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09-11/02/18 - Mettre son corps en standby

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l'alerte ostéopathique, lever le pied et ménager la machine, prendre l'air, penser aux autres Vendredi 9 février 8h30. Me voilà à la fin d’une semaine sans allers retours à Aix. Me voilà aussi à une semaine de mon grand départ. Ce matin, je reste encore quelques heures devant l’écran avec mes vidéos et mes montages. Je dois vérifier si ce que j’ai transmis à Anaïs correspond à ce que j’ai dansé la semaine précédente. J’ai quand même quelques surprises : deux ou trois choses que j’ai mal interprétées dans le rythme ou dans le mouvement, à moins que ça soit Anaïs qui l’ai transformé et que j’aie laissé faire. Je superpose les images pour voir si la partition de Cheng Wei dansée par moi et celle des filles filmée sur Anaïs fonctionne, et ça ... ça marche. Vivement que je puisse voir toutes ces choses sur eux. Mon pauvre ostéopathe s’est, comme souvent, désespéré de mon cas : «  mais qu’est-ce que vous faite...

07-08/02/18 - Aller bouger dans un autre studio

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Changer de crèmerie le temps d'une après-midi, avancer virtuellement en imaginant les autres, fixer des danses improvisées, commencer à penser au voyage ... Mercredi 7 février Journée sans studio. Le Pavillon Noir est occupé, et les écoles où je pourrais squatter des espaces sont pleines d’enfants et d’adolescents qui peut-être dans quelques années seront à nos places en train de se poser tout un tas de questions sur leurs corps vieillissants et les affres de la création. Ce matin, je suis au ralenti. Je devrais écrire mais je n’y arrive pas. Je me traîne lamentablement dans l’appartement de la cuisine au sofa, du sofa au bureau, seule activité envisageable : regarder des images (et éventuellement faire des montages). J’ai eu de jolies surprises en visionnant les petits films d’impro d’hier . (que je vous ai montrés dans l’article précédent) Retrouver comment j’ai fait sortir toutes ces choses de mon c...

06/02/18 - Pavillon Noir - Jour 10 - un mardi seul

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Seule journée de la semaine à travailler au Pavillon, continuer à créer seul, pour soi, pour les autres, ici, maintenant Mardi 6 février, 10h30. Je suis garé avenue de Carthage après avoir convenablement attendu que quelqu’un libère une place. Il fait gris et frais. En fait, je sens le frais parce que sept semaines après avoir pris la décision de le faire, je me suis rasé. Comme j’ai l’habitude de dire, je ressemble au petit frère que je n’ai pas. Je déplore le temps gris avec Estelle et lui demande dans quel studio je suis. (en fait, je le sais déjà et au pire, je pourrais directement vérifier sur les plannings affichés mais j’ai la flemme) « vous êtes au studio Bagouet » Je monte au premier. Une réunion d’équipe se déroule dans le foyer. Je passe discrètement en saluant à la cantonade. Sourires, mains qui répondent discrètement. 11h. J’ai installé la musique et me suis transformé en danseur opérationn...

30/01 - 05/02/18 - une semaine sans voir le Pavillon

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Hommage aux Sabines et charmant détour chez les Belges, une autre répétition avec Anaïs, et un semblant de repos. Mardi 30 janvier Semaine particulière. Le rythme de croisière, bien que parfois douloureux, d’artiste en création pris ces derniers temps s’arrête momentanément. Il n’y a plus de studios disponibles au Pavillon Noir. (le trimestre dernier j’avais vaguement envisagé de faire une tentative à KLAP pour pouvoir continuer sur la lancée, mais tout allait trop bien pour prendre le risque d’une énième porte claquée en plein visage) Je vais donc ralentir la cadence, me reposer un peu et m’occuper de mes chers élèves (d’autant qu’à travers eux, plus ou moins consciemment, je vais probablement continuer de faire mûrir la création). Ils ont besoin d’une nouvelle musique. Celle de «  la traversée  » qui leur plait beaucoup, a fait son temps. Et puis, égoïstement, je l’ai trop écoutée. Il faudrait vo...

29/01/18 - Pavillon Noir - Jour 9 - la traversée

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Une nouvelle danse d'ensemble dans la boîte, la révision de tant de journées passées ensemble, du travail, beaucoup, encore un horizon qui s'apaise Samedi 27 janvier, Comme je l’avais espéré, le week-end a été calme. J’ai vécu le cours de samedi comme une descente à vélo en roue libre avec un genou qui est finalement devenu douloureux. J’ai fait un montage vidéo du prologue pour me rendre compte de l’histoire dans sa continuité, pris un peu l’air le dimanche en ne pensant « presque » plus aux chroniques et mis en forme un article. Le retard s’accumule, je n’ai rien publié de la semaine. Au rayon bonnes nouvelles, il semblerait qu’une possibilité de montrer un extrait des chroniques se profile du côté de Sète dans une version « lecture » Ce qui m’intéresse bien parce que cela nous ouvrirait de belles perspectives dans d’autres lieux que les salles de spectacle de danse. En regardant des photos de l’...

26/01/18 - Pavillon Noir - Jour 8 (2) - finir le prologue

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Avancer avec Anais, réviser tout, finir le prologue, et retourner se coucher. (il y a de grandes chances que vous ne suiviez pas toutes mes élucubrations,  si vous n'avez pas lu l'article précédent  qui est juste ici ) Vendredi 26 janvier, Midi. Anaïs me rejoint dans le studio Bagouet. Elle m’aperçoit dans le miroir, calé entre mes blocs de mousse et mon banc, et sourit : « ça va ? - ça va ... - le genou ? - état stationnaire ... j’ai mis de la glace hier » Silence « en fait, je suis vraiment fatigué ... » Son regard s’assombrit. (je crois que je ne lui ai vu ce regard que deux fois dans ma vie) « … mais ça va ! ... je ne vais quand même pas me laisser envahir par un genou bancal et une hanche endolorie !? » Elle rit. Je finis d’écrire pendant qu’elle se change et qu’elle se chauffe. On attaque par le prologue. Tout est un peu flou. Moins pour elle que pour moi. À son grand désespoir, on...