05/08/2017- 3 - 十鼓 - d'en haut et de nuit
dix tambours,
lieu ô combien atypique partout où l'on regarde
magnifique souvenir
entourés par des amis extraordinaires
Samedi 5 août,
16h30.
On reprend notre balade entre les silos.
Wan Chu m’explique qu’à Taipei, il y a des orchestres similaires,
et ils proposent aussi à des étudiants d’en faire partie.
Elle aurait aimé essayer,
mais ils demandaient aux participants, de s’installer dans un lieu comme celui-ci, et d’avoir une vie quasi monacale.
Pour la jeune taipéiote, adepte de vie urbaine frénétique et pour laquelle le shopping était fondamental,
c’était tout simplement inenvisageable ...
Passage par la librairie d’occasion
où sont entreposées quelques machines-outil.
La verdure (sauvage ou organisée) est dans tous les recoins
Un immense hangar, par lequel la canne à sucre passait pour qu’on en extraie le jus.
Un endroit propice pour une expo photo ?
Et pourquoi pas ?
Je profite de l’occasion pour capter quelques rares clichés de Wan Chu.
Comme a presque dit, un certain chanteur français,
qu’est-ce qu’il était beau mon guide, Nataly
D’ailleurs le même chanteur a dit qu’à Paris , il lui servirait de guide.
On a juste fait les choses dans un autre ordre.
On va un peu en hauteur.
Plusieurs options possibles pour atteindre les toits des silos.
Nous choisissons l’option la plus verte.
une esplanade dans les arbres.
Quand je vous dis qu’elle n’aime pas les photos.
Entre deux cuves, derrière un tube,
des traces de la vie ici, telle qu’elle avait pu l’être il y a quelques temps.
(oui, c’est à l’air libre … non, personne n'y touche … non, ça ne disparait pas)
En route pour le sommet d’un silo,
d’où l’on peut s’étonner de la présence de ce gros insecte
ou de cet immense nid.
Il y a cette jolie terrasse sur le sommet du silo
(celui du fond sur la photo)
il faudra qu’on essaye.
D’ailleurs, on se demande aussi ce qu’il y a dans le second ?
Mais nous ne sommes pas encore tout en haut.
Il nous reste à gravir un dernier escalier qui mène à cette petite passerelle blanche.
Quand je vous dis qu’ici, l’art peut être partout,
même sur les cheminées …
De tout là-haut, où l’on a une vue vers l’ouest et la mer de Chine,
un train traverse la forêt.
Il s’immobilise.
« ah … voilà la gare
- comment tu le sais ? » me demande Wan Chu.
Jim lui dit :
« - euh … y a un train … il s’arrête … il y a un bâtiment …
- miss Su .. quand même ! »
On éclate de rire.
je reconnais aussi l’autre musée dont je vous parlais il y a maintenant deux articles.
Un vrai faux château européen.
En redescendant à travers les machines, on peut s'asseoir pour écouter de la musique.
Rien de folklorique ou d'illustratif.
Wan Chu remarque une plaque discrète déposée sur un tube :
ce qu'on entend, c’est la composition d’un musicien qui est en résidence ici.
Jim est crevé, moi aussi.
La carcasse en apparence si fragile qui nous accompagne est, elle, en pleine forme.
On se pose quand même un peu.
Le temps de décider d’où l’on va dîner.
(enfin bon, moi, je n’ai rien décidé du tout, j’ai continué à boire mon mélange Jade du bar à thé,
en essuyant la sueur dans mon cou et sur mon front …
70% de probabilité ? …)
Le temps d'une dernière photo pour Jim
et nous descendons au rez-de-chaussée, où se trouve un restaurant.
Alors pour une raison qui nous a échappé, le thème du moment était Halloween.
Et je ne me souviens plus de ce que j’ai mangé,
ni de ce que j’ai bu,
mais je sais que c’était le dernier parfum à la mode à Taipei,
et que c’était sans alcool
car la bière était hors menu (parfois ces gens n’ont pas le sens ...).
Le temps que l’on dîne , et la nuit était tombée,
révélant une mise en lumière est remarquable.
Laissant des endroits très ouverts,
en rendant d’autres plus mystérieux
Les arbres parmi lesquels nous étions passés plus tôt sont méconnaissables.
Ce hangar qui avait l’air en travaux était en fait en préparation pour cette exposition.
Il y a cette terrasse sur le sommet du silo dont je vous parlais tout à l’heure.
Comment y accéder ?
En passant par l’intérieur ...
où se trouve un autre restaurant,
que s’étale en hauteur comme une sorte de vaisseau spatial.
Pour aller sur le toit, nous prenons l’escalier qui rampe sur la paroi de la cuve du silo.
Et nous nous retrouvons en face de là où nous étions quelques heures plus tôt.
Vous pouvez vous repérer avec la sculpture nid sur le silo du fond,
et le bâtiment d’où les jeunes, qui est surplombé de la passerelle d’où nous avons vu le train.
Avant de revenir à notre point de départ,
il nous fallait encore découvrir le silo intermédiaire.
À l’intérieur, des activités ludiques,
dont ce casque de réalité virtuelle,
qui permettait de jouer de la musique avec des instruments imaginaires.
Ce que voyait le joueur étant projeté sur les parois du bâtiment.
Impossible de quitter un lieu pareil sans passer par la boutique de souvenir.
Pour ça, il faut repasser par le pied de l’immeuble d’où les gens se jettent.
et l’expo photo
Je n’ai rien acheté (même pas un nième carnet !).
À part peut-être des tee-shirts souvenirs, (mais les tailles étaient … disons … asiatiques …)
il n’y avait vraiment rien d’original ...
Wan Chu a trouvé son bonheur,
elle prend plein de petites choses dont des porte-clés et de l’encens.
Avant de partir, nous allons à nouveau au temple.
Jim et Wan Chu veulent prier.
Je prends furtivement une photo du brule encens,
et je les attends un peu plus loin.
Nous repartons vers la voiture.
Wan Chu me donne un porte-clé qu’elle a acheté à la boutique.
Il a le symbole du lieu : un petit tambour.
« c’est pour toi ...
ils ont dit qu’il fallait faire une prière au grand tambour
et donner le petit à la personne pour laquelle on a prié …
J’ai demandé au grand tambour des bonnes choses pour monsieur Claude Aymon »
Certains d’entre vous trouveront peut-être ça ridicule
(je me souviens de certaines réflexions des françaises à ce sujet l’an dernier).
Je ne suis pas moi-même un croyant d’une grande ferveur.
Mais l’attention me touche vraiment.
Surtout dans ce pays, où le religieux est partout.
J’ai été convié à tout un tas de cérémonies dans mes séjours précédents.
La première fois que ça m’était arrivé, Su Ling m’avait dit :
« tu pries pour notre Dieu, ou le tien, ou n’importe quel autre … mais tu restes avec nous »
J’ai aussi tenu des bâtons d’encens l’an dernier au théâtre,
où il y a une cérémonie tous les matins des jours de représentation.
Et encore lorsqu’on a posé la première pierre du nouveau bâtiment de Tsoying
dans lequel se trouvait les nouveaux appartements des professeurs invités.
(Su Ling m’avait dit « this your new home »).
Voilà,
les deux jeunes filles qui nous ont accueillis tout à l'heure sont toujours dans leur guérite.
Nous quittons 十鼓
fatigués par la chaleur et l'exploration des lieux,
mais heureux de beaux souvenirs.
Retour à Kaohsiung.
Quand ils me laissent à Zhongshan, je plaisante une dernière fois :
« bon, j’y vais vite parce qu’avec toute cette pluie ...
(rires)
merci pour tout, ça a vraiment été une magnifique journée
- c’est notre plaisir » me répond Wan Chu.
« on a encore plein de bons moments à partager » rajoute Jim.
De retour à l’appart, j’ouvre une bière et je télécharge les photos du jour.
Wan Chu m’enverra les siennes demain.
Il est joli mon petit tambour.
et j’ai de merveilleux amis.
lieu ô combien atypique partout où l'on regarde
magnifique souvenir
entourés par des amis extraordinaires
(comme pour l'article précédent,
il est préférable d'avoir parcouru le premier article sur la visite,
puis le suivant,
avant de continuer l'aventure …)
16h30.
On reprend notre balade entre les silos.
Wan Chu m’explique qu’à Taipei, il y a des orchestres similaires,
et ils proposent aussi à des étudiants d’en faire partie.
Elle aurait aimé essayer,
mais ils demandaient aux participants, de s’installer dans un lieu comme celui-ci, et d’avoir une vie quasi monacale.
Pour la jeune taipéiote, adepte de vie urbaine frénétique et pour laquelle le shopping était fondamental,
c’était tout simplement inenvisageable ...
Passage par la librairie d’occasion
où sont entreposées quelques machines-outil.
La verdure (sauvage ou organisée) est dans tous les recoins
Un immense hangar, par lequel la canne à sucre passait pour qu’on en extraie le jus.
Un endroit propice pour une expo photo ?
Et pourquoi pas ?
Je profite de l’occasion pour capter quelques rares clichés de Wan Chu.
Comme a presque dit, un certain chanteur français,
qu’est-ce qu’il était beau mon guide, Nataly
D’ailleurs le même chanteur a dit qu’à Paris , il lui servirait de guide.
On a juste fait les choses dans un autre ordre.
On va un peu en hauteur.
Plusieurs options possibles pour atteindre les toits des silos.
Nous choisissons l’option la plus verte.
une esplanade dans les arbres.
Quand je vous dis qu’elle n’aime pas les photos.
Entre deux cuves, derrière un tube,
des traces de la vie ici, telle qu’elle avait pu l’être il y a quelques temps.
(oui, c’est à l’air libre … non, personne n'y touche … non, ça ne disparait pas)
En route pour le sommet d’un silo,
d’où l’on peut s’étonner de la présence de ce gros insecte
ou de cet immense nid.
Il y a cette jolie terrasse sur le sommet du silo
(celui du fond sur la photo)
il faudra qu’on essaye.
D’ailleurs, on se demande aussi ce qu’il y a dans le second ?
Mais nous ne sommes pas encore tout en haut.
Il nous reste à gravir un dernier escalier qui mène à cette petite passerelle blanche.
Quand je vous dis qu’ici, l’art peut être partout,
même sur les cheminées …
De tout là-haut, où l’on a une vue vers l’ouest et la mer de Chine,
un train traverse la forêt.
Il s’immobilise.
« ah … voilà la gare
- comment tu le sais ? » me demande Wan Chu.
Jim lui dit :
« - euh … y a un train … il s’arrête … il y a un bâtiment …
- miss Su .. quand même ! »
On éclate de rire.
je reconnais aussi l’autre musée dont je vous parlais il y a maintenant deux articles.
Un vrai faux château européen.
En redescendant à travers les machines, on peut s'asseoir pour écouter de la musique.
Rien de folklorique ou d'illustratif.
Wan Chu remarque une plaque discrète déposée sur un tube :
ce qu'on entend, c’est la composition d’un musicien qui est en résidence ici.
Jim est crevé, moi aussi.
La carcasse en apparence si fragile qui nous accompagne est, elle, en pleine forme.
On se pose quand même un peu.
Le temps de décider d’où l’on va dîner.
(enfin bon, moi, je n’ai rien décidé du tout, j’ai continué à boire mon mélange Jade du bar à thé,
en essuyant la sueur dans mon cou et sur mon front …
70% de probabilité ? …)
Le temps d'une dernière photo pour Jim
et nous descendons au rez-de-chaussée, où se trouve un restaurant.
Alors pour une raison qui nous a échappé, le thème du moment était Halloween.
Et je ne me souviens plus de ce que j’ai mangé,
ni de ce que j’ai bu,
mais je sais que c’était le dernier parfum à la mode à Taipei,
et que c’était sans alcool
car la bière était hors menu (parfois ces gens n’ont pas le sens ...).
Le temps que l’on dîne , et la nuit était tombée,
révélant une mise en lumière est remarquable.
Laissant des endroits très ouverts,
en rendant d’autres plus mystérieux
Les arbres parmi lesquels nous étions passés plus tôt sont méconnaissables.
Ce hangar qui avait l’air en travaux était en fait en préparation pour cette exposition.
Il y a cette terrasse sur le sommet du silo dont je vous parlais tout à l’heure.
Comment y accéder ?
En passant par l’intérieur ...
où se trouve un autre restaurant,
que s’étale en hauteur comme une sorte de vaisseau spatial.
Pour aller sur le toit, nous prenons l’escalier qui rampe sur la paroi de la cuve du silo.
Et nous nous retrouvons en face de là où nous étions quelques heures plus tôt.
Vous pouvez vous repérer avec la sculpture nid sur le silo du fond,
et le bâtiment d’où les jeunes, qui est surplombé de la passerelle d’où nous avons vu le train.
Avant de revenir à notre point de départ,
il nous fallait encore découvrir le silo intermédiaire.
À l’intérieur, des activités ludiques,
dont ce casque de réalité virtuelle,
qui permettait de jouer de la musique avec des instruments imaginaires.
Ce que voyait le joueur étant projeté sur les parois du bâtiment.
Impossible de quitter un lieu pareil sans passer par la boutique de souvenir.
Pour ça, il faut repasser par le pied de l’immeuble d’où les gens se jettent.
et l’expo photo
Je n’ai rien acheté (même pas un nième carnet !).
À part peut-être des tee-shirts souvenirs, (mais les tailles étaient … disons … asiatiques …)
il n’y avait vraiment rien d’original ...
Wan Chu a trouvé son bonheur,
elle prend plein de petites choses dont des porte-clés et de l’encens.
Avant de partir, nous allons à nouveau au temple.
Jim et Wan Chu veulent prier.
Je prends furtivement une photo du brule encens,
et je les attends un peu plus loin.
Nous repartons vers la voiture.
Wan Chu me donne un porte-clé qu’elle a acheté à la boutique.
Il a le symbole du lieu : un petit tambour.
« c’est pour toi ...
ils ont dit qu’il fallait faire une prière au grand tambour
et donner le petit à la personne pour laquelle on a prié …
J’ai demandé au grand tambour des bonnes choses pour monsieur Claude Aymon »
Certains d’entre vous trouveront peut-être ça ridicule
(je me souviens de certaines réflexions des françaises à ce sujet l’an dernier).
Je ne suis pas moi-même un croyant d’une grande ferveur.
Mais l’attention me touche vraiment.
Surtout dans ce pays, où le religieux est partout.
J’ai été convié à tout un tas de cérémonies dans mes séjours précédents.
La première fois que ça m’était arrivé, Su Ling m’avait dit :
« tu pries pour notre Dieu, ou le tien, ou n’importe quel autre … mais tu restes avec nous »
J’ai aussi tenu des bâtons d’encens l’an dernier au théâtre,
où il y a une cérémonie tous les matins des jours de représentation.
Et encore lorsqu’on a posé la première pierre du nouveau bâtiment de Tsoying
dans lequel se trouvait les nouveaux appartements des professeurs invités.
(Su Ling m’avait dit « this your new home »).
Voilà,
les deux jeunes filles qui nous ont accueillis tout à l'heure sont toujours dans leur guérite.
Nous quittons 十鼓
fatigués par la chaleur et l'exploration des lieux,
mais heureux de beaux souvenirs.
Retour à Kaohsiung.
Quand ils me laissent à Zhongshan, je plaisante une dernière fois :
« bon, j’y vais vite parce qu’avec toute cette pluie ...
(rires)
merci pour tout, ça a vraiment été une magnifique journée
- c’est notre plaisir » me répond Wan Chu.
« on a encore plein de bons moments à partager » rajoute Jim.
De retour à l’appart, j’ouvre une bière et je télécharge les photos du jour.
Wan Chu m’enverra les siennes demain.
Il est joli mon petit tambour.
et j’ai de merveilleux amis.















































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