il n’y aurait peut-être pas eu de jolie ligne,
et puis avec ce changement, non seulement, ça aurait râlé mais en plus ça aurait grugé de tous les côtés …
générant bien-sûr d’autres raisons de hausser le ton.
Et bien pas là.
Pas de bousculade, pas de cris (sauf bien sûr la jeune fille qui continue à manifester son mécontentement)
juste une vague rumeur …
Une fois la ligne reconstituée,
les hurlements semblent changer de sujet.
Wan Chu sorts les tickets d’entrée au parc.
Ils serviront de sésame pour accéder à la salle de spectacles.
Mais attention ! Chacun le sien !
Au contrôle, notre charmante hôtesse ne veut pas de paquet de deux, de trois, de six ou de trente-cinq !
En ligne,
un par un,
son ticket à la main.
Tout en avançant dans la file, nous échafaudons tout un tas de scénarios
sur les raisons de la contrariété de l'aboyeuse.
Un amour contrarié ? un problème gastrique ?
Avec ces chaleurs, tout est envisageable ...
Elle me rappelle un agent de la police de l’air et des frontières de Roissy qui devait nous dire de changer de file
parce que les guichets de contrôles de passeport étaient fermés dans une première salle.
Sa vocifération était de la même qualité ...
Je rentrais du Canada.
Les touristes québécois qui mettaient les pieds en France pour la première fois ont apprécié ...
Il y a largement de quoi faire une scène de taille respectable avec un nombre de gradins suffisant dans ce gigantesque entrepôt de stockage qui abrite la magnifique salle de spectacle par laquelle nous accédons par le haut.
Nous nous installons côté jardin à quelques rangs de la scène.
Sur le proscénium, un écran blanc très fin, nous permettant d’entrevoir la multiplicité des instruments
dont peuvent se servir les musiciens qui vont bientôt investir le plateau.
(j’ai pris la photo juste après spectacle, d’où les lumières et la disparition de l’écran, car pendant que nous étions
en train de nous asseoir, la charmante jeune fille a hurlé que les photos étaient interdites … j’ai obtempéré).
En prologue, on nous diffuse un film sur l’établissement.
Y est expliqué la philosophie du lieu,
l’envie de maintenir tous les patrimoines aussi bien culturel qu'industriel.
On nous présente les musiciens qui vont jouer.
De ce que j’ai compris, il y a plusieurs orchestres et celui de l’été est particulier.
Ce sont des jeunes bacheliers, un peu comme ceux de Tsoying, mais ceux-là on choisit la musique.
S’ils ont le même niveau que les danseurs, on ne devrait pas être déçus.
On nous montre aussi des images du centre la nuit.
C’est vrai qu’ici elle tombe relativement tôt et que ça ne ferme pas avant 21h.
Wan Chu nous dit que l’on pourrait dîner sur place et continuer de se promener à la nuit tombée.
Pourquoi pas ?
Pour finir l’introduction, un texte défile nous demandant de nous présenter :
ceux qui sont du nord de l’île doivent lever les bras,
ceux du sud, taper des mains,
ceux de l’est taper des pieds,
....
et les étrangers, doivent se lever et dire bonjour aux autres.
Me voilà seul debout à hurler « hello everybody ! » au reste du public … qui me répond.
On nous annonce le programme.
Il y aura trois parties, dont une qui s’appelle le Phénix,
et me fait penser à Babeth Angelvin (dont je vous parlais l’autre jour),
une de nos collègues l’a décrite telle un phénix.
Des percussions, cela lui aurait sûrement plu.
Le concert commence.
La claque.
Une voix, une flute, que des tambours pour autre instrument.
Rythmiquement époustouflant,
d’une puissance inouïe,
on en prend plein les oreilles.
Et en plus, ce sont des gamins !
Une grosse demi-heure après, le public est unanime et en redemande.
L’occasion pour moi de vous dire qu’ici, on ne dit pas « bis »,
(le latin, c’est une langue encore plus étrangère que morte …)
on crie « encore » ... en français dans le texte !
Un des musiciens (sacrée bête de scène) revient sur le plateau,
nous fait hurler, taper en rythme, danser,
puis rappelle ses collègues pour un second final tout aussi impressionnant que le précédent.
Cette fois-ci, c’est fini.
Nous quittons la salle par l’avant en longeant la scène.
On croise la jeune fille hurlante.
Elle a l'air bien plus détendue.
(j’en profite donc pour prendre la photo).
Juste à la sortie,
les jeunes sont là.
Ils vendent le CD de leurs ainés.
J’en achète un (forcément …) et profite pour prendre une photo de l’équipe.
Puisqu’elle a l’air de bonne composition, Wan Chu demande à la jeune si elle peut nous prendre tous en photo.
« of course ! »
On s’organise.
Ça déborde un peu.
Ça rigole
Je m’entends dire : « Come on … You ! Go there! »
Le jeune (celui-là même qui nous faisait hurler tout à l’heure) s’exécute.
Wan Chu éclate de rire.
« Regarde comme il t’obéit »
Je suis un peu gêné.
C’est vrai que je ne pensais pas qu’il le ferait.
J’étais plus partie pour une série de plaisanteries.
La jeune fille fait une ou deux photos avec le smartphone de Wan Chu.
« hi, er, san ! … one, two, three ! »
Bon, la photo n'est pas super réussie.
Mais comment faire le point lumière correctement avec des couleurs qui vont de la chemise blanche de Wan Chu
à ma couleur de peau, qui dépasse largement sa couleur d'été habituelle.
Je les remercie de tout coeur et nous reprenons la visite de ce 十鼓, qui nous réserve ma foi bien des surprises.
Une chose est sûre,
après l’image de moi, les deux fers en l’air en train de taper sur un tambour,
ce concert aura été le meilleur moment de cette journée qui déjà était bien agréable.









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